‹ Voyages du Sieur de Champlain ou Journal ès découvertes de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 43 sur 89 · SE LE · texte numérisé non relu

SE LE

qu'ils allégoient leur avoit apporté ses nouvelles estoit un enfant, auquel l'on ne pouvoit ajouster

Foy, estant imposteur, menteur, resentant tous-

Jours la nation d'ou il estoit.

Tous ces discours finis, l'on arresta prisonnier nostre homme, renvoya on son fils et le jeune Sauvage que nous avoit donné feu Mahigan Atuc.

Ce jour partit quelques jeunes hommes pour aller à la guerre aux Iroquois, condu?s par un vieil homme peu expérimenté, qui votre qu'il ne feroit pas beaucoup d'expéditio

Ledit la Fourière voyant que son voyage ne lui avoit de rien servi, qu’à nous avoir mis l'oiseau au piège, il s'en alla nous recommandant de traitter doucement le prisonnier, attendant sçavoir plus grande vérité, Quelques jours après le départ dudit la Fourière, le Frère du réconcilié qui fut tué aux Iroquois avec nostre homme , tua à Tadoussac l'imposteur d'Iroquois qui avoit accusé les Algommequins d'avoir fait ce meurtre, pour s'estre resouvenu que ce jeune homme estoit de nation Iroquoise, qui avoit fait mourir son frère, allant pour traitter de paix et d'amitié, et ainsi se vengent ses brutales gens, sur ceux qui n'en sont causes.

Nos jeunes guerriers revinrent comme ilsavoient esté , Sans avoir fait mal à personne, c'est ce que l'on espéroit de ceste troupe volage, qui ne s en-

er

lui Lau iter plus dutue ssac omr'e- Iroilant en-

sont

bient que

Ss CD -

DE CHAMPLAIN. 181 gage pas 5 avant dans le pays ‘e: cnnemis, qu'ils ue peussent bien faire leur : :traitte sans appercevoir ni estre apperceus de l'ennemi.

Le 44 dudit mois arriva à Québec 7 canots de Tadoussac, où il y avoit vingt et un Sauvages robustes et dispos , qui s’en alloient à la guerre, pour essayer s'ils feroient quelque chose plus que les autres 44° promettoient d'aller proche des villagos es mymemis et y faire quelque effect, en un inois qu'ils devoient estre à ceste guerre.

Le 18 dudit mois revint ledit la Fourière, pour traitter quelques vivres et du petun :lequeläson retour nese mit pas beaucoup en peine pour leprisonnier, comme il avoit fait auparavant. Inousdit qu'il n avoit encore receu nouvelle d’aucuns vaisseaux qui fussent arrivez à la coste, qui nous mettoit en peine, d'autant que tous nos vivres estoient faillis, horsmis 4 à 5 poinçons de galettes assez mauvaises, qui estoit peu, et des pois ct febves à quoi nous estions réduits sans autres commoditez, voilà la peine en laquelle on estoit tous les ans, sans juger les inconvénients qui en peuvent arriver, Je l'ai assez représenté ci-dessus en plusieurs endroits,

des accidents qui en sont arrivez à ce deffant, de

jour en jour nous attendions nouvelles, ne sça-

chant que penser attendu la diseute que l’on pouvoit avoir, en laquelle nous estions, et que nous

devions avoir des vaisseaux au plus tart a la fin de

7 © à av , Ÿ Vs Ÿ

\ . D N Na

Page 1