XVIII DESCRIPTION
On conserve dans les archives de La Brède, avec le traité De la Manière gothique, une feuille simple où sont rapprochés des extraits de Diodore de Sicile. En tête, on lit : « Sur la Peinture et la Sculpture. D. » Au bas du recto est notée une expression latine que Montesquieu cite partiellement dans les notes sur Flo» rence : Palladium ex ossibus Pelopis factum.
L'écriture du manuscrit nous porte à croire qu'il a été rédigé peu de temps après, sinon pendant les voyages de Montesquieu.
Les Réflexions sur les Habitants de Rome ont fait partie d'une série de dissertations où elles étaient précédées par les trois premiers Mémoires sur les Mines, Dans le manuscrit qui nous est parvenu, et qui n'est qu'une copie d'aspect analogie à celui des mémoires en question, on lit, en efifet, les mots (actuellement biffés) Quatrième Mémoire. De plus, l'écrivain, au lieu de Réflexions sur les Habitants, avait mis d'abord : sur les Mines de Rome; du moins, il nous semble distinguer Mines sous Habitants, qui est en surcharge.
Quoi qu'il en soit, la même main a transcrit quatre des Mé^ moires sur les Mines et les Réflexions. Le papier de celles-ci a visiblement dû être semblable, bien qu'il soit maintenant rogné dans le haut. De plus, l'écriture et la disposition générale du manuscrit sont identiques.
Les feuilles des Réflexions sont doubles et au nombre de deux : elles forment un petit cahier.
Avec elles, on conserve à La Brède une feuille simple où est transcrit un extrait de Diodore de Sicile, au-dessus duquel on lit : < Pour mon Ouvrage sur l'Air de la Campagne de Rome. >
Bien que le manuscrit dont nous parlons ait trop de rapports avec celui du Mémoire sur les Mines du Hartz pour ne pas dater de la même époque, les Réflexions durent être rédigées presque en même temps que les trois mémoires auxquels elles faisaient suite : car elles furent lues à l'Académie de Bordeaux au mois de décembre 1732 >.
I . Académie... de Bordeaux ^ Table historique et méthodique, page 58.
DBS MANUSCRITS XIX
Les notes auxquelles nous donnons le titre de Souvenirs de la Cour de Stanislas Leckzinski sont écrites de la main même de Montesquieu sur \m cahier de deux feuilles doubles.
Ces feuilles ont trente -trois centimètres de haut, sur vingtdeux de large.
Du côté du pli des feuilles, l'auteur a ménagé des marges qui vont en se rétrécissant et n'ont que trois centimètres en bas, tandis qu'elles en ont cinq en haut.
Les trois premières pages sont couvertes d'écriture. Elles ont une trentaine de lignes, plus ou moins; mais il n'y a que sept lignes au commencement de la page 4, dont les trois quarts sont restés en blanc. Blanches aussi sont les pages qui suivent. Toutefois, à la page 5, on lit écrits dans un coin, de bas en haut, et d'une main étrangère, les mots Mes Voyages.
L'écriture des Souvenirs est très nette, et les corrections y sont rares, insignifiantes.
De petits paraphes séparent les notes les unes des autres.
Montesquieu a sûrement rédigé les Souvenirs de la Cour de Stanislas pendant ou peu après la visite qu'il fit à ce prince au mois de juin 1747.
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VOYAGE