Voir cette ode au commencement, p. i et suivantes
ancienne veine pociique pour lui répondre un mot : le tout pour rire.
De te choquer, Piron, je n'ai pas le dessein; Mais qui touche ù mon nom déchire ma soutane. Je vois, sans te compter, tous les jours plus d'un âne Qui ne s'appelle pas Martin.
Et, pendant que je me trouve d'humeur, vous penncttrez que je lui porte encore une botte. Il en sera quitte pour la parer, s'il peut.
Piron n'y pense pas peul-ctre.
Abusant de Martin pour railler un Beaunois.
. Disciple ingrat! méprises-tu le maître
Qui t'étrilla plus de cent fois?
Vous savez, Monsieur, que je dis vrai ; et, si les coups de fouet que je lui ai imprimés tant de fois sur les fesses ne le sont plus dans sa mémoire, il n'y a pas eu de ma faute. Il n'est pas moins vrai de dire que le Martin a souvent étrillé le baudet. Je sais qu'il étudie en droit. Apparemment qu'il ira se faire inscrire à Besançon ; mais je Tinvite à s'épargner la peine et la dépense d'aller si loin. Il peut venir
ÉÊà
LETTRE DE M. MARTIN l3
prendre ses degrés à Gorcelles : notre Université le recevra à bras ouverts et l'agrégera dans son corps. Je Tembrasse d'aussi bon cœur qu'il m'embrasse dans ses vers. Je suis, avec tout le respect possible , Monsieur, votre, etc., etc.
Martin,
Curé de CorceUes.