II. Vojr. dam FArabic
soir je fus refuîs de la fièvre/ et depuis ce mo0i£Qt j'en resseotis des accès irréguliers jusqu'à n^oi^arri^ véeau Caire. Le soir, nous campâmes dans \%\ Ka'a* i8 juin. Ce matin, nouS' entrantes dans l'Ouadi Feiran; nous le suivîmes jusqu'à la mer; ensuite nous longetHieS' le rivage jusqu'au soir que nous atteignîmes £1 Merkhar , puits situé vis à vis/ de la bai^ de Birket Faraoun,
19 juin. Nous cbntinu£»is à marcher le long de là mer, puis vxms entrons dans l'Ouadi Taïbé^ laiësa^ à gauche les montagnes qui se prolongent jusqu'au rivage et au milieu desquelles se. trouva la hain n<^pamd Hanaqi Sidna Mousa. La yaUée de Taïbé est rempli» d'arbres qui étaient flétris fauta 4» phiie. - Arrivët'i son extrémité, nous montons sur une pls^e haute > tfoos passons devant l'Ouadi 0aaît,,6t noifts dormons bçtta nuit danf^ iH3uadi Gharendel.
20 juin / AprôÀ avoir passé devant la source stumà- -tpe de Houara HOU» traversons une plaine stérile; à midiliouslÉi£tèigriotis l'Ouadi Ouardân^ et notii cam^^ pons'lé soir dan^ l'Ouadi Séder. ]>[ousi faisions de loti^el journées et< nous marchions mébiê pendant '^[uelques.heuràsde la nuit> afin d'arrivaràSuezassec à t^mpe poui^ nous joindre à la caravane qui se pré- *patait à'cfonduife eruCairç les femmes du pach^i* ' ' -^i juin. Dânis; lai matinée, nous passons à AyoHn Mousft^èt Paprièsh-midi nous éntrons-dans Siuez ; la caravane allait paHir; le soii*-, elle se mit ^. route sous la protection d'une forte escorte ; dtle comptait à peu prés'ôoo èlmmeauK ; oiHuardia toute la nuit, r 22 juin; Oa s'arrêta le malin à £1 Hamra, station 4e$ piét^ét'iiaé èjMrë le €&ireP eC Adjeîpoild.^ Les femh
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SI69 iHi'padut avaient amené avec dkid/ <lu .H^<^^i deux caprosseg dans lesquels elles voyagèrent de Tor % Sueï , le chemin étant très fadle pantoùt; on leur en envoya deux autres du Caire à Suez | il y avait dam ce nombre un élégant barouehe aqglais tiré pa^ qua^^ tf^ chfevauK j ces dames y entrèrent à Sueii^ elles les ({liittàiehtde téni^ etii temps pour des litières ou des jpabnquin^ nMiguifiquëè portés paï* deâ* mulet». <
Oii ie remît en route le soir j on voyagea toute la tttiit ,tiiUit^ m "matiïi pti atteignit Biril^t el Hadj ) iliniifoii éiaîf arrivé de Tor à ce lieu en siit jourqi^ iftiarehe forcée qui, parla chaleur de la saison, me fa* Hguk^trêmettient; Plusieiirs grands ^sofenagesdai Caire étaient venus jusqu'ici au devant de la êat«vane ; les dames du pacha voulurent y passer quelques jours au milieu des bosquets de dattiers. Incapable par mon extrême faiblesse de repartir Je même jour, quoique je ne fusse qu'à quiatre heures de distance du Caire, je passai ici la nuit; et, le 24 juin au matin , je rentrai dans cette capitale, après une absence de près de deux ans et demi. J'appris que deux lettres que j'avais écrites de A^édine n'étaient pas parvenues à mes amis qui mé croyaient mort. La peste avait cessé; quelques chrétiens avaient déjà rouvert leurs maisons; mais il me sembla que le grand nombre des décès avait répandu une tristesse extrême dans la ville.
La joie que j'éprouvai de mon retour au Caire fut beaucoup augmentée par les lettres flatteuses et encourageantes que je reçus d'Angleterre; mais ma santé était trop mauvaise pour que je me livrasse entièrement au plaisir que me causait mon succès. Le$
médecins du Caire appartiennent à la même engeance de charlatans européens si communs dans le» autres contrées du Levant; ils me firent avaler des livres entières de quinquina^ et mon mal empira ; ce ne fut que deux mois après que je me trouvai complètement rétabli à Alexandrie où j'étais allé rendre une visite à M. le colonel Misset résident de la Grande- Bretagne en Egypte : je lui avais déjà de nombreux obligatioas; ses bontés et ses attentions et l'exercice régulier que je prenais à cheval ^ contribuèrent plus que tout le reste à ma guérison ; un voyage agréable dans la Baisse -^Egypte et sur le lac Menzaleh me rendit ma vigueur qui depuis n'a heureusement pas diminué.
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SUPPLEMENT
•tATIONS DB Uk GABAVANE DES PELERINS MOMMÉK
HAD J EL RESBI , a travers le pats montagneux
ENTRE LA MECQUE ET SANa'a DANS l'yEMIUI •
La Mecque.
i*' jour 9 Schédad. Quelques baraques à café.
a*. Koura , petit village sur.le sommet de la montagne de ce l^om.
i: Taïf.
4*. A'bbasa, dans le territoire des Arabes Thëkif.
5*. Melaoui Bjedara , territcnre des Arabes Béni Sad.
G*. Mekhra, aux Arabes Nasser. Le principal village des Béni Sad est Lagham; celui des Nasser est Spur, à une journée de distance au nord des limites les plus reculées du Zobran. On trouve aussi dans ce canton Bedjeïlé , village fortifié.
7*. Esserrar , aux Arabes Thékif.
8^. Behrahrah sur l'extrémité septentrionale du Zohran, territoire habité par des Arabes du même liom. Le .Zohran est un des cantons tes plus fertiles de la chaîne des montagnes, quoique ses villages soient séparés l'un de l'autre par des intervalles de rochei^ nus. Il est habité par les Béni Alalelc et les Béni Ghamed, tribus
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des Zohran. Bakroudj , chef de ceux-ci , après avoir bravement résisté à Mohammed Aly pacha , fat pris par sui'prise au mois de mars i8i5, et cruellement mis en piècet p^ iMNire du g^ral furc* . ^•. Ouadi Aly, dans le même territoire.
lo*. Meschnié , sur les limites méridionales du 2k)hran.
1 1«. Raghdan, marché des Arabes Ghamed.
12*. Korn el Maghsal , aux Arabes Ghamed.
1 3*. Al Zahéra, aux mêmes Arabes. Ces deux tribus 4es Zohran et des Ghamed possèdent le Hedjaz , c'est à dire les montagnes et les territoires contigus dans le Téhama , . pu la plaine occideiitale vera U^er , ^dn&i que 1^ sHwp supérieure dans l'est. Le chef-l^eu des Gl)aine(l çs^Mo- ' khouà , ville qu'il faïut bien se garder dé confondre avec Mbitha.' '
i4*. El Roheïa, à la puissante tribu des Schomram.
i5*. Adama, aux mêmes Arabes.
i6*. Tabala, aux mêmes Arabes qui s'étendent des deux côtés des montagnes, dans l'ouest , et dans la ^Uuiïé à l'est.
1 7*. El Hasba , Marché de» Arabe» SchamMm;
ï6«. El A'sabeli, tiUâge à kl ^ibù de (îé hbtn:
19*. Béni Schéfra, marché de la tribu du même nàtn^ autrefois réunie aux A'sabeli ; mais formée par le tihcf des Wahliàlbitès €11 Une tribtt distincte.
20«. Schat ibfa Arïf. » > ' ■ -
îAi*l 8ed6uan; oé Ken et le jirécëdten^ sont habités pkr lèè '• Arabes Ahl dl Artf.
2^::KMat^,
à3*rlbn Ma'ah, appartiennent tous déujt: aux Arabes Ibn Katlan.
24* • Ihl , dans le territoire de la puissante tHbu des Asfar.
25*. Ibil fel SAaît^ , aux mêihes Airabes.
26«. Dahban , kux Aïab^ Kahlan ,' l'unfe des trîbtis les plus pui^sahtès du désert oriental.
•27*. Derb ibn cl Okéida ; ouadi habité par les Réfè^dba, tribu
~ • des Asir ; ^ ont iieAxiitoivp é}à ehevtiuk.
29*. Ouakascha , aux Arabes Abida. Dans leur territoire se trouve la ville d'Arin , au milieu d'un canton très fertile et au sud de laquelle les Ar8d3es ont dans les mox^ tagnes quelques chameaux , et beaucoup de brebis et de chèvres , les Bédouins les appellent Schouaoui,* ou Ahl Schah. , ou Ahl Bul.
3o*. Ouadi la'oud , aux Arabes Abida.
3i®. Haoud ibn Ziad, aux mêmes Arabes.
32*. Thohran, territoire et marché de la tribu des Ouada'a.
33*. Kéradh , aux mêmes Arftbes.
34*. Roghafa, aux Arabes Sahhar.
35*. Dohian, aux mêmes Arabes.
36*. Sa'da, aux mêmes Arabes. C'est de ce lieu que part la caravane ou le hadj el kesbi , ainsi nommée d^ son chef ou émir qualifié kesbi. Les péjieiins de tous les cantons intérieurs de TYemen se réunissent à Sa'da. Cette vUle grande, mais bien déchue, est célèbre dans l'Arabie Heureuse pour avoir donné naissance àYahya ibn Hossém^ principal promoteur de la secte des zeïdites , qui a de nombreux sectateurs dans ce pays. Récemment un nouveau saint a paru à Sa'da : il se nomme Sâid Ahmed , et est très révéré pat les zeïdites , qui le traitent de buli ou saint même pendant sa vie. Sa'dâ est gouverné par des Arabes. La puissance des Wahhabites s'est étendue jusqu'ici. Au sud de Sa'da^'en ^lant vers Sana'a, le pays est habité par des Arabes , sous la domination de Hmam de Sana'a.
^7*. A'schemié, à la tribu de Sofian.
âÔ*. Un souk ou marché des Arabes Békil.
39*. tJn autre souk de la mêm*e tribu. Les Arabes Bekil et Basched vivant dans ce canton servent dans l'armée de l'imam de Sana'a; beaucoup d'entre eux vont dans l'înde, , dont lès princes indigènes ïes préfèrent à tous les autres soldâtes. Tipou Saliib en avait plusieurs centaines à son service. Ils s'embarquent généralement à Scheher , dans le Hadramaut; maintenant leur destination principale est le Guzerat et le Cotch.
40*. Ghoulet Adjib, aux Arabes Hascbéd.
4i*. Reïda, aux Arabes O'mra'n.
42*. Aïal Sorah , aux Hamdan.
43*. Saua'a. On compte, de la Mecque jusqu'à cette ville, quarante4rois jours de marche très lente , parce que les pèlerins foitt , pour la plupart , la impute à pied. .
DBS PATS QUE TRAVERSENT LES PÉIERIMS &ESBI ET DEC USAGES EXTBAQIIBIN AIRES DE QUELQUES TRIfiUS ARABES.
La route des pèlerins Kesbi passe continuellement à travers les montagnes du Hedjaz et de TYemen ; d'un côté , ils ont la plaine de Test , et de l'autre le Téhama ou la plage maritime. Souvent il faut franchir des cols dangereux sur le sommet des montagnes. L'eâiu abonde ; il y a des puits , des sources et des ruisseaux \ tout le pays est bien peuplé^ quoi« qu'il ne soit pas cullivé partout; on ne trouve des champs enclos et des arbres que dans.le voisinage de l'eau. A chaque station des pèlerins il y a un village ; presque tous ces villages sont bâtis ;qn pierre et habités'par les tribus originaires de ces montagnes , et répandues aujourd'hui dans les plaines voisines. Plusieurs de ces tribus, telles que les2k)hran, lesGhamed, les Schomram , les Asir et les Abida , peuvent chaicune mettre sur pied six à huit mille hommes munis d'ai'ines à feu ; ce sont pi-esque tous des fusils à meclie ; il n'y a pas beaucoup de clièvaux daiis^ ces montagnes, ne'anmoins les tribus des Kahtan , des Refeïdha et des Abida, qui liabitent au^si la plaine ,
ont Texcellente race de'Kohe'il. Gettç contrée produit non seulement assez pour nourrir ses habitans , mais les met en état d'exporter une grande quantité de café , de blé , de haricots , de raisins , d'amandes , d'abricots secs , et autres firuits.
On dit que le café ne croit pas au nord de Meschnié dans le
pays des Zohran ; la qualité de $pn fruit s'améliore à mesure
qu'on s'avance vers le sud; le meilleur café est celui de Sana'a.
Le raisin est commun dans ces montagnes ; il forme une