‹ Voyages du sieur de Champlain, ou Journal ès découvertes de la Nouvelle FranceChapitre 6 sur 74 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

- rJ»v Ijbert, capitaine qu'il y laisse, demeure «ans

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risque d estre ^-^J^^ ,'empereur Charles V à ceux qm

de famine -Récompense de P .^ ^^,,,„ je la ri-

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François tu» et pendus avec des escrueau..

Sous le rèpne du roi Charles IX , et à la pourri l'admirai de ChastiUon , Jean Ribaus se voT.g* de suite de 1 aamudi u^ '•"'""°' met en merle 18 février i562 , avec deux vais "uxes,uipezdecequiluiestoitnécessa.ra

"uTallerjetterles fondements d'une colonie Pas ant pa les isles du golphe de Mexique, vin 1 er la coste de la Floride, oui recognu

re'rivi-ere,qu'ilappelalarivi.redeMayetyfi^^

• édifier un fort, qu'il nomma du nom de Charle , ; lissant pou^ commander le capitaine ^^^^^ Lit fourni et muni de tout ce qu.ljuçeoit

' , • r.U fait il met la voile au estre nécessaire. Cela tait, s .,» vent, et s'en revint en France le a0de3u.net,

'"'"""■ et fut prfes de six mois à son voyafje.

DE CHAMPLAIX. 17

Cependant le capitaine Albert ne se soucie de faire défricher les terres , pour ensemencer et éviter les nécessitez. Ils mangent leurs vivres sans y apporter l'ordre nécessaire en telles affaires : ce que faisant, ils se trouvèrent courts de telle façon que la disette fut extrême. Sur ce, les soldats et autres qui estoient sous son obéissance, ne voulant lui obéir, eu fit pendre un pour un bien petit sujet j ce qui fut cause que quelques jours après, la mutinerie s'y esmeut si violente , et la désobéissance fut telle, qu'ils tue- Aib.rt,capi rent leur chef, et en esleurent un autre, appelé '""*' *"' Nicolas Barré, homme de conduitte. Et voyants que nul secours ne leur venoit de France, ils firent édifier une petite barque pour s'y en retourner, et se mirent en mer avec fort peu de vivres. L'histoire dit que la famine fut si cruelle, qu'ils mandèrent un de leurs compao;nons. Mais F-^ine e»

X U lu IrCine, qui leur

Dieu ayant pitié de ceste troupe misérable, leur î " iTu^î^Tom" ht tant de grâce, qu ils lurent rencontrez d un Anglois , qui les secourut et emmena en Angleterre , où ils se rafraischirent. \oilà le peu de soin que l'on eut à les secourir, pour les guerres qui estoient entre la France et l'Espagne.

Cependant c'estoit une grande cruauté de laisser mourir des hommes de faim , et réduits à tel poinct que de s'entre-manger, faute d'envoyer une petite barque au risque de la mer, qui les

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