‹ Voyages de Piron à BeauneChapitre 55 sur 61 · I. La fcmir.c de Hiron est morte folle · texte numérisé non relu

I. La fcmir.c de Hiron est morte folle

loi AMOUUS Db PIUON

Ici s'arrêtent les documents qu'il a ctc possible de recueillir sur les amours de Piron et de M"^ Quinault. Assurément, quelques traits manquent à la physionomie de ce piquant épisode ; et parmi les données qui nous font défaut, figurent, comme nous l'avons dit, les lettres de Piron, dont nous n^avons retrouvé que le court fragment communiqué au lecteur. Or, c'est là une lacune regrettable :, et, dans cette situation, il était difficile d'avoir toujours sous la main un til conducteur pour se diriger au milieu de la correspondance de M"^ Quinault, parmi les mille petits sentiers et détours fleuris de ce gracieux labyrinthe que nous ont tracés ses jolis doigts. J'ai tâché toutefois de préciser certains points de cette même correspondance et de leur restituer le plus possible leur véritable signification, souvent rendue in-

certaine par des allusions dont le sens échappe, et par des sous-entendus.

Au surplus, outre le service que la spirituelle soubrette avait rendu à son ami en lui facilitant Taccès du Théâtre- Français, elle l'obligea particulièrement, d'un autre côté, en lui faisant connaître le comte de Livry, « qui le combla de bienfaits », et elle ne fut pas étrangère non plus à une pension viagère de six cents livres que lui constitua un bienfaiteur anonyme, qui fut reconnu plus tard pour être le marquis de Lassay. Piron ne pouvait être ni insensible, ni muet, en présence de tant de bons offices. D'abord, en forme de remercîment^, il dédia à M"^ Quinault une fable qu'on trouve dans ses Œuvres complètes sous le titre de VOurs et l'Hermine (Piron est Tours, M"^ Quinault l'hermine). Ensuite, il lui adressa plusieurs autres pièces de vers dont une a été publiée par nous, pour la première fois, en 1859, dans ses Œuvres inédites '.

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