‹ Voyages de Sarah Bernhardt en Amérique. PrefChapitre 17 sur 33 · CABOTINAGE XXVII · texte numérisé non relu

CABOTINAGE XXVII

avalant de Tétoape enflammée, et en chantant la Marseillaise avec mon nez inoccupé. M. Clairin, le peintre, prend un croquis de moi pour son grand tableau allégorique: L'Eclipsé dePEurope. La beauté elle génie désertant le vieux monde... »

Ce n'est point mal vraiment, pour de la raillerie transatlantique.

La morale de ceci, c'est qu'il vaut mieux, de temps en temps, avoir un mauvais article de M. Vitu que de courir la prétentaine, Ml'° Sarah Bernhardt n'a pas laissé son talent

Mais son expédition terminée, qu'elle ne recommence pas. C'est à Paris qu'elle doit son talent, car seul Paris peut apprécier ce talent qui n'est pas sans bizarreries. Et seul Paris montra de la délicatesse dans ses éloges et de la délicatesse encore dans ses railleries ou ses blAmes.

Il y a une morale aussi pour M'I® Marie Colombier à son expédition au pays du dieu Dollar, qu'elle n'a adoré que de loin. Cette morale elle la donne d'elle-même, a En partant sans papier signé, tu n'as eu que ce que tu mérites. Tu es une béte. > Hête, que nenni, à moins qu'il ne s'agisse d'un de ces jolis animaux qui se cachent sous les fleurs et vous tuent un homme avec un petit sifflement de colère et de joie !

Nkstor.

(Gil Blas).

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