‹ Voyages en ArabieChapitre 22 sur 40 · II. Yoj. daAt VArabie · texte numérisé non relu

II. Yoj. daAt VArabie

mort. Un Arabe ainsi rasé essaie de se cachera tpus les regards, jusqu^à ce que sa barbe aût repoussé. Un fait raconté à ce sujet montre le caractère vérîtable^^de ce peuple. Saoud désirait depuis Ipog-teaifS d'acheter la jument d'un scheikh de 1^ tribu des fieoi ^chammar ; celui-ci ne voulait la vçndre pour auQW prix. Vers ce temps-là, un scheikh des Kahta!^ ayajyt été condamné , pour un délit, à perdre ^ barbes Quand le barbier déploya son rasoîr en pré$ence d^ Saoud, le scheikh s'écria : (c 0 Saoud, prends |a jurment du Schammari, pour rançon d^ jua bltrbel ^ Le châtiment lui fut remis > et il eut la pqrmis^ioA d'aller conclure le marché pour la jujnent qui lui coûta i,5oo piastres fortes. Le maître du cpursij^ jtirà qu'il pe se serait décidé à s'en dé&ireppur aucune somme , si ce n'avait été ppur.sa,uvesr Ja bajrb^ d'un noble Kahta'ni. Ceci est uia exemple WPasi^ puisque Saoud a fréquemment refusé l'^fiQre dé siun-* mes considérables, plutôt que de faire gr^C^ du châtiment du rasoir.

Je vais citer quelques lois des Wahhabites fq^déM sur le Koran et sur les paroles de Mahom.et.

Un harami pu voleur est obligé de restituer JkR choses dérobées ou leur valeur; si le délit n'a pa^ été accompagné de violence , il n'encourt pas d'^^ tre peine, sauf uiie amende payée au trésor. Si uqq porte a été brisée en commettant le vol , Iç vpleur it la main coupée.

Quiconque dagis une dispute tue so» antagemiftci d'un coup de poignard ou de pistolet est condaitiQ^ à mort. Si c'est d'un coup de bâton pu en lui jetant une pierre, c'est un cas d'hpnucide, çt il ne n^j^

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que k prix du sang^ parée quHl n'était pas^ itotmi d'^^^ anne piçurtrière.

fiQ* prix da ^ng chea les Wahh^bites est fixé k ç^nt chameaux femeUea y diaprés le tarif étajbli pap AJboi:^ Bekr. Saoud estiipa chaque ohaneau & huit j^tres fortes ; ainsi lâsonqne fixéç est aiijourd%ui df huit cents de ces- piastres. r .

Quicoucpie maudit un Wahhabile ou l'iippeUe ftr^ fidèle encourt des peines très sévères. Les- éxpi^' sions outrageantes «opt mesiiréës'avec'béauccmp d'escaetitude chez les Ij^^ahbabîteSi La pire itirâHtf/ dont )a loi se connaît pais^ est d'appelée urï homme;: càien^ la plus commune est 'de dire.; or 0 fiiisêur (de mal où de méfaits).; u oa rcoO déserteur (c^est à ^ dilre des obligations rdiigièuaeseteocifiàlet). ['''-'' ' '-

lAckbaiéixa les ceps dtftis laquelle é& emprisonné. 1q$; pieds des délinquava, u"^ ëBËrployde ^ûê pàùt^ la ciassve inférieure. Saoud a, dans-sa riiâi^n/ii^pri^ SQA pour les. pei»onne£^ de quîdiitff) tijptàiA^cfn^^ ceUes qu^ ayani été oondamnées à payed' line' ccnptainesonuEoe^-a'y refusent ep prétextanlfeur pàu v i^téi • La négligance des devoirs religieux est toujou)^'' punie sévàpemeuft. Après la prise de Médine^^ Saoiid^ quand la prière dans Uî inôsquëe fut achevée^ ol^^ donna à cluelques uns* de ses adhérent; d'appeler par ^ leurs noms tous les babitans. adukes^ qui devaient répondre individuellement; alors il leur commanda d'assister régulièrement à la prière; si quelqu'un ' était absent deux ou trois fois, Saoud lui dépéchait ' quelques uns de ses Âcabesquilébattaièntdanssapro-' ' pre maison^ A la Mecque/ quand l'heure de lia prière ' était veiuie^ il fiùsait paroqurir les rues par At» pa-?

trouilles dé ses gens munis de gros bâtons qui en-^ voyaient par force tous les habitans à la mosauée ; procédé rude qui ne pouvait être justifié que par l'irréligion notoire de Mekkaouisw Saoud a toujours été très ponctuel à faire le pèlerinage de la Mecque. Toutes les fois qu'il le pouvait , il se rendait à cette ville sainte, accompagné de milliers de ses Arabes, homme» et femmes. Son dernier pèlerinage eut lieu en x8i2.

, Saoud essaya de réprimer parmi son peu[4e Tusage fréquent du divorce, si pernicieux aux habitudes sociales et morales. Quand il entendait un Arabe s'<écrier : <c Je jure. par le divorce; » c'est à dire de ma femme, il ordonnait que cet homme fût battu. Enfreindre le jeune durâroadhan sans une excuse légitime soumettait le coupable à une pdne très grave. Abdel Azis, qui était plus rigide que son fils, fit une fois mourir un Arabe pour cette offense. Fumer dp tftbac publiquement est défendu; pourtant on sait bien que; tous les habitans du Nedjd continuent à s'adonner à cette pratique dans leursr maisons, et même les Wahhabites, dans leur camp pendant la nuit. A la prise de la Mecque, Saôud commanda à tous les habitans d'apporter leurs schisché ou pipes persanes sur un gazon devant la maison où il demeurait; en ayant fait un tas> il y mit le feu, ainsi qu'à tout le tabac qu'on put trouver ds^ns'les boutiques. Quelque temps après, un homme de' sa suite lui annonça publiquement que les Mek-kaouis, au mépris de ses ordres, continuaient à fom&ff « Où les as-tu vus fumer, lui demanda Saoud? » — <c Dans leur maison, répondit le dénonciateur, »

-^ (( Ne sais-tu pas , répliqua le chef^ qu'il est écrit : « Tu n'épieras pas le secret des maisons des fidèles? » Ayant cité cette phrase du Koran, il ordonna que le dénonciateur reçût la bastonnade, et il ne fut plus question de Tûsage de la pipe en particulier.

Les Mekkaouis se rappellent encore, avec reconnaissance , l'excellente police observée par les troupes de Saoud pendant ses visites fréquentes à la Mecque, surtout la première fois, quand il eut pris cette ville. Il surveille ses soldats avec la même vigilance dans une expédition ; et quiconque reçoit de lui le mot d'ama'n ou sauf-conduit peut être parfaitem^tit en sûreté çontrctout mauvais traitement de la part des troupes. On citait pour exemple de la bonne foi des Wahhabites que souvent on en voyait dans le temple de la Mecque qui cherchaient les maîtres des objets perdus qu'ils avaient trouvés et qu'ils dési* raient rendre.

Saoud protégea toujours le commerce dans ses états, pourvu qu'il ne se fit pas avec ceux qu'il appelait les hérétiques musulmans. Le principal négoce du Nedjd est en denrées; c'est là que les tribus de l'intérieur du désert achetaient celles dont elles avaient besoin; con^me les années de cherté sont fréquentes, les gens riches accumulaient de grandes quantités de blé. Saoud ne se mêlait jamais de ces sortes d'affaires, et, dans les temps de disette, il permettait que les marchands vendissent au prik qui leur convenait , quelque exorbitant qu'il pût être pour les pauvres; parce que, disait-il, Mahomet ne défendit jamais aux premiers de tirer de leurs capitaux tout le profit qu'ils pouvaient en obtenir.

Il prohiba, tous des peines très rigôui^^uses, eommë contraires à la teneur expresse de la loi , Tusure et même le prêt à intérêt qui n'est pas ràï^ parmi les Bédouins» Quand on pnâtâit dé l'airgentif c'était généralement à condition de paH;agèr lés chances de perte^ et de prendre la moitié des profits.

Les Wahhabites n'ont pas de monnaie partira-^ lière^ Les espèces courantes sobt ôrdibàireMent lëë piastres d'Espagne ; les objets de petite talèùr sOnt estimés à tant de mesures de blé ^ ou achètes aVeé les anciennes pièces de cuivre des imàins de rYènien; On prend aussi les sequins de Venise, mais on ti'accepte jamais auctme monnaie turque; Fëtlâànt li dernière guerre du Hedjaz/quaiid les Wahhâbitès tuaient et dépouillaient des isoldats ttircs et <{u'ilé trouvaient des piastres d&ins leul*s poëhes, ils leà^ taient à terre avec indignation;

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