CHAPITRE V
ÉTAT XILITAIRE DES WASIABITEB.
Ijl êsiis^ peu de difl^ence entra Ie« W^^^i^te^ et ]le% Béf^wifiJik., p^ur les affîûres mitUtaires* San*
ayoir une^ «J^ée, permweate ,\6 sçheikJU 4^jmiQ tribu réunit lops les guerriers de son campNpour une expédition contre rennemi^ qtà leur.retourJe.Qorps est dissous. Il en est de même chez l^iWahbabites : X l'exceplion de ^pielqflos .<;^ntai^es d'hommes d'é- .lijte; eiUrç^tenus à .Dei^ïdi^: ni. Saoud , ni son pàce, ; jx'o^t Jamais eu tl'arixié^ régulière , ni 4e cprps 4e troi){:|es.|[;égljées.. Qu2g:)d le .cheC médite une attaque^ Jl7[n^4eiauscheikh .des jb^ibus ^t des cantons 4e<4e .trouyer^ à-^n, jourfi^cé^ à un certain U^u/qui^tgé-- )f!kérdlpm^t.J|}P puits d^ns ,1e désert. Quelquefois Je .chef dfPfa»^ un certain nombre .4e soldats .^ ,Sçl^^iI^^,qyi alors les l^ve^par une s<»rte de con3ciiptjon;^ ^^ur chaque vidage et chaque camp (le sa jurî- ^.diction. ., iP^r ç^^c^ple, si le . chef e^ige mille - hommes ^du3i::^eil^r4u Gassiiny chaque TÎUe de cette proviuoe .<?$t. obligé^ de contribuer ^raison de sa^population. X^s, bcibitaps des ¥ille$9',QUiile8 Bédouins dans Jes .^ç;unp3.fu*<rfiqgent en^ilite TaŒiire à l'amiable entoe fijjLx. T^ys ^eux qui pû^Sfàdent des délouls ou des ,ph^eAi:(x,.çe: partagent 0|i .deux «cerpe; l'un, part .pour ,ls^ gp^ji^e actuçille , . Vautre «se tient prêt pour la p^pb^ipe sommation. Tous les hommes depuis ,:4ix-rbuit ai^us Jusqu'à soixante doivent servir, n'ûn- .^pojçte qu'ils .^ient .célibataires , mariés- ou pères ;de &q[xille. 'Tous ceux qui ont des jumens doivent m Joindre à la troupe à chaque appel, à moins qu'il qe soit spécifié dans la. sommation , que la cavalerie n'est pas requise ; si un homme se cache ^ le chef .saisit sa jument ou>son chameau, ou des brebis en •gui^ d'amende. Saoud l'exigeait a^ec une grande séyfyitéii lecî obligations, militaires onérausesrimposées
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à quiconque possédait des chevaux portèrent ceuxci à vendre ces animaux précieux , ce qui en diminua considérablement la quantité dans les territoires soumis à son autorité.
Quelquefois une réquisition générale de soldats était faite sans que leur nombre fut mentionné. I^ns^ ce cas^ tous les hommes possédant un déloul étaieni obligés de se présenter. Dans quelques occasions ^ le chef se contentait <le dire : a Nous ne compterons » pas ceux qui rejoindront l'armée , nous ne comp- M terons que ceux qui resteront en arrière. » C'est pourquoi chaque homme capable de porter lèé armes sentait qu'il devait marcher; les pau'^reS étant pourvus par les riches , ou par le beith el mal , de chameaux et d'armes. Quand Saoud projetait une expédition très éloignée^ comme contre Da^as en i8io^ ou contre l'Oman, il commandait à ses chefs de venir le trouver seulement avec les siUé, c'est à dire avec leurs hommes d'élite montés siïr des chevaux ou des chameaux. Dans ce cas, il n'y avait pas plus d'un guerrier sur vingt qui rejoignit l'arpiée. Néanmoins , dans toutes les oteàsiôns ', les Arabes trouvent le moyen de se cacher oti d'échapper à la conscription , quoiqu'ils sachent bien qu'ils encourent certainement une lourde amende. Ils préfèrent ce désagrément à la grande dépense de s'équiper pour l'expédition et de s'approvisionner de vivres pour quarante ou cinquante jours -'à leurs dépens.
Cent livres de farine , cinquante à soixante livres de dattes , vingt livres de beurre, un sac de froment ou d'orge pour le chameau, et une outre pleine d'eau,
composent les provisions d'un soldat wahhabite. Des dattes mêlées avec de la farine ^ que Ton pétrit en forme de galette et que l'on fait cuire dans les cendres^ forment les repas du matin et du soir. Le prix de ces denrées^ le temps employé àji'expédition et qiii pourrait Fêtre plus fructueusement, le tort qi|e souffre le chabieau par des marches forcées , ce qui en fait périr plusieurs en route ; toutes ces considérations reddent le service militaire très pénible pour un pauvre Arabe. Néanmoins; si l'appel n'est pas général, un homme peut louer un remplaçât auquel il donne huit ou dix piastres fortes pour une expédition ordinaire d!une quarantaine 'de jours, indépendamment de ses vivres.
Si les chameaux sont rares, un homme qui en a un fait monter un méradîf, un compagnon, derrière lui. •
On avait dit précédemmefnt que diez les^^àhh»bites des propriétés territoriales étaitiMVtèfifaes en garantie, avec obligation an service tnilitaire, je trouve maintenant que cette: asiteirtîon est erronée. Tous, les Wahhabites peuvent être r^rdés comme soldats, parce que le grand chef peut, à chaque instant, les appeler au service, et ainsi, dans un intervalle de .quinize jours,' rassembler une arthée dé troupes excellentes. Toutefois, ce système, bien que favorable à des moiivemens rapides contre lé territoire d'un ennemi ou contre une invasion , ne convient pas pour des projet s de conquêtes éloignées et permanentes.
La doctrine des Wahhabites prescrit une guerre continuelle contre tous ceux qtd n'ont pas adopté la
il. Voj. dans TArabie. to
réforme. Presque toute l'Arabie a été réduite à la soumission par les sectaires ; leurs expéditions furent principalement dirigées contre leurs voisins du nord^ depuis Basra , le long de TËuphrate , jusqu'en Syrie. Il ne parait pas qu'ils aient jamais désiré d'étendre leur domination au delà des limites de VA-^ rabie , de sorte qu'ils attaquèrent l'Irak , la Mé^potamie et la Syrie seulement pour y faire du butin. Xes invasions soudaines étaient les plus favof&bies pour un tel objets jamais les Wàhhabitieà n'ont suiti un autre système de guerre i Sans doute le vœu de leur chef fut de se rendre seul maître de toute l'A^ rabie et de ses tribus; celles qui rejetèrent ses itlTÎ-^ tations de devenir véritablement musulmanes fiirent exposées de toutes parts aux attaques de son peuple qui ravagea leurs champs et leurs dattiers, ou eni^ mena leur létail; tandis que leurs voisins, qui ayaient.embrassé la nouvelle croyance^ ne furent pas inqpiétés., Far conséquent, des multitudei ^ectèrent de s'y conformer, afin de sauver çlles» mêmes, et ce qu'elles possédaient d'agressions continuelles, mais parmi Iqs provinces et les tribiis qui s'étaient converties extérieurement, il y en avait bien peu qui éprouvassent un intérêt réel pour là cause des Wahhabites* Des. ligues fréquentes f tirent formées avec le schérif de la Mecque pour, résister à la puissance de la famille de Saoud , et dans les premiers temps , les Bédouins considérèrent leur assujettissement du même œil qu'ils auraient regardé nht alliance avec une tribu voisine plus forte , allifttiCè qu'ils pouvaient rompre à chaque moment et changer en guerre. Des provinces fortes, par leur i
sitToû et leur ^opu1Jat!6& , télTès que lesf obohts^es du Schatofnar, du Hedjai , de FYemen, et d'âtitr^ éloignées du sîëge prîùcipàl de' ïa purssanéé wâAliabîte dans: le Nédjd , ne tardèrent ^s à* se réfâchér dans leur obéissance aux ordres du* gt^nd chef et à ^*yer moins régnKèitemeof le trîbut. IFabord il ïtttr tappek^ïeùrs devoirs par une exhortation ]f>âfer- ■nellè; elle leur sèMilà rine prtu^e de faiblei^é, et elles se rétoltèrettt ôtW'ertemeitt! Dlains ce cais, lé th^ Ùlof mef tàni ses- scfkeikhs qxre tels ou tîeîs Arabes «ont devehu^ des eiriefhîs;*et que, issrtis <rfdî*ès lîdttirieu» de sa part, chactte'à la liberté de leé àtfewjottr. Aloirs il euvoîe contre Iêl$ rebelles troiè otr quatre détaehêifi^éns et tV^sont bieifftÔt fédùi^ ài'obéi^ncè, ^r là crainte dte pér<ïre leurs récoltée et leur bétyfl. On a sôttHrent entendu dire à Saoud que jàrfiaiS éè^ Arabes n'étaient devenus des WahHàBifés srnVîèrfe qu'aprè» a^roîr été pillés deux ou* tïoîs fois par' ses troupes.-
Bes tribusf très ftrtrtes' et fifè^* ffloîgtféies'MYt iiéair- ^soins réBÎstié avec sûbcês âii pkîémfetiic tfë r&npÔt , (Quoique, sbtts d'autres rapports, ^1^ fissfeht prôfès- 6Îon d'être Wahhàbités. Aitfsi eA i8io; qu^rid lia pùissaïit^e de Saoud n'avait pas éiicore été ébranlée en Arabie, les A'nezé septentrionaux refusèrent de payer lé tribut, et le chef ne jugea pas qu'il fût prudent d'essayer de les réduire parla force; il continuai correspondre avec leurs scheikhs qui lui rendaient une obéissance nominale, mais agissaient conforîhément aux intérêts de leurs tribus toutes les fois qu'elles étaient en Contact avec les partisane des Walihabités.
On s'apercevra aisément que les Wahhabites sont généralement dans un état de guerre. L'usage cons^ tant de Saoud était de faire tous les ^s deux, ou trois grandes expéditions. Le territoire de Basra qui est riche en dattes et en bétail^ et les rives du Schat el Arab ainsi que celles de TEuphrate jusqu'à Anah^ étaient le théâtre de ses excursions annuelles. Ses troupes passèrent même l'Euphrate à gué» et répandirent la terreur dans la Mésopotamie et sur les frontières méridionales dé ses états. L'Yemen, le Hadramaut et l'Oman, contrées don encore conquises , çffraient un champ abondant en butin. Sàoud u'a&compagnait pas toujours ces ej^péditions en persane ; il les faisait commander psir un dé sçs fils , ou par un schéikh distingué. Nous avons ^èine vu Hark, son esclave nègre, à la tète de plusieurs corps de troupes wahhabites. i
Lorsque 1^ chef projette une expédition , l'objet en est connu de lui seul. Il assemble ses émirs près de certains puits qui sont touj[ôurs choisis de manière à tromper l'ennemi qu'il a l'intention d'attaquer. Par .exemple^ si l'expédition est destinée pour aller au nord de Deraîeh , son armée se réunit dans un endroit éloigné de plusieurs jours de route au sud de cette ville. Il s'avance d'abord au midi > mais bientôt il fait volte-face, et par des marches forcées, tombe sûr l'ennemi qui est généralement pris au dépourvu; Ce stratagème est nécessaire, parce que la nouvelle que Saoud a requis ses soldats de se réunir dans tel lieu se répand en Arabie avec la rapidité de l'éclair, et si par la position de ce lieu il était possible de former quelques conjectures sur le point
qui doit être l'objet de Fattaque^ Tennemi aurait tout le temps de se préparer à la résistance ou de fuir.
Les expéditions de Saoud étaient conçues avec beaucoup de prudence et de prévoyance , et exécutées avec tant de promptitude qu'elles manquaient rarement. Ainsi ^ quand il envahit les plaines du Hauran en i8io^ quoiqu'il lui fallût trente-cinq jours pour arriver au point de Tattaque^ cependant la nouvelle de son approche ne précéda que de deux jours spn arrivée, et on ignorait sur quelle partie de la Syrie il se porterait : trente-cinq villages du Hauran furent Saccagés par ses soldats avant que le pacha de Damas put faire aucune démonstration de défense. "
Saoud a formé, des guerriers les plus braves et les plus renommés parmi ses Arabes, une garde du corps (méndjiék) qu'il tient constamment à Deraïeh et qui sont les seules troupes permanentes de son arinéej. Lorsqu'il entend parler d'un cavalier qui se distingue, il l'invite à venir à Péraïeh , et l'engage à son service en convenaqt de lui fournir /ainsi qu*à sa famille une provision annuelle de blé , de beurre et de dattes. Il donne aussi \ cet homme une jument ou un bon chameau déloùl: (Tette garde dont le nom est redouté par tous les ennemis des Wahhabites, parce qu'elle n'a jamais manqué à sa haute réputation de valeur, accompagne le chef dans toutes ses expéditions. Saoud la ménageait toujours comme une sorte de corps de réserve dans' les combats, n'en détachant que de petites portions pour soutenir ses autres troupes. ËUé èst^composée d'edvirbn trois
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cejxi^ bo^^es q^ui sont presque to^s jCopiplétejX)em; aj^més. Lçyrs chevaux $o;)t cpinplétemenjt couy^te du lebs, sorte d'étoffe de laine pîquée, impénétrable à la lauqe ou au sabre. JLe service de cet|;e garde étaiiit ei^tiéremeiit volontaire , Saou4 ^vait en pUe I4 plj^s grande copliance.
Indépendamment de ce corps, Saoud prJLt avec lui à Deraaeh plusieurs agids ou chefs de guerre des tribus bédouines, dont il diminua.ainsi le pouvoir et renforça son parti par l'accession de ces hommes renonamés; s'il voyait qu'ils .étaient sincéremeat attachés à ses intérêts , il leiu* confiait souvent le commandement de ses expéditions..
Les Wahhabites effectuent, leurs attaques dans tous les mois , excepté dans le saint mois de ramadha^. Saoud a tpujours montré uneg;rande prédilection pour le mois de zoul hadj ; ses adhérens prétendent qu'il ne fut jamais défait dans ujbue expédition entre{xrise durant ce mois. Comme au temps de sa prospérité , il faisait annuellement le pèlerinage, ses ennemis, notamment 1/es puissantes tribus de la Mésopotamie , profitaient toujours d,e sou absence pour faire des incursions sur son territoire.
Si Saoud se trouvait embarrassé ^r le choix de deux muesures qui lui paraissaient également avantar geuses , il recourait souvent au moyea recommandé par Mahomet qui .est d'adresser à Dieu une courte prière avant de s'endormir, et d'interpréter le lendemain tel songe flue l'on peut avoir, eu , favorable ou contraire h cette mesure. Il communique, i^rement .ses plans k A^^ scheikhs.
Tfefkda^ la jxiBTç^p^ Ç^<jue émir pu schçikh a 8911
^^d^rd. Saoud même en a plusieurs de cbtlleurs 4lSéTenie$. . Ses tentes sont fort belles ; elles sont fjpiites.ii Damas et à Bagdhad ; ses soldats n'ont que la tepte noire ordinaire des Arabes^ et la plupart même n'en ont pas du tout. Les provisions et le bagage de Saoud sont portés par deux cents cha^ meaux* Dans les expéditions lointaines , ilem]^rte des approvisionnemens considérables^ afin de pouvoir venir au secours de ses troupes qui perdent . ce qu'elles avaient; et partout où il passe ^ n'importe que le canton soit, habité par des Arabes sé-^ dentaires ou par dés Bédouins , on s^attènd à ce qu'il ix^te, delà même manière qu'àDeraïeh^ tous les botes qui arrivent. Si l'armée marche de nuit, 4es torches sppt portées devant le chef et devant celles de tous les grands scheikhs. ^es . marches de liiiit n'oQt lieu que lorsque le point de l'attai^ue a été décidé, et. alors, on parcourt en deux jours un espace qu'on ne traverse ordinairem^t qu'eja quatre ou cinq. L'armée wahhabite est toHJoors précédée d'une avant-garde (el sàbr) d'une quarantaine de cavaliers. Ils sont généràlemeçten -avance d un jour pu peuirétre de deux...LeGr;Bédouins'ont la même coutume d'expédier une xvant-^rde queiqUesiliëure3 4'avance. ; . •^- ' ,î^= -^ ■
£ji approchant de l^enne^ni y Tannée se partagé toujours en trois on quatre corps , l'un derrière l'àutre. f^e prettuer qui attaque est composé -de cava-' liers f comme étant la principale force dé rftrmée. Ils sont ^soutenus par une secoqde ligne d'hommes «otites sur des ehameaux qui se portent en avant si
les çavaUm sont mis «n déroute. La supériorité
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cepts boingcijies qui sont presque tom ico^plétexoept a^més. Leurs chevaux sofxt eomplétemevjt couverte du lebs, sorte d'étoffe de laine piquée, impénétrable à la lauQe ou au sabre. Le service de cet|;e garde étant entièrement volontaire , Saou4 ;9Lvait en plie U plj^s grande confiance.
Indépendamment de ce corps , Saoud prJLt "avec lui à Deraaeh plusieurs agids ou chefs de guerre des tribus bédouines, dont il diminua ainsi le pouvoir et renforça son parti par l'accession de ces hommes renonamés; s'il voyait qu'^s .étaient sincèrement attachés à ses intérêts, il leur confiait souvent le commandement de ses expéditions..
Les Wahhabites effectuent, leurs attaques dans tous les mois , excepté dans le saint mois de ramadha^. Saoud a toujours montré uneg;rande prédilection pour le mois de zoul hadj ; ses adhérens prétendent qu'il ne fut jamais défait dans unje expédition entreprise durant ce mois. Comme au temps de sa prospérité , il faisait annuellement le pèlerinage^ ses ennemis, notamment l^s puissantes tribus de }a Mésopotamie, profitaient toujours de. sorx absence pour faire des incursions sur son territoire.
Si Saoud se trouvait embarrassé $uv le choix de deux mesures qui lui paraissaient égalemenjt avantar geus/es , il recourait souvent au moyen recommandé par Mahomet qui .est d'adrçsser à Dieu une courte prière avant de s'endormir, et d'interpréter le ïendj^mai.n tel. songe ^ue l'on peut avoir. eu , favorable ou contraire à cejtte mesure. Il comnmnique. i^rement .ses plans à ses ^cheikhs.
jPenda|it la jOAtç^f, chaque émir pu scheikh a 899
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^flBAd^rd. Saoujl même en a plusieurs de couleurs (jiiffiérentesl Ses tentes sont fort belles ; elles sont fiPiites,ii Damas et à Bagdhad ; ses soldats n'ont que la tepte noire ordinaire des Arabes^ et la plupart même n'en ont pas du tout. Les provisions et le bagage de Saoud sont portés par deux cents cha^ meaux. Dans les expéditions lointaines, il emporte des approvisionnemens considérables, afin de pouvoir venir au secours de ses troupes qui perdent . ce qu'elles avaient ; et partout où il passée , n'itnporte que le canton soit, habité par des Arabes sé-^ (Jentipiires ou par des Bédouins , on ^'attend à ce qu'il tf^ite, de la même manière qu'à Deraïeh , tous les b6tes qui arrivent. Si l'armée marche de nuit, 4e$ tpn^has sont portées devant le chef et devant celles de tou$ les grands scheikhs. ]Les . marches de liiiit n'pot lieu que lorsque le point de l'attac^ue a été décidé, et alors, on parcourt en deux jours un espace qu'on ne traverse ordihairem^t qu'en quatre ou cinq. L'armée wahhabite est' toiïjours ptf^écédée d'une avant-garde (el sàbr) d^une quarantaine de cavaliers. Ils sont générâlemeçten avance 4i'uh jour Qu peut-être de deux.. LesrlBédouihsiont la même coutume d'expédier une avant-^rde qudqtHBs:)iëur^4i'avance. •■'■'■ < . .-i,'. ,•:'••.•"• '
JEji approchant de l^ennemi , Tannée se partagé toi^ours en trois oh quatre corps , l'un derrière l'autre. M prûnûer qui attaque est composé-de eava-' liers , comme étant la principale force de Vftrmée, Ils soutt ^soutenus par une secoqde ligne d'hommes quotités sur des dbameaux qui se portent en avant si les çavaUcori sont mis en déroute. La supériorité
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des troupes de Saoud sur celles de l'eimemi lui' donnait généralement la possibilité d'aivoyer des renforts tout frais à ses soldats occupés à combattre, et rarement la victoire était long-temps disputée. Un de3 stratagèmes ' favoris de Saoud était de fuir devant, l'ennemi , puis de rallier soudainement son monde et de tomber avec ses' cavaliers d'élite sur l'armée qui s^était fatiguée à le poursuivre.
Conformément à la doctrine an Koran, Saoud promet le paradis à quiconque meurt en combattant. Quaud un scheikh a été tué dans la mêlée et que sa jument, comme cela arrivé communément, revient en galopant vers les troupes qu'elle connaît, la mort de ce cheikh est annoncée au chef comme un événemeAt heureux , parce que le défiiût est certainement allé en paradis. Voici comme on s'exprime dans ces occasions : « Réjouis- toi, ô Saoud, la ju* » ment d'un. tel est revenue I^ »
Peiidant que les troupes légères de l'armée wahfaabite pillent un camp d'Arabes, les femmes sont obligées de se dépoui iler 'elles-mêmes de tous leurs vêtemens, puis les Wahhabites les font sortir et leur jétteot quelques haillons pour qu'elles ne restent pas nues /Jamais elles n'ont ^ supporter d'autre insulte* Le pillage fini ,- Fémîr qui commande, leur distribue ; quelques Yétemens , et donne à chaque fiunille uil chameau et des vivres suffisans pour qu'elle puisse rejoindre un camp de parens ou d'amis. Leurs maris ayant pu être tués ou s'échapper par la fuite , il arrive fréquemment que des femmes appartenant à des camps pillés, restent pendant plu-
sieurs jours avec les pillards , et marchent de compagnie avec eux, afin d'être protégées par eux le long de la route.
En propageant leur croyance, les Wahhabites ont établi pour règle fondaihentale de tuer tous leurs * ennemis trouvés lés armes à la main, soit étrang^irs hérétiques ; tels que les soldats ou colons syriens , mésopotamiens ou égyptiens, soit Arabes qui se sont opposés au grand chef ou se sont révoltés contre lui. C'est cet usage, imité des premiers propagateurs de l'islamisme, qui a rendu le nom des Wahhabites si redouté. Durant les quatre ans de guerre qu'ils ont soutenue contre les soldats dé Mohammed Aly pacha , on ne cite pas un seul exemple qu'ils aient donné quartier à un Turc. Lorsque Kerbéla ou Mesched Hosseïn et Taïf furent pris , toute la populipition fut massacrée; dans la première de ces vUles le Harèt el Abasiéh ou quartier des Abassîdes ne fut épargné que parce que Saoud avait une vénération"^ particulière pour la mémoit*e des Khalifes abassides. A l'attaque d'un camp bédouin, les choses se passent de la même manière; quiconque est pris les armes à la iiiain, est égorgé sans pitié. Cet usage sanguinaire à inspiré aux Wahhabites un fonatisme féroce qui les rend l'épouvante de leurs adversaires, et qui a beaucoup contribué à la propagation de leur'croy^nce.
Mais le chef des Wahhabites consent aisément à accorderdes saufs-conduits à ses ennemis s'ils se rendent volontairement; ils y sont fréquemment enclins,' parce que jamais il n'a manqué à sa parole. On peut dans cette conduite reconnaître la bonne foi
des Bédouins envers leurs ennemis , ce qui est ua des plus nobles traits de leur caractère. La répu^tion de Saoud pour la stricte observation de sa pro-* messe est reconnue par ses ennemis les p|ius acharnés, et célébrée particulièrement par ses amis , depuis la gqerre avec Mohammed Âly pacha, comme • contrastant avec la perfidie des Turcs.
Si les Arabes menacés se rendent à Saoud avant que sa vengeance puisse les atteindre, il le^r accorde ordinairement l'aman Ullah ou la isécurité ,de Dieu, avec la condition du hatka qui exclut du s^uf-cpnduit les chevaux, les chameaux, les. boucliers, les mousquets, et les sabres, ^insi que tous l^^ V|^s$eaux de cuivre; tout cela doit être livpé cpmiAe bjutin aux Wahli^bites, le reste demeure la pr/e^nété à^ ceux qui le possèdent. * .
Quelquefois Vojnan est donné sans conditibn, et alors il s'étend aux biens de même qu'aux persoi^ nés. Tous les commandans des troupes wahhabi*^ tes ont les ordres les plus formels d'accepter toujte offre de soumission de la part d'un ennemi et d'obr server inViolablement XamcCn promis.
^prë$ avoir ramené à l'obéissance, une tribu ou une province rebelle , S^oud , aussitôt que la paix éta^t faite , envoyait toujours chercher les scfaeiksdes révoltés , et les plaçait dans sa propre £amtlle à Deraïeh ou dans un canton voisin, leur fournissant abondamment des vivre$. Il affaiblissait ainsi leur influence parmi leur tribu, et leur donnait pour suor cesseurs des chefs sur l'attachebacat ..4csquiels i} pouvait compter ; il les choisissait dans des fawUes
pa^M99tes jfiui ay^ep^ ^ autrefois des alt^cation^
avec les scheikhs du parti vaincu. C'est pour cela qu'un grand nombre de chefs , de toutes les parties de l'Arabie, sont réunis à Deraïeh et dans le Nedjd. Ils ne sont nullement confinés dans une prison, mais ils ne peuvent sortir du canton qui leur a été assigné : un scheikh arabe est si connu de tous les ha^itan^d^ 4é^ert, qu'il ne pepi; guère e^reir de restpf* lopg-temps iacpgnitodans uAJjeu quelconque. Apnès La prise ^ Médioe , Saoud juga qu'il élait nécessaire d'y tenir constamment ^ne garnison de Wahhabites ; ce fut le seul exemple de ce genre qui eut lieu sous son gouvernement; car il ne regardait pa^^qu'fl convint de l^s^r dés troupes dans un cantpa qu' jl avail: rangé sous soja obéissance ; il se fiait sur le çc^jkb qu'il y avait placé et sur la terreur que soQ propre nom inspirait, pour maintenir les vaincus danç la, soumission. Cependant il commanda a ces nouveaux scheikhs dans quelc^es caatons au sud de la Mecque , de construire de petits châteaux ou des tours pour la défense de leur résidence. A Mé^. dîne, poste imjportant où il savait que la population était hostile i sa xioctrine et à sa personne, il entretint une troupe d'Arabes du Sîèdjd et de TYcHneu^ armé^i de mousquets : chaque homme recevait une paie aie sept piastre fortes par mois, ludëpendam** mept de r^tio»^ de fariu/ç et de beurre^ Ces soldajts^ : habj^^^es villes du Nedjd f qui sontixms pourvus de piousqu^t^^ forment le principal corps dtëlite de l'armé.e wahhabite , c'est à eux que -sont confiées les .ef)itreprise$ les plus diflOiciles ; ce furent eux l^ui empor^rent Kerbà» d'a$saut«