Lettres familières, tome II, page
Page 254, ligne i3. — La collection d'œuvres d'art qui se trouvait autrefois dans le Palais Giustiniani a été dispersée.
Page 254, ligne iG. — La Minerve Giustiniani ou Minerve Medica a été trouvée sur l'emplacement du prétendu temple de la Minerva Medica et se voit aujourd'hui dans le Musée du Vatican.
Page 254, ligne 18. — Quel est le Caravage dont Montesquieu parle? Polydore Caldara, né à Caravaggio, dans le Milanais, vers 1495, et mort à Messine, en 1540; ou bien Michel- Ange Amerighi, également né à Caravaggio, mais en i56(), et mort sur le chemin de Porto -Ercole, en 1609?
Page 254, ligne 21. — Constantin Ier, né en 273 (?), succéda à Constance- Chlore, son père, le 2? juillet 3o6, fut seul empereur à partir du 23 septembre 323, et mourut à Nicomédie, le 22 mai 337.
Page 255, lignes 20 à 22. — Au XVIIIe siècle, le Sénateur du Peuple romain était le chef de l'administration municipale de Rome. Ce devait être un étranger qui remplissait cette fonction. II rendait la justice avec des assesseurs, dont les trois premiers, appelés Conservateurs, étaient nommés par le Pape, parmi les gentilshommes de la Ville.
Page 2 55, ligne 23. — M arc- Aurèle, né à Rome, le 26 avril 121, succéda à l'empereur Antonin, en mars 161, et mourut à Vienne C Autriche), le 17 mars 180.
Page 255, lignes 26 et 27. — Michel-Ange ne fit que commencer la construction des Palais des Conservateurs, dont le plan primitif fut modifié en cours d'exécution.
Page 256, ligne 12. — Martin di Lodovico Campanajo, dit Lorenzetto, sculpteur et architecte florentin, naquit en 1404 et mourut en 1 541 .
Page 258, lignes 9 et 10. — Le manuscrit donne : On voit les 7 sales (sic) qui sont g grandes galeries. Le nom de Sette Sale a été donné, en effet, à un réservoir dépendant des Thermes de Titus. Mais ce nom proviendrait (à ce que l'on croit) de celui de Septi Solum qu'on donnait au quartier dans les temps anciens.
Page 258, lignes 11 et 12. — Le groupe du Laocoon fut trouvé, sous le pontificat de Jules II, dans la Vigne de Frédis, entre les Sette Sale et l'Église de Sainte-Marie-Majeure.
Page 258, ligne 18. — Jean da Udine ou d'Udine, peintre de l'école romaine, naquit à Udine, le 27 octobre 1487, et mourut à Rome, en 1564.
Page 260, ligne i5. — Tarquin l'Ancien, étranger d'origine, vint s'établir à Rome, succéda au roi Ancus Martius, en G16 avant Jésus-Christ, et régna jusqu'en 578, d'après la tradition.
Page 260, ligne 22. — L'Arc de Sévère fut construit, en 202, à l'honneur de Septime Sévère, qui, né à Leptis, le 1 1 avril 146, fut proclamé empereur en avril kj3, à la place de Didius Julianus, et mourut à York, le 4 février 211.
Page 2(10, ligne 23. — La Prison Tulliane doit son nom à Servius Tullius (qui fut roi de Rome de 5-8 à 534 avant Jésus- Christ), parce que (dit- on) ce prince l'aurait fait creuser dans le tuf du Mont-Capitolin.
Page 260, lignes 23 et 24. — La Colonne Trajane fut élevée en l'an 112, par ordre du Sénat et du Peuple romain, en l'honneur de Trajan, qui, né à Italica, le 18 septembre 52, devint collègue de l'empereur Nerva, le 27 octobre 97, régna seul à partir du 28 janvier 98, et mourut à Sélinonte, le 11 août 117.
Page 2G0, ligne 29. — La colonne faussement appelée Autonine, fut élevée en l'honneur de Marc-Aurèle, vainqueur des Maroomans. et non de son prédécesseur Antonin-le-Pieux, qui, né a Lanavium le 19 septembre 86, succéda à l'empereur Adrien, le 10 juillet 1 38, et mourut en mars 161. Marc-Aurèle s'appelait Antoninus, comme son prédécesseur ; ce qui explique la confusion dans l'attribution des colonnes.
Page 261, lignes 7 et 8. — Commode, né le 3 1 août 161, succéda à l'empereur Marc-Aurèle, son père, le 17 mars 180, et mourut à Rome, le 3i décembre iq2.
Page 261, ligne i5. — Dans ur.e lettre qu'il a écrite à l'abbé de Guasco, le 9 avril 1754, Montesquieu dit du Dèie Vitri : «Le seul Jésuite que je voyois [à Rome] étoit I2 père Vi:ri. qui venoit souvent dîner chez le cardinal de Polignac; ce toit un homme fort important, qui faisoit des médailles antiques et des articles de foi *. » Dans une des notes qu'il a mises à cette lettre, l'abbé de Guasco nous apprend, en effet, que le père Vitri fut mêlé activement aux affaires de In Constitution et brocantait des médailles.
Page 261, lignes 19 et 20. — Pline, Histoire naturelle, XXXIII, xiii, 3.
Page 261, ligne 23. — M. Emile Lalanne, un des numismates les plus distingués de Bordeaux, a bien voulu nous fournir les renseignements suivants sur le Florentin dont Montesquieu parle ici. Il s'agit sans doute de Michel Dervieu, qui, au commencement du XVIIIe siècle, se livrait à la contrefaçon des médailles antiques, et surtout des médaillons de bronze. Ce faux-monnayeur est mentionné à la page i5 et dans la note 22 du traité de Guillaume