T4 FR
RASE nd 4
fx,
en main, et le reste armez de mousquets et picques seulement : Et ayanticeux faict désarmer je fis oster les estendarts du Roy d'Angleterre , et fis mettre au lieu d'iceux ceux du Roy mon maistre. Puis visitant ce qui estoit audit fort y treuvé un François natif de Brest nommé René Cochoan, détenu prisonnier jusques à ce que son capitaine (arrivé deux jours auparavant en un port distant de deux lieues de celui aux Balaines) eust apporté une pièce de canon qu'il avoit en son navire, et payé le dixiesme de ce qu'il pescheroit, et le jour suivant je fis esquipper une carvelle espagnolle que je treuvai eschouée devant ledit fort, et charger les vivres et munitions qui estoient en icelui, et après l'avoir fait raser et desmolir, et le tout faict porter à ladite rivière du grand Cibou, je fis avec toute diligeuce travailler en ce lieu cinquante de mes hommes, et vingt des Anglois à la construction d'un retranchement ou fort sur l'entrée de ladite rivière pour empescher les ennemis d'y entrer, dans lequel je laissai quarante hommes, compris le R. P. Vimond et Vieupont Jésuites, huict pièces de canon, dix-huict cents de poudre, six-cents de mesches , quarante mousquets, dix-huict picques artifices, balles à canon et mousquets, vivres et autres choses nécessaires , avec tout ce qui avoit esté treuvé dans ladite habitation et forts desdits Anglois, et ayant fait dresser les armes du
EL picner je fis
t fis mettre. Puis in Fran-
, détenu Le (arrivé
. de deux orté une >, CL payé jour suinolle que 4 charger icelui, et tout faict le fis avec quante de nstruction de ladite d'y entrer, s, compris uict pièces ix-cents de ict picques , vivres et
L ce qui n et forts s armes du
Roy et de monseigneur le Cardinal, faict faire une maison, chappelle et magazin, pris serment de fidélité du sieur Claude natif de Beauvais, laissé pour commander ledit fort et habitation pour le service du Roy, et parcillement du reste des hommes demeurez audit lieu : suis parti le 5 jour de novembre , et ai amené lesdits Anglois, femmes et enfants, desquels en ai mis 49 à terre près Falmue, port ‘an. vre, avec leurs 1.es, et dix-huict ou vingt que j'ai amenez en France avec ledit milor, attendant le commandement de mondit seigneur le Cardinal. Ce que je certifie estre vrai, et ai signé la présente relation. A Paris ce douziesme décembre 1699.
Ayant séjourné deux jours à Dieppe je m'acheminai à Rouen, où Je m'arrestai deux autres jours, et appris comme le vaisseau des révérends Pères l'Allemand et Noyrot s'estoient perdus vers les isles de Canseau , et me fit on voir une lettre dudit révérend Père l'Allemand, supérieur de la mission des Pères Jésuites, en la Nouvelle France, envoyée de Bordeaux au révérend Père supérieur du collège des Jésuites à Paris, et dattée du 22 novembre 4629 comme il s'ensuit.
Mon révérend Père, Pax Christi.
« Castigans castigavit me Dominus et morti «non tradidit me, chastiment qui m'a esté d’au-