TOME Il, IL
au contraire de la volonté de mondit Scigneur le Viceroi, je jugeai bien dés-lors que la plus grande part des associez ne s’en soucioient beaucoup, pourveu qu'on leur donnast d’intérest les quarante pour cent : J'en avois dit mon sentiment audit de la Ralde, lequel ne me donnoïit beaucoup de contentement, d'autant qu'il avoit prescript ce qu'il devoit faire, c'est en un mot que ceux qui gouvernent la bource font et defont comme ils veulent.
Un des déplaisirs que je recognu en ceste affaire
LL l'on estoit fâché que je faisois construire un Le fort que
faisoit l’autheur
a a LOrt au-dessus de l'habitation, pour la conservation l'habitation des-
pleut au sieur d'icelle, du pays et des habitants, et cela déplut audit de Caen comme il me fit assez cognoistre par sa lettre, que d'y employer de ses hommes il n°y estoit pas chligé, aussi il ne s’en soucioit pourveu que Sa Majesté en fit la despense, en y envoyant des ouvriers pour cet effect : à tout cela je ne peus rien faire pour lors, sinon d'en escrire à mondit seigneur le Viceroi, et lui donner advis de tout ce qui se passoit en ceste affaire, afin qu'il y apportast l’ordre qu'il jugeroit nécessaire, et moi de ne lais-
LS
ser, en temps que je pouvois, d'employer quelques hommes au fort, et le reste à travailler à l’habitaion.
DE CHAMPTAIN. 163