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sixiesme des plus anciens, me faisant entendre tout ce qui s’estoit passé, je l’asseurai qu'il ne se mit en peine, que je le ferois eslire chef, ctque rome le nous n'en cognoistrions point d'autre que lui en sa“ ** ‘re troupe, et le ferois entendre à ses compagnons, et à ceux qui lui disputeroier.. ceste charge : le contentement qu'il eut, fit qu'il me présenta quelques us" ru quarante castors, et lui en fis donner une partie, ci pour avoir des vivres pour le festin de ses compagnons.
IL s’en alla fort satisfait et content, je parlai à tous ses compagnons et compétiteurs, leur faisant ou pe à entendre le subject qui m'esmouvoit à désirer qu'il em. fût chef, ils m'entendirent patiemment, et tous tesmoignèrent qu'ils en estoient contents puisque je le désirois.
Ils s’en retournèrent avec volonté de l'eslire pour chef, et faire les cérémonies accoustumées.
Mivistou vint
Cela fait il me vint treuver, accompagné de tous tuer l'a
theur avec les . . = , ® A\y2 principaux de les principaux Sauvages, avec un présent de 65 en ct un pre:
castors, disant , J'ai esté esleu pour chef, comme CR tels et tels que tu as cognus, l’un estoit mon père qui avoit succédé à un autre de qui il portoit le nom de 4nnadabjiou, il entretenoit le pays parmi les nations, et les François, j'en désire faire de mesme, et me tenir tellement lié avec vous que ce ne sera qu'une mesme volonté, et les pré- À quel fin ce
sents qu ils m avoit donnez n estoient à autre IM- sauvage lui fit
ces présents,
pensent es on
Mabhigan aticq que signilie,
Noms de Mi rislou.
L'autbeur leur fait festin.
A quoi le festin revenoit,
tention, que pour tousjours estre en mon amitié, et me devoit appeler son frère, pour plus de tesmoignage d'affection, chose qui avoit esté résolue de l’advis de ses compagnons.
Je le confirmé en tout et partout, l’asseurant que tant qu'ils seroient bons nous les aimerions comme nos frères, et que je les assisterois contre ceux qui voudroient leur faire du desplaisir : ils monstroient signe d'une grande resjouissance, et souvent se louoient en me venant mettre leurs mains dans les miennes, avec inclination, pour monstrer le contentement qu'ils avoient.
Et me dit qu'il avoit changé son nom qui estoit Mabhigan aticq, qui veut dire loup et cerf, aticq veut dire cerf, et Mahigan loup, je lui demandé pourquoi ils lui donnoient ces deux noms si contraires, il me dit qu'en leur pays il n’y avoit beste si cruelle qu'un loup, et un animal plus doux qu'un cerf, et qu'ainsi il seroit bon, doux, et paisible, mais s'il estoit outragé et offencé il seroit furieux et vaillant.
Je fus assez satisfait de ceste responce pour un Sauvage: voyant leur bonne volonté, je me déliberé lui faire un festin, et à tous ses compagnons tant hommes que femmes et enfants, afin que devant tous il fût receu capitaine: pour plus de marque je fis le festin de la valleur de 40 castors,
\ : a] LL : " = K 3 à , 10 : . « c A} . 2 L .l L. D Le Le / ot 1ls se remplir ent bien leur ventre; sans quelque
fait dire etn vag festi noit que sem] me | ver] il m cher rude firen rém mis.
fort
mitié, le tesésolue
eurant \erlons contre ir : ils nce, et » Jeurs » pour
1 estoit , aticq mandé Si COnt beste s doux el pai-
seroit
ur un » délihenons ue deus de
stors,
relque
petit trouble qui survint, il y eût eu plus de plai-
sir, mais le pére et le meurtrier son fils se trouv
rent à ce festin, auxquels j'avois défendu d'y as-
sister, et même de venir à nostre habitation, mais
l’effronterie et l'audace de ces coquins fut grande
A J , et extrême, ce que sachant, je parlé au chef, pour voir comme il s'acquiteroit en sa nouvelle charge,
lui disant, qu'il sçavoit bien pourquoi nous re
le
désirions voir, et qu'il eût à le renvoyer, ce que fit aussi tost ledit Mahigan aticq, le meurtrier fait semblant de s’en aller, et le chef me le vint
dire, je lui tesmoignai que je n’estois bien content,
etne me trouvai point au festin, où tous nos Sau-
vages ne laissoient perdre un moment de temps
\ ad
festiner, pendant que Mahisgan atica m'’entrete- 2 | le]
noit un peu. Après un de nos gens me vint dire
que le meurtrier ne s'estoit point retiré, je fais semblant d'estre plus en colère que je n’estois, en
ne se relire,
me levant je fis prendre une arme pour aller treu-
verleditmeurtrier,ce que voyant Mahigan aticq, il me dit, Je te prie de sursoir et ne l'aller cher-
cher, et que c'estoit un fol, ce qu'il fit, et lui d
it
rudement et en collére, qu'il se retirast, ce que firent le pére et le fils, qui fut le subjet que la cérémonie ne se passa pas comme je me l’estois pro-
mis. Pour lors tous nos Sauvages s’en retournérent
fort saouls et remplis de viandes, ayant fait fair
Sauvages bien @ tr'aittez s'en retournérent.
Le meurtrier
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