‹ Voyages de Sarah Bernhardt en Amérique. PrefChapitre 4 sur 33 · PRÉFACE XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIII

raison : « Celle qui a eu tort, c*est la Comédie Fran* çaise.» Quand onaSarahBernhardt chez soi, on la retient dans des chaînes d'or. C'est vainement qu*on s'imagine remplacer Voiseau envolé en ouvrant la cage à un autre oiseau. Ce n^est plus la même chanson. On ne retrouve pas une Rachel, on ne retrouve même pas une Sarah Bernhardt. Or, le Théâtre-Français est assez riche pour nous payer une telle artiste, quand elle existe.

Voilà pourquoi Napoléon III avait raison d^imposer la rentrée de mademoiselle liachel. Voilà pourquoi Grévy I", quand il sera empereur, imposera à son tour mademoiselle Sarah Bernhardt à la grande joie du parterre du Théâtre-Français, — ce parterre de rois!

Mademoiselle Marie Colombier applaudira, elle aussi, qui a remporté au Conservatoire un grand prix de tragédie comme un grand prix de comédie. Et Sarah Bernhardt ne pouvait pas avoir de meilleur historiographe pendant son voyage pour les récits de celte odyssée à nulle autre pareille^ oit V imprévu joue un si grand rôle.

La moralité : c'est que l'Amérique est un beau pays vu de loin, et que Sarah et Colombier sont bien heureuses d'en être revenues. Et moi aussi qui n'y suis pas allé! J'ai pensé avec terreur qu'au te7ïips de mon roman les Grandes Dames on m'avait appelé là-bas pour y faire des conférences sur les Parisiennes. Quand je lis les pages de l'historiographe, qui est quelquefois /'hisioriogriphe, je bénis les Dieux de n'avoir par traversé

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