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AEHS la cuisine en une chaudière à brasser de la bière, al
fi qui tenoit près d’un tonneau. d LT Le lendemain nos Sauvages me vindrent trou- ur À 18 Appo [e] à à ù "1 1 n1G L ns Wa cat Ta ver, avec tous les principaux, faisant apporter té ‘ eur, . ° ?
cent castors, en me disant que je n'eusse aucun pa 1} desplaisir de ce qui s'estoit passé, et que cela n'ar- le RUETEUR de ne rer , x Ps + | LEE riveroit plus : entr'autre estoit un Sauvage, qui ni HU avoit prétendu d’estre chef, fils d’un premier 4n- bo A Sauvage qui . ; : i M #5 :
L unesare, padabigeou, qui avoit esté capitaine de ces lieux de là, me représentant les grands biens qu'avoit son pau feu père, et qu'il estoit descendu de l’un des plus qu L'ET grands chefs qui fût en ces contrées , et autres dis- | est ru" cours sur ce suject : et que quoi qu'il n'eust esté ae esleu chef avec la forme accoustumée, que néant- qu l LL . . . . . ° ’ pit qui à MOINS il estoit capitaine , ayant tousjours porté ten
tousjours aimé
les France. Une affection particulière aux François , qu'il ve-
noit pour se faire recognoistre, non comme prin-
cipal chef, mais comme le second après Mahigan
actiq.
Mahigan actiq reprenant la parole, dit qu'il l'advouoit pour tel, et comme sa seconde person-
ne :et qu'à son défaut il commanderoit, et que
1 nous devions avoir la mesme confiance qu'en lui,
et que se joignant ensemble ils tiendroient tout
ho le monde en paix, que quand lesdits capitaines
françois seroient arrivez à Tadoussac, sçavoir les
sieurs de Caen et du Pont, estant en ce lieu ils les
à bière,
nt troupporter > aucun ela n'arge, qui ner Anes lieux voit son des plus autres dis- ’eust esté ue néanturs porté qu'il veme prin- Mahigan
dit quil e persont, et que qu’en lui,
bient tout
apitaines avoir les jeu ils les
A rater
asscureroient derechef de leur bonne aftection et de fidélité, donnant lesdits cent castors à nous pesdits sieurs
de Caen et du
trois : pour estre bien réunis ensemble, à les main- re
art des cas rs,
tenir de nostre part. Je leurs fis responce que si" par le passé , ils avoient veu quelque chose entre, Response que
l'autheur rend aux chefs des Sauvages.
les François, ce n’estoit pas jusques là pour en venir à une guerre comme ils croyoient , estant tous bons amis , et que maintenant ils ne verroient plus de dispute entr'eux comme ilsavoient veu par le passé , entre lesdits de C:°n et du Pont, de plus qu'ils seroient fort satisfaits de l’eslection qui avoit esté faite.
Tous ces discours finis, je m'imaginai que puisqu'ils ne vouloient estre esleuz, que par consentement des François, et pour leur donner quelque sorte d'envie et d'honneur extraordinaire, tant pour eux que pour leurs descendants à l’advevenir : qu'il estoit à propos de les recevoir capi- caubeur
consent que
taines avec quelques formalitez que je leurs fis Matin si
entendre , que quand on recevoit un chef, que” l'on obligeoit tels capitaines, à porter les armes contre ceux qui nous voudroient offencer , ce qu'il promit faire. Je lui donnai deux espées, qu’il sion" "" eut pour agréables, et de ceste bonne réception et
présent, 1l fallut aller monstrer ces présents à tous
ses compagnons, et ler faire entendre tout ce qui
s’estoit passé, et leur fis donner de quoi faire fes-
un, ce que je fis à la valeur de quelque nombre
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