CABOTINAGE
Mademoiselle Colombier vient de publier un joli volume où elle raconte ses impressions d'Amériqiie, pendant la tournée qu'elle y fit avec mademoiselle Sarah Hernhardt. C'est un petit chef-d'œuvre que ce volume à jolie couverture I Mais, comme il arrive pour la plupart des œuvres f<iminines, et pour quelques-unes des œuvres du sexe laid, ce n'est pas là où elle a cru en mettre que Mademoiselle Colombier a montré le plus de talent. Certes, lea anecdotes sur les Yankees, les descriptions de leurs villes au luxe épais, les incidents d'un roman comique qui est resté le Roman Comique d'auttefois, à cela près que le sleeping-car a remplacé le chariot conduit par La Rancune, ne sont pas mal trousses; la plume de l'écrivain est vraiment taillée avec art. Mais où ûclale le génie féminin dans toute sa beauté, c'est dans Vércin' tement de mademoiselle Sarah Bernhardt! Âhl c'est o i joli historiographe à avoir avec soi en voyage que mademoiselle Colombier ! Y ^our moi, malgré le plaisir que j'y pourrais trouver, je ne me risquerais pas à l'emmener à Asniàres!... Ses morsures, on dirait que ce sont des caresses excessives dont un ne ressent pas tout de suite la douleur, mais dont la marque reste. Comme on voit que mademoiselle Colombier