‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 65 sur 152 · Journal du Voyage, page · texte numérisé non relu

Journal du Voyage, page

NOTES ÔD[)

Page 222, ligne 12. — Antoine Houdar de La Motte, né le 17 janvier 1672 et mort le 26 décembre ij"ii, écrivit des pièces lyriques, des comédies et des tragédies. Son Romulus fut représenté, pour la première fois, à Paris, le 8 janvier 1722. La Motte est surtout connu pour la part qu'il prit à la querelle des Anciens et des Modernes, contre les Anciens.

Page 222, ligne i3. — Le Collège Clémentin, où l'on élevait en partie la jeune noblesse de Rome, était dirigé par la Congrégation des Somasques, fondée, en i53i, par le Vénitien Jérôme Émiliani. Dans ses Pensées manuscrites (tome III, folio 352, v°), Montesquieu parle aussi d'une représentation à laquelle il assista au Collège Clémentin; mais, cette fois, il ne nomme point la pièce qu'il vit jouer :

« Nous entendîmes au Collège Clémentin, à Rome, une tragédie détestable, sans aucun mélange de mauvais ni de médiocre. Il n'en faut pas davantage pour perdre le goût des enfants. »

Page 222, ligne 20. — Le manuscrit donne Stock, au lieu de Stosch. — Le baron Philippe de Stosch, né à Custrin, dans le Brandebourg, en 1691, et mort à Florence, le 6 novembre 1757, vécut, de 1720 à 1731 , à Rome. Il y avait la mission de surveiller le Prétendant dans l'intérêt du roi de la Grande-Bretagne. Mais ses connaissances en art et en archéologie lui avaient fait une situation tout exceptionnelle dans la société romaine.

Page 222, ligne 21. — Georges II, roi d'Angleterre et électeur de Hanovre, naquit le 3o octobre i683, succéda à son père Georges Ier, le 11 juin 1727, et mourut le 25 octobre 1760.

Page 224, ligne 18. — La constitution d'Innocent XII, dont Montesquieu parle ici, est datée du 23 octobre 1692 et se trouve à la page 277 du tome IX du Bullciriiim Romanum (Rome, Jér. Mainardi, 1734).

Page22 4, lignes 28 et 29. — L'observation finale de ce paragraphe doit avoir été ajoutée après coup au manuscrit du Voyage en Italie. Elle semble renvoyer, en effet, aux réflexions que Montesquieu a insérées dans le chapitre xix du livre V de l'Esprit des Lois, sur la vénalité des charges. Rien d'analogue ne se trouve dans les Lettres Persanes, ni même dans les Considérations sur... la Grandeur des Romains.

Page 225, lignes 1 à 16. — Montesquieu fait sans doute allusion à des faits qui ont dû se produire alors que Jean III, roi de Pologne, passait l'hiver de 1674 à 1675, en Podolie, où il s'était établi à Bratzlaw, dans des cantonnements affreux.

Page 225, lignes 17 et suivantes. — Il est cuiieux de rapprocher

3bo NOTES

ce paragraphe du Voyage en Italie des réflexions, toutes contraires, qu'on lit sur les élections, dans le chapitre n du livre II de l'Esprit des Lois : «Le Peuple est admirable pour choisir...»

Page 2 25, lignes 20 à 23. — Voyez ce que Montesquieu dit sur Terentius Varron dans le chapitre IV des Considérations sur... la Grandeur des Romains.

Page 226, ligne 1. — La Galerie Farnèse dépend du Palais Farnèse, où sont, da nos jours, installées l'Ambassade de France près le roi d'Italie et l'École archéologique de France à Rome.

Page 226, lignes 4 et 5. — Montesquieu parle des Carrache, au pluriel, parce qu'Annibal Carrache, qui fut chargé du travail, se fit aider par son frère Augustin, né à Bologne, en 1 5 58, et mort en 1601.

Page 226, ligne 7. — François Albani, dit l'Albane, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en i5~8, et mourut en 1660.

Page 226, lignes 28 et 29. — Montesquieu revient sur la question des pêches hollandaises, dans ses Pensées manuscrites (tome 1er, page 842) :

« C'est un terrible article contre l'Italie et l'Espagne que celui des pêches hollandoises, françoises, angloises. Ces nations seroient intéressées à changer leur manière d'abstinence. »

Page 227, ligne 8. — Dans le manuscrit, le mot elle a été substitué au mot qui.

Page 227, ligne i3. — Dans le manuscrit, le mot singulier est biffé à la suite des mots le talent.

Page 280, ligne 24. — Le manuscrit donne ici et ailleurs Marat, au lieu de Maratta. — Charles Maratta ou Maratti, peintre de l'école romaine, naquit à Camerano, le i3 mai 1625, et mourut à Rome, le i5 décembre 171 3.

Page 234, ligne 12. — Lucius Cornélius Svlla, né en 1 36 et mort en 78 avant Jésus- Christ, exerça pendant quelque temps, à Rome, une dictature sanglante, mais abdiqua deux ans avant sa mort; ce qui a fourni à Montesquieu le sujet du Dialogue de Sylla et d'Eucrate, imprimé pour la première fois dans le Mercure de France de février 1745.

Page 234, ligne 16. — Camille Rusconi, Milanais, fut élève d'Hercule Ferrata et dut mourir en novembre ou décembre « / 7 28 » (et non 172g), puisque Montesquieu connut sa mort à Rome, qu'il quitta définitivement en juillet 1729.

Page 23q, ligne 20. — Pierre Le Gros, sculpteur, élève de Pierre Le Gros, son père, et de Lepautre, naquit à Paris, en i656, et mourut à Rome, le 3 mai 1719-

Page 234, ligne 24.— François Borromini, architecte, naquit à Bissone, en 1599, e* mourut à Rome, en 1667.

Page 235, ligne 29. — La phrase qui suit les mots surtout celui-ci a été légèrement biffée après coup et marquée en marge d'une croix. — Disons que le père Cloche s'était exprimé si librement sur Benoît XIII, avant l'exaltation de ce pape. Le président de Brosses, rapporte, en effet, le propos qu'on lui prêtait en ces termes : « 77 cardinale Orsini è corne il como da caccia, duro, torto et vuoto 1. »

Page 236, lignes 20 et 21. — Montesquieu ne reproduit pas exactement le texte de Florus, qui est ainsi conçu (livre Ier, chapitre xi) : c Tibur, nunc suburbanum, et asstivae Praeneste deliciœ... nuncupatis in Capitolio votis petebantur. »

Page 236, lignes 25 à 29. — En 1729, Rome n'était plus la ville dont Montaigne disait dans ses Voyages : « Les églises sont à Rome moins belles qu'en la pluspart des bones villes d'Italie, et, en général, en Italie et en Allemaigne, encore communéemant moins belles qu'en France 2.»

Page 237, lignes 2 et 3. — Dioclétien, né en 245, à Doclea, en Dalmatie, succéda à l'empereur Numérien, le 17 septembre 284, abdiqua le ier mai 3o5, et mourut à Salone, en 3 1 3 . Les thermes qui portent son nom furent commencés par lui et par Maximien Hercule, son collègue. Mais ils ne furent achevés et inaugurés que par ses successeurs, Constance -Chlore et Galère.

Page 237, ligne 21. — Laurent Corsini, né le 7 avril i652 et mort le 6 février 1740, fut promu cardinal le 17 mai 1706. Après la mort de Benoît XIII, il fut élu pape le 12 juillet 1730 et prit le nom de Clément XII. Montesquieu parle encore de lui, dans la suite de son Voyage; mais il ne prévit point son exaltation.

Page 237, ligne 26. — Par les ducs, il faut entendre les ducs de Ferrare, dont le dernier, Alphonse II d'Esté, mourut en 097 et ne laissa pas d'héritier légitime, ce dont le pape Clément VIII s'autorisa pour s'emparer de son duché.

Page 238, lignes 28 à 29. — Jacques Barozzio, dit Vignolc, architecte et peintre, naquit à Vignola, en 1507, et mourut à Rome, en 1573.

Page 239, ligne 11. — Don Philippe Juvara naquit à Messine, en i685, et mourut à Madrid, en 1735. Victor-Amédée II, lors de son voyage en Sicile, le ramena en Piémont et lui donna

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