Lettres familières, tom.' II, page
chevêque de Bénévent, et fut même promu cardinal le 1 1 juin 1725. Mais Clément XII lui rit rendre compte de ses actes. Emprisonne, il dut résigner son archevêché et payer d'énormes amendes. Gracié par Benoît XIV, il se retira à Naples, où il mourut en 1755.
Page 21 3, ligne 2. — JulesPiazza.de Forli,fut nonce à Vienne, avant d'être promu cardinal le 18 mai 1712. Il devint ensuite légat de Ferrare et évoque de Faënza. En 1726, il mourut.
Page 21 3, ligne i5. — Fabrice Paolucci, de Forli, fut nonce en Pologne et évêque de Ferrare avant d'être promu cardinal, en 1697. Il devint ensuite grand-pénitencier et évêque d'Albano. Quand il mourut, en juin 1726, il était doyen du Sacré-Collège. Page 21 3, lignes 24 à 26. — Benoit XIII convoqua à Rome, le 24 décembre 1724, un concile qui s'ouvrit le i5 avril 1725. 11 y vint 1 15 évoques et abbés soumis immédiatement à l'Église de Rome. On y régla, en particulier et très minutieusement, ce qui regardait l'instruction religieuse.
Page 2 1 3, ligne 28. — Par ses rats, il faut entendre ses caprices ou ses fantaisies : car, au XVIIIe siècle, on employait couramment le mot de rats dans ce sens.
Page 214, lignes i5 et if>. — La prophétie de Montesquieu s'accomplit dans une certaine mesure à la mort de Benoît XIII. Son successeur Clément XII, après avoir essayé vainement de s'entendre avec le roi de Sardaigne au sujet des concordats de 1727 et 1728, déclara ces actes nuls et non avenus le 6 août 173 1. L'affaire ne s'arrangea que sous le pontificat de Benoît XIV, ainsi que nous avons eu déjà l'occasion de le dire.
Page 214, ligne 21. — Les Congrégations sont des commissions ou conseils institués à la cour de Rome pour étudier ou expédier certaines catégories d'affaires, ecclésiastiques ou administratives. Elles furent réorganisées sous le règne de Sixte-Quint, au moyen de suppressions et de créations nouvelles. Quelquesunes ne comprennent essentiellement que des cardinaux; mais d'autres comptent, en outre, dans leur sein, des prélats, des théologiens, etc.
Page 214, lignes 24 et 25. — Antoine Pignatelli, né à Naples, le i5 mars 161 5, fut nommé successivement évêque de Lecce et de Faënza; puis, archevêque de Naples. Promu cardinal en 1681, il devint pape le 12 juillet 1691 et prit le nom d'Innocent XII. Il mourut le 27 septembre 1700.
Page 214, ligne 27. — Urbain Sacchetti, Florentin, auditeur général de la Chambre apostolique, fut promu cardinal en itiSi et mourut en 1705.
Page 214, ligne 3o. — Maffeo Barberini, Florentin, promu cardinal en septembre i6o5 (ou 1606), fut élu pape le 6 août 1623 et prit le nom d'Urbain VIII. 11 mourut le 29 juillet 1644.
Page 21 5, ligne i5. — h' Il d'il croit désigne sans doute le marquis Sacchetti.
Page 216, ligne 4. — Dans les Voyages de Montaigne (publiés après la mort de Montesquieu), on trouve l'expression du même sentiment :
«Je disois des commodités de Rome, entr'autres, que c'est la plus commune ville du monde, et où Pétrangeté et différance de nation se considère le moins : car, de sa nature, c'est une ville rappiécée d'étrangiers; chacun y est comme chez soi'.»
Page 216, ligne 24. — François- Antoine Fini, né dans le royaume de Naples, fut évêque d'Avellino avant d'être promu cardinal le 9 décembre 1726. Il mourut en 1743.
Page 21G, ligne 28. — Jacques Stanhope, dont nous avons déjà dit un mot, naquit à Paris, en 1673, et mourut à Londres, le 5 février 172 1. Il suivit, d'abord, la carrière des armes, et, devenu général, remplit des fonctions, militaires et diplomatiques à la fois, pendant la guerre de la Succession d'Espagne. Vers le mois d'octobre 1708, il entra en pourparlers, indirects et très suspects, avec Philippe, duc d'Orléans, commandant des troupes françaises. Les Anglais prétendent que les premières ouvertures ne vinrent pas de lui; mais ils avouent qu'il fit espérer au prince la création, à son profit, d'un état indépendant en Navarre et en Languedoc -. Pendant cette même guerre, le général Stanhope fut fait prisonnier à Brihuega, le 9 décembre 1 7 1 o. Après l'avènement de Georges IGr, il devint ministre et un des chefs du parti whig. Le roi le créa successivement vicomte, puis comte de Stanhope, vicomte d'Evaston et lord Mahon.
Page 217, lignes 1 à 3. — Au folio 394, v°, de son Spicilegiitm, Montesquieu parle encore de l'affaire du duc d'Orléans :
«J'ai ouï parler du complot que le duc d'Orléans fit en Espagne avec Stanhope. Ils étoient fous tous deux. Stanhope devoit faire déclarer l'armée angloise et supposer des ordres de la Reine, pendant que M. d'Orléans s'appuieroit des ordres de France. ;>
Page 2 1 7, ligne 4. — Guillaume Dubois, né le 6 septembre i656 et mort le 10 août 1723, fut précepteur de Philippe d'Orléans.