‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 62 sur 152 · Lettres familières, tome II, page 35o · texte numérisé non relu

Lettres familières, tome II, page 35o

apostolique et régissait les États de l'Église pendant les vacances du Saint-Siège.

Page 210, lignes 3 et 4. — Le cardinal Albani faisait sans doute allusion aux difficultés qui s'élevèrent entre le pape Clément XI et l'empereur Joseph Ier, et qui aboutirent à la rupture de 1708.

Page 211, ligne 19. — Vespasien, né près de Reate, le 17 novembre 9, fut proclamé empereur, à Alexandrie, le Ier juillet 69, et mourut, le 23 juin 79, aussi près de Reate.

Page 211, lignes 22 à 25. — Martial n'est pas l'auteur du distique qui suit. Si Montesquieu a fait cette attribution inexacte, c'est en se souvenant peut-être d'un vers bien connu du poète \De Spectaculis, II, 4) :

Unaque jam tota stabat in Urbe domus.

Quant au distique, le Président l'a sans doute cité de mémoire : car le texte qu'il donne n'est pas exact. Voici celui qu'on trouve dans Suétone (Néron, xxxix) :

Roma domus fiet. Veios migrate, Quirites, Si non et Veios occupât ista domus.

Ces vers sont insérés dans toutes les anthologies latines, et, par exemple, dans celle de Burmann, livre II, épigramme 81.

Page 211, ligne 29. — Le manuscrit donne Franchi ni; mais nous croyons qu'il faudrait Bianchini, nom du célèbre astronome et archéologue dont Montesquieu mentionne plus loin la mort et les travaux.

Page 212, ligne 27. — Le manuscrit donne ici et plus loin Ptoloméi; mais, en 1724, il n'y avait pas de cardinal s'appelant ainsi. Il y en avait bien un du nom de Toloméi, qui était Jésuite. Montesquieu aurait-il écrit P. Toloméi, pour père Toloméi, et son copiste en aurait-il fait Ptoloméi, en un mot? — Jean-Baptiste Toloméi, né à Florence, le 3 décembre i653, fut promu cardinal le 3o janvier i;i3 et mourut le 18 janvier 1726. — Notons que le président de Brosses attribue au cardinal Olivieri le rôle que Montesquieu prête ici à Ptoloméi 1.

Page 212, ligne 28. — Nicolas Coscia, né près de Bénévent, le 2 5 janvier 1G82, sut capter la faveur de Pierre-François Orsmi, quand ce dernier n'était pas encore pape. Après l'exaltation de Benoît XIII, il gouverna sous son nom, le remplaça comme ar-

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