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Voyage de Pautheur au cap: Tourmente,
Barque briace,
Sauvage baptisé,
cularitez, mais le vent de Nordest s’esleva si fort que nous pensasmes périr; toutes nos commoditez furent perdues, nostre chalouppe grandement offencée, qui nous contraignit de relascher et retourner à Québec.
Le 50 dudit mois s’esleva un si grand coup de vent de Nordest, que la mer croissant extraordinairement, nous brisa une de nos barques sans y pouvoir remédier, laquelle estoit toute pourrie au fond pour estre trop vieille, Dieu permettant ce malheur pour un autre plus grand bien.
Le mois de novembre est fort variable en ces lieux, tantost il y neige, pleut et gele, avec quelques coups de venis advancoureurs de l’hyver, réa tinoins je ne laissai durant ce temps de faire an "quantité de pièces de bois pour employer les charpentiers et sieux d’ais pendant l’hyver, qui nous surprit plustost qu'à l'accoutumée, qui fut le 22 dudit mois, la grande rivière commença à chasrier de petites glaces. Le 7 de décembre mourut de la jaunisse un des ouvriers des Péres, qui estoit assez aagé.
Le 17 dudit mois le révérend Père l'Allemand baptisa un petit Sauvage, qui n'avoit que dix à douze jours, par la permission de son père appellé Caquémisticq, le lendemain fut enterré au cemeuére de l'habitation.
Le 25 de janvier Hébert fit une cheute qui lui
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rt occasionna la mort: ç'a esté le premier chef de fa- Lez, mille résident au pays, qui vivoit de ce qu'il culf- tivoit.
ar- Le 22 de mars les Sauvages me donnèrent deux | eslans masle et femelle, le masle mourut pour de avoir trop couru et travaillé, estant poursuivi des di- Sauvages, lesquels nous firent part de quelque IS Y chair d’eslan : l’hyver que j'y passai fut un des plus au | longs que j'aie veu en ce lieu, qui fut depuis le 21 | ce de novembre jusqu à la fin d'avril, il y avoit sur la terre quatre pieds et demi de neiges, et à Mis- pie ox ces | cou huict, qui est dans le golfe Sainct Laurent, * Ait nel- 155 lieues de Québec, où ledit de la Ralde avoit ver, . | laissé quelques François hyverner, pour traitter faire | quelque reste de marchandises qui lui restoient, Dyer et qu'il ne voulut rapporter en France : ils-failliqui rent tous à mourir du mal de terre, j'envoyai visifut ter ceux qui estoient au cap de Tourmente, lesca à quels s’estoient fort bien portez, mais avoient un
peu mal mesnagé leurs vivres, et leurs en fallut donner d’autres, aux despens des hyvernants de l'habitation, qui n’avoient pas assez de farines que quelques galettes, qui suppléerent au deffaut : sans cela nous eussions esté très mal, comme de toutes autres choses, pour n'avoir pourveu en France de bonne heure aux commoditez nécessaires pour l'habitation.