‹ Voyages du Sieur de Champlain ou Journal ès découvertes de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 41 sur 89 · SAUVAS · texte numérisé non relu

SAUVAS

ains vi qu'il p sant ter en ce qu COgNoi point !

deux a

esté fa

Jours :

quelq dont il

louas,

rent que sils le sçavoient qu'ils l'accuserotent ,

tque comme un perfide et desloyal, et asseurément entre qu'en peu de jours cela seroit descouvert, en ayant ns ce entendu quelque chose de celui que nous soubaussi °onnons.

HOUS : Un Sauvage appellé Martin des François, qui nent avoit donné une de ses trois filles tomba malade , Per \ sont et se voyant à l'extrémité demanda le baptesme , Ft Lie ages, ce qu'emtendant le Pere Joseph Coron il s'achemine tre 1ls à sa cabanne, il fait entendre le suject et la conséont. À quence de ce qu'il demandoit, et qu'en telle chose iles e1 il n'y avoit pas à rire. Car ce n’estoit assez d'estre vou- baptisé mais falloit qu'il promit que si Dieu lui rendoit sa santé, de ne retourner plus à faire la vie les ac sauvage et brutalle qu'il avoit menée par le passé, ant on ans vivre en bon chrestien et 5e faire instruire, ce , trés qu'il promit. Ce que voyant ledit Père Joseph, fai- L pays sant œuvre de charité et d'hospitalité il le fait por- * c’es- ter en sa maison, le traitte, l'accommode de tout io e quil ce qu'il peut et croit estre nécessaire à sa SANLÉ, re maison ing el D cognoissant ( selon son jugement ) qu'il ne devoit enle- D point reschapper qu'il ne mourust en un Jour ou ONCE , deux au plus tard, ille baptisa Le 6 avril, ce qu'ayant nefut esté fait, il semble se treuver au bout de 4 où 5 jours mieux qu'il n'avoit fait : et entendant que ils ne D dquelques Sauvages estoient venus en ces cabannes, Le sche: D donil y en avoit un qui se disoit de leurs Pilo- diras trier lonas, soit que ledit Marin creust avoir plustost us di-

du sonlagement de son mal, par le moyen de ce di nouveau médecin ou autrement : 1l désire s’en re- pe tourner en sa Cabanne où il sy fait porter : il de- pu mande à estre pensé, et médeciné par son méde- au cin, pour recouvrir entiérement sa santé. en:

Le Pilotoua se met en devoir d’user envers le qu malade de ses remèdes accoustumés, et chantérent qu tant aux aureilles du malade avec un tel bruit et fin, üntamarre, que tout cela estoit plus capable d’a- | L

vancer ses jours que le guérir, car comment pouvoit il recevoir allégement en ce tintamarre, que le plus sain en eust eû la teste rompue, il usa de tous ses plus subtils médicaments qu’il penst, lesquels ne lui servirent de rien, et cependant ledit Martin ne se resouvenant plus du saincet baptesme et de ce qu'il avoit promis, retourne en la créance de ses superstitions passées, il y eut de nos gens

qui lui firent quelques remonstrances sur le peu

d'esprit qu'il avoit, et Le mal qu'il faisoit de la per-

dition de son ame. qui pâtiroit plus aux enfers

FR j pour avoir abusé de ce sainct sacrement que s'il fl AGE n'eust esié baptisé, il n'en fait nul estat, disant, ba k L qu'il n'adjoustoit point de foy en tout ce qu'on lui fi Jr avoit fait, sans faire davantage de réplique, ainsi ges 1UEUS demeura en son mal, qui alla en angmentant jus- Mah He pa ques à la mort, sans qu'il peust treuver de remède À pers LE te pour l’empescher, et mourut le dix huictiesme fleu At

D. dudit mois : les jugements de cette mort furent Sau ; ai ,

ie À

de cé divers , d'antant que beaucoup croyoient, que rés peut-estre premier que de rendre le dernier sous- $ mort, ju 1 de- pir de la vie il auroit eu un repentir, et Dieu Jui Pre. néde- auroit pardonné,. Cest pour revenir à ce que nous enseigne nostre Seigneur, Ve jugez point, de peur ers le que ne soyezjugez. Néantmoins il y avoit bien de térent quoi craindre en la vie qu'il a menée jusques à la ruit et fin, que ceste ame ne soit perdue.

le d'a- Depuis 22 ans qu'on est allé pour habiter et dét pou- fricher à Québec, suivant l'intention de Sa Mae, que jesté, Les sociétés n’avoient fait déserter un arpent vax-de et demi de terre : par ainsi ostoient toute espérance st, les- pendant leur temps, de voir le bœuf sous ie joug at ledit pour labourer, jusqu'à ce qu'un abitant du pays ptesme recherchast les moyens de relever de peine les réance hommes qui travailloient ordinairement à bras, s gens pour labourer la terre, laquelle fut entamée avec le peu le soc et Les bœufs, le 27 d'avril 1698 qui montre laper- | le chemin à tous ceux qui auront la volonte et le enfers courage d'aller habiter, que la mesme facilité se que s’il peut espérer en ces lieux comme en nostre France, disant. si l’on en veut prendre la peine et le soing. von lui Sur la fin dudit mois, il y eust quelques Sauva- Le, ainsi ges qui nous apportérent nouvelle de la mort de ant jus- Mahigan Athic, par mesme moyen nous voulurent remède 4 persuader qu'à cent cinquante lieues amont le etiesme fleuve Sainct Laurent, estoient descendus certains

{furent Sauvages Algormmequins qui avoient massacré nos

hommes sestants retirez secreltement sans estre u apperçeus, mais comme ces discours estoient esloi- se snez de la raison sans apparence, nous n’y adjous- a: tasmes foy, disant que le Sauvage que nous tenions q pour suspect, estoit devenu insensé courant par ce les bois comme désesperé, ne sçachant ce qu’il es- ve toit devenu. le

Le 10 de mai un canot arriva de Tadoussac, où de

estoit la Fourière capitaine des Sauvages dudit

lieu, avec celui que nous soubçonnions avoir faict ses le meurtre, lequel n'estoit en tel estat qu’on nous aft l'avoit représenté, qui venoit pour se justifier, Sur lui l’asseuranee que lui avoit donné ledit la Fourière, vic moyennant quelque présent qu'il avoit receu, de mc

reurer son fils d’entre nos mains.

Estant en terre il envoya sçavoir si j'aurois agréable qu'il nous vint voir, je le fais venir avec ie meurtrier soupçonné, où ledit la Fourière fit quelque discours sur l'affection que de tous temps ils nous avoit portée, que jamais il ne receut tel

desplaisir que quand on luidit de la façon que nos

hommes avoient esté tuez, croyant que c'estoient des Irocois et non d'autres, mais que depuis peu il

avoil sceu par un jeune homme de nation irocoise

el élevé parmi eux, et les Algommequins d'ou il venoit mescontant pour l'avoir mal traité qu'il avoil rapporté que trois d'icelle nation estoient

venus de plus de cent cinquante lieues tuer de nos

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vens , chose très-certaine, avec autre discours sans raison : et que les prestres qui prioient Dieu avec cérémonie qu'ils faisoient, estoient le suject que beaucoup de leurs compagnons mouroient , ce qui n'avoit esté auparavant, avec autres paroles perdues, discours de quelques réformez qui leurs avoient mis cela en la fantaisie, comme de baucoug, d'autres choses de nostre croyarice.

Je lui fis response de poinet en poinct à toutes ses raisons foibles et débiles, que pour l'amitié et affecuon, il ne pouvoit aller au contraire qu'on ne lui en eust tesmoigné d'année à autre, et sauvé la vie à plus de cent de ses compagnons , qui fussent morts de faim, sans ce secours qu'ils avoient receus de nous en ses extrêmes nécessités, au contraire nous n'avions pas suject de nous louer d'eux, comme ils avoicnt de nous, ayant par ci-devant tué denos hommes, qu'on avoit pardonné au meurier , outre plusieurs autres desplaisirs, pensant que le temps le rendroit plus sage, mais que je n estois plus résolu de temporiser ni souffrir qu'ils nous bravassent en tenant les bras croisez sans ressentiment, d'avoir encore depuis peu assassiné deux de nos hommes estants endormis, que le rapport qui avoit esté fait par ce jeune homme des Algommequins qui avotent tué les nostres, ausquels on n'avoit jamais mesfait estoit chose con-

lrouvée, que quand 1 y auroit quelque vértte, FOME 11 L2

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