II. Vojr. dans T Arabie. u
Les deux envoyés qu'Abdallah Ibn Saoud avait fait partir à la suite de Tousoun pacha arrivèrent au Caire, en août, pendant la révolte des soldats. Abd el Azis, l'un d'eux, était parent d'Abd el Wahhab, fondateur de la secte des Wahhabites; l'autre était un officier de Saoud. Ils présentèrent à Mohampied Aly le traité conclu avec son fils Tousoun et les lettres dont j'ai parlé: Abd el Azis était un homme très instruit; et plusieurs des plus habiles oulémas du Caire furent chargés par ïe pacha de disputer stvec lui sur des matières théologiques. Il s'informa de tous les détails concernant l'état civil et militaire de l'Egypte, ses ressources et son commerce. Il acheta beaucoup délivres arabes, et finit par exciter la jalousie de Mohammed Aly, qui ordonna que deux à trois soldats accompagneraient toujours les deux envoyés partout où ils iraient. Cette condjjite rendit leur position si désagréable , qu'ils ne tardèrent pas à demander la permission de partir. tJn habillement Complet et trois cents piastres fortes furent donnés à chacun en présent, et, on leur remit la réponse du pacha à la lettre d'Abdallah Ibn Saoud ; elle était écrite d^iûe manière très ambiguë , relativement à la paix ou à la guerrje , et proposait de ratifier le traité conclu avec Tousoun , pourvu que les Wahhabites consentissent à céder la province de Hassa, l'une des plus fertiles et des plus importantes de leurs possessions par sa situation sur le golfe Persîqtie.
Il était évident ou que Tousoun pacha avait trompé lés Wahhabites, ou que Mohammed Aly avait donné une nouvelle preuve dé son mépris pour tous les enr
gâ|;emenâ. Toù^ôun, égal en rahg à éon {)êre, àVaîl signé un traité qui liait tout ^6n pftrti^ et il ëid avait recueilli l'avantage en usant de la faculté quMl' lui avait procurée d'ërfiàppdt, dhisî qdè ébti%ftaëe; à la destruction. Néanmcffiis fi^iM pêlt; ëiif l'iif de représenter les choses^ à GôtiMàMlnoiplèfy lâtftt^tiii jàUf? tout différent; et coxiime ii k^^it§i\ire ^tfîl ànéîii^ tirait les Wafahabîtes psir'k pr)^ de Dè^àïéfi, il e^it iMéoe^^aire dé persdadiftr ïi sèn tcyifim^ (fif il h'af^ Yaît pais eniéore abandonné cet iàfjét, et ïfnë lé trkUê conclu par soâ fil» ne davaif éù^ ëdtiéidêtS'ifiiê comme ua armislÂce temp^ràii^e. r ■■■'■'
En septeariwe. i8if5, schë#ïf Kàdjlshv ** k***' arabe, ft>t amené enohtihl^ aà €aii*^. Obi di'«tfM iPi/if s'était (juerelié avec HassaW patehJa^ gowVfefïteui*' étf ]\lé4ine, qui le soupçennjait ée copfèfepéttdancfe cèil^' pable avec l'enneihi;j mai» k vérité entait qtië ftni^leS' Osmanlis le regardaient? d^iti oâil^dPënvi'é'à (iaâSé'dé' lagraïide rtaoïmnéeqiï'il avait «*»q*ûisië'èt'ïétt* Wu# g^néiial qui courait jque^ k* v^ii(Roii«î remportée i» Bl^ sel éiai6 due à ses effortsuBcirapt tes* pfemi^ nïbk^ do sa captivité au Gairey il fut ti^ité oommieWi cflri^'
minai ohMnaire ; mais au'pi4nt6iâ^dé4£li6y^iitldf' on fit des pré{)aratir9'ooiltt« tes>'Wabhàbilëè; il httmîi> en; liberté , , et MiohamiMé Ai^ aife^tfit' de llii' donner. des < marques dci digtittCtibitl Ilé^'^' BOVëiïi«ibre 1^16, Tousonn arrivaraîu GlriïQ alliée (tJuteî^fwS* centaines de soldats. Après son retour à Médine, les communications avaient été rétablies dans tout lé Hedtâîf ^Vèc les WahKabitési* Dfe' cstràVànès. Vinrent» du, Nedîd àMédine et à la Mecque^ et.en > déo^sibre. beatieoiip de Wafababxteis firent le "pélé^"
rinage. Aucun chef turc n'avait déployé dan$ cette guerre plus d'activité ou plus de bravoure personnelle que Tousoun , mais ses efforts n'avaient jamais été couronnés de succès. Il fut accueilli au Caire avec tous les honneurs dus à son rang et à son courage; néanmoins étant allé voir son. père à Alexandrie , il fut reçu très' froidement (i).
Vers la fin de iSiS, plusieurs scheikhs arabes du Hedjaz vinrent au Caire réclamer la protection du pacha. C'étaient desparens d'Ibn Madri que Mohammed Aly avait nommé chef des Asir en remplacement de Tami ; mais quand il quitta le Hedjaz , les partisans de Tami forcèrent les nouveaux scheikhs à s'enfuir , Hassan pacha était incapable de les soih tenir; Mohammed Aly leur fit un accueil gracieux au Caire, leur donna des présens , et les renvoya à la Mecque y alors il ne pouvait disposer d'aucune troupe pour l'Arabie , étant sérieusement occupé de préparatifs pour défendre les côtes de la Méditerranée contre une; attaque , que suivant le bruit général y les Anglais projetaient. Dans la relation de mon voyage en Arabie , j'ai parlé des craintes de Mohammed Aly qui se renouvelèrent quand il connut les clause du second traité de Paris , et plus encore Iqrsque les Anglais prirent possession des iles Ionienne^ qu'il ^considérait comme un acheminement à son propre territoire; il était confirmé
(i) En septembird i8i6,Toa8oaiimQiiratde U peste i Botfette, ok il commandait un corps de troupes conside'raM^y campé là pour la dëfoDse de lai cdtè ^-il fut regretté comme un homme qui montrait un gnind attachemeatè ses tanls, et dépensait Tar^t avec profo^n.
dans son.opinioti par les rapports absurdes de ses émissaires et les «discours des francs serriles et flat-' tcurs ou plutôt pseudo^rancs qui tous étaient desanti-anglicans déterminés. Au bont de quelques mois y les alarmes cessèrent , et il tourna de nouveau' ses yeux sur ïe Hedjaz^ ayant l'intention rf'y envoyer une année nombreuse sous lès ordres de soh' fils Ibrahim pacha. En janvier i8i 6, des lettres circulaires furent écrites à tous les scheikhs a^bes de Ce' pays, pour les instruire du prochain départ dlbrahim , les exhorter à l'aider et leur assurer que Mohammed Aly comptait visiter de nouveau leurs territoires et couronner ses précédentes victoires par la prise de Deraïeh. Il n'était nullement question dans ces dépêches de la paix conclue avec Abdallah Ibn Saoud , et celui-ci n'avait pas non plus répondu encore à la demande du canton d'El Hassa , &ite par le pacha.
En mars 1816, on apprit que des troubles avaient éclaté au sud de la Mecque. î^a^javalerie turque postée à Beïsché, à Rannîé et à Taraba, avait été retirée ; des Bédouins au service du pacha restèrent en garnison dans cette dernière place. Les. Wahhabites semblaient gagner journellement en force dans cette contrée ; il parait aussi que les cantons du sud« n'avaient pas été compris dans la paix faite avec Abdallah Ibn Saoud.
En août 1816, Ibrahim pacha partit du Caire pour le Hedjaz, avec l'ordre, disait-on, d'attaquer Deraïeh en passant par Médine et le Gassim. Il avait à peu près deux mille hommes d'infanterie qui allèrent par Gosseir à Yainbo , et quinze cents Bé-
injustes et criminels. Adressons-lui nos actions de grâces le^ plus cordiales pour la grâce qu'il nous a accordée , et l'honneur dont il a couvert nos troupes. S'il plaît au tout-puissant , nous partirons de ce lieu dans trois ou quatre jours pour Rannié et le Be'isché, et nous dirigerons notre marche contre les Ara-^ bes Asir restans , afin de rétatJii* l'ordre dans le pays et d&Y truire tous les rebelles.
Nous avons voulu vous annoncer ces b9ii;in4ps peuis^eft et TOUS apprendre comment \e tout-puissant , dàn^ s^ bonté, a daigné nous octroyei; l'accomplissement de ^wte& np» espion raiices. Qu'il complète sa.gvâce, et purifie touA le pays»' éur Hedjaz de l'ordure des uuéchans en les ex,t^nnii|tantv Kaufi. vous chargeons de prier pour nous au tomb^u. de iiQtre 9^ gheur le rodempteui: ; et puisse le teut^pu^çajati^ daQS>so!ii> aide gracieuse , continuer à. vous, regarder d^H^ Cfjli favorajalel Tel est le sujet dont nous désirions vousinJbrmen.
Que la miséricorde et la paix de Dieu soienf -^V^c. notoe: seigneur Mahomet , sa famille et ses.djisGiplesI Le «j du mois de safar •
lÔSo de l'hégire^ b« S.
No ni. ,
LETTRE d'aBDALLAO IBN SAOUD A TOÙSOUN PACHA , AU SUJET DU BÉPÀRT DE CE DERNIER DU GA^SIMf POUR LA MECQUE, (v. P. 4-^!^)'-
Au nom du Dieu très miséricordieux , Parfaite paix , salut et honneur au seigneur du genre hu- -, n^aih; Mâliomet, que la milséi'icorde et les plus amples bénédictions de Dieu soient avec lui ! et ensuite au noble Ahmed Tousoun pacha , que Dieu puisse l'induire à des actions saintes ! Ta lettre nous est parvenue; puisses-tù paiTenir au^ bonnes g^i-dçes de Dieu] Et npii3..iu>us Téjouisi»ons,d^ noiJj^U^
SUPPLEMENT
It» I.
CATÉCHISME 011 P&OfCSSIOK DE FOI DES. WAHHABITIS.
r ■ -1 II . . «i
Ipn Sao^id aux habitajas de la Mecque riafUument. honorée ; ,
Louange soit à Dieu, le seul Dieu I qui n'a point dç com-. pagnon , à qui appartient la souveraineté et .qui est tout-pui^, sant. . . •
Au nom de .Dieu très miséricordieux I il est nécessaire QUet tout serviteur choisi de Dieu ait une connaissance véritable du
tout-puissant^ car nous lisons dans • la parole de Dieu ( le K^ran) : « Sache qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu, . » tiokahii ^i), que Dieu lui fasse ipiçéricprdç !. a dit : .««.Apprends » d'abord; et ensuite parle et a|;is^ p. Si l'on t^e dem^d^ quels sont les trois fond^ixle^s qe la science? Réponds :. «t Qjie. » le serviteur connaisse le seigneur son Dieu, sa religion; et >» ,SQp prophète. » ,. , . ,,, ..; : .. ^ ../ .,,^.^
Et premièrement , quant à la connaissance de. Dieu, si on te demande : .u Qui est ton ^eigneur? » IVépoud^ :.^ Al^çn sei- » gnegur est Dieu par la, bonté et la grâc^. duquel je suis né : » je l'adore, et je n'adore que lui.. » En eûet, ^ous lisons. ( dans le Koran ) : <$ Louange sodt au seigneur de toutes les N créatures ;.tout ce qui existe, à l'exception de Dieu, appar-
(i) Théologien célèbre qui a réuni lei tradition! de Mahomet.
» lient à la classe des créatures , et je suis moi-même une M partie de ce monde créé. » Si on te demande encore : « Gom- » ment as-iu connu ton Seigneur ? » Réponds : u Par les si- » gnes de sa toute-puissance et par la création. » En effet nous lisons : «( Et les signes sont le Jour et la .nuit y le soit leil et la lune ; et sa création la terre et le ciel , et tout ce » qui est à leur surface et tout ce qu'ils contiennent, n Et nous lisons également : « Ton seigneur est Dieu qui a créé M le ciel et la terre. » Si on te demande : « PourqucH Dieu » t'a-t-U créé? » Réponds : « Pour l'adorer. » En effet, nous lisons : « J'ai créé les esprits et l'homme pour qu'ils m'adon Tassent. >» Si on te demande s « Qu'est-ce que IMeu com- » mande? » Réponds : « L'unité, ce qui signifie d'adorer lui seul » exclusivement et uniquement, et ce qu'il défend par des- » sus tout, c'est de lui associer quelqu'un , ou d'adorer un » autre Dieu avec lui. » Eh effet, nous lisohs : « Adore Dieu » et ne lui associe aucune autre chose ou créature. « Tu montres la manière dont tu doîà l'adorer par l'islamisme , par la foi et les aumônes , par la prière , les vœux , 1^ sacrifices ; par la résignation , la crainte , l'espérance , l'amour, le respect, l'humilité, la modestie , et par le soin d'implorer son recours et sa protection.
Voici ce qui prouve la nécessité de la prière ; nous lisons : «Prie et je t'accorderai ta demande, n Lé^ prières sont, par conséquent, ïa véritable adoration. Voici- ce qui prouve là nécessité de faire des voeux ; nous lisons : « Accomplis tes M vœux et crains le jour dont lès maux ont été prédits. » Voici ce qui prouve la nécessité d'immoler des victimes, nous lisons : « Prie Dieu , et tue des victimes. » Et le prophète , que la miséricorde de Dieu soit sur lui ! a dit : « M au- » dit soit celui qui sacrifie à un autre qu'à Dieu. >•
Le second fondement de la connaissance est la^ religion de l'islamisme qui est la soumission au tout-puissant. En effet, nous lisons : « La religion devamt Dieu est l'islamisme, w Et ifest à cela que se rapporte la maxime du prophète , sur qui soit la paix de Dieu : « La plus importante de toutes les af- » faires est l'islamisme. » Si on te demande : « Combien y
» a-t-il de principaux devoirs de notre religion? >» Réponds : M II y en a trois , l'islam, la foi et les bonnes œu- » vres. Chacun de ces trois se subdivise en différentes par- » ties : — L'islam en a cinq , savoir : faire la profession de » foi qu'il n'y a point d'autre Dieu que Dieu , et que Ma- » homet est son prophète ; — réciter les prières prescrites , » — > distribuer des aumônes, — observer le jeûne du ràmad- » han, aller en pèlerinage à la sainte maison de Dieu. » Yoici ce qui prouve la vérité de la profession de foi , nous Usons : « Dieu déclare qu'il n'y a point d'autre Dieu que lui ; » et le sens des expressions : « il n'y a point d'autre Dieu que Dieu,» confirme qu'il n'y a qu'un Dieu et que dans ce monde rien ne doit être adoré , excepté Dieu ; et ce qui prouve que Mahomet ef»t le prophète de Dieu, c'est que nous Jisons : « Et Ma- >» homet est seulement un prophète. >» Notre devoir est d'obéir à ses commandemens, de croire ce qu'il a dit , de renoncer à ce qu'il a défendu , et c'est en nous conformant à ses précepte , que nous manifestons notre dévotion à Dieu. La raisoxr de joindre ensemble ces deux confessions , qui consistent à dire; <c il n'y a point d'autre Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète, » est de montrer notre piété et notre parfaite obéissaiice. Ce qui prouve la nécessité des prières et des aumônes, c'est que nous lisons : « Il leur a été seulement com- » mandéd'adorek* Dieuavec la seule religion véritable, défaire » la prière, et de distribuer des aumônes. » Y oici ce qui prouve la nécessité du jeûne , nous lisons : « O vous vra^ croyans, M nous vous avons ordonné les jeûnes! » Et ce qui prouve le pèlerinage, c'est que* nous lisons : « Et Dieu exige le pé- » lerinagé de tous ceux qui sont capables de faire le' « voyage. »
Afin de donner une preuve surabondante de ces cinq points fondamentaux de l'islamisme, on peut citer la tradition d'Ibn t>mar qui dit : «< Le prophète, que la miséricorde de Dieu soit M avec lui ! déclara que l'islam repose sur ces cinq principes : w La prière , l'aumône , le jeûne , le pèlerinage et la profes- » sion de foi qu'il n'y à d'autre Dieu que Dieu. » Le second def( principaux devoirs dek religion est la foi. Il comprend
soixante-dix-neuf clauses (i). La première est la déclaration : « n n'y a pas d'autre Ûieu que Dieu. » Et la dernière l'écartement de tout mensonge de la voie du fidèle. La pudeur est une -de ces clauses. La foi se subdivise en six parties, ce sont : Croire à f)ieu et à ses anges et aux livres révélés , et à ses prophètes , et au jour du jugement dernier et à * la toute-puissance de Dieu, duquel procèdent tout le bien et tout le mal. Ce qui le prouve, c'est que nous lisons : u Lajusn tice ne consiste pas à tourner vos visages à l'est ou àl'oue^t; » mais le juste est celui qui croit en Dieu et au jour du ju- » gement dernier et aux anges , et au livre sacré et aux pro- » phètes. » Ce qui prouve la toute-puissçmce, c'est qu'il est dit: M Nous avons crée toutes choses par notre puissance. nLe troisième des principaux devoirs de la religion consiste dans les bonnes œuvres. Elles sont comprises dans un seul pré-' cep te qui est : « Adore Dieu comme si tu^le voyais » et si %\k n ï^e peux le voir , sache qu'il te voit. >^ En.voiU^ la preuve ; nous lisons : « Celui qui toyirne son visage ver$ le tout-puis- » sant et a confiance en lui , i]L faàt bien, .il tient ferm^ par » le manclte le plus solide. » . ^^
Le troisième fondement de la connaissance est lançon*naissance de notre prophète Mahomet; que la miséricorde ^la paix de Dieu soient sur lui ! Mahomet fils'4'Abd(dlah , fils d'Abd el Motalleb , fils de Ha^chem , fils de M^af dont la lignée rertionte à Adnan qui descendait d'Ismaël,. fil^ d'Abrar ham , que la miséricorde de Dieu soit sur. eu:;; et sur le pro« phèteî Mahomet, que la miséricorde de Dieu" soit sur lui! est un envoyé que nous ne devons pas adorer^ et un prophète que nous ne devons pas démentir; nous devons lui obéir et le suivre , parce qu'il a été ordonné atix- esprits et aux mortels de marcher d'après lui.. Il naquk et fut' choisi pour prophète à la Mecque ;■ il s'enfuit a Médine et y ^ mourut. C'est de lui, que Dieu lui manifeste 'sa bonté ! que nous avons çettç maxime: u Je suis le prophète; ce n'est
- (i) Le manuscrit arabe, n'est pas tréi lisibLe'^eii cet- endroit , il 7 «, ptut-étre soixante -dix-sept.
N^ pâvwfe assertîbft lafisse; je suis le fils d'Âbd el Motafleb ! m Sk on 16 demande':' « Est-ce un mortel? » ïteponds : « Oui,. » o^96tà9 mortfel. » En effet ^ nous lisons : «Dis,, je ne suis. * qu'un inf>rtel comme vous-mcmes , à qui iï^est révèle que » votre Dieu est seul Dieu. » Sî on té demande : « A-t-ïI w été envoyé à une classe particulière du genre humain ? » -T- RéfKmd»: « Non, il est envoyé à toute la race humaine. >» " En efifet, nous lisons': « 0 hommes, je suis le prophète de Dieu m envoyé à tous tous. >» Si oh te' dèiilande : « Une autre religion <tt^rentfe dé la sienne peut-elle lui être agréable? » Ai'ponds : w Non, aucune autre ne peiit être acceptée. » Car nous lisons : « Quiconque suivra une autre religion' que l'islamisme sera >r rejeté.' i^ Et si on te demande : <» \Sh autre prôjhète vieniH di>»-l4l après M?» Réponds : « AucUn prophète ne viendra >r aprèftltti ; car après Itd viendra le jugement dernier. »» En effk^ nous lisons : «t Il'n'a été le propliètp d''aucun de vous »> honmies , mais il a' été le prophète de Dieu , et lé sceau ». (b^est àf dire lé dernier) dé tous l'es prophètes. » . ,
LETTRï: de MOHAmiBP ALY AUX PKINCIPAUX HABIT ANS Dl^..
MÉDINB .. POUR LEUR ANNO;S(!lBR LfiSr S^lTAltS DftiSA
. GRA^joti;. ViCToiajs sub. lbS; Wahhabitbs k nSEV kv'
.l|OI8ÎI»;JiMÏVIWI l8lR»('Vi 'Pi'4*4)'(0-
: itftiula^boBté du Trèsflàùf,
À< notre hooovuble peuple, les 'habitans de Médine l'illustre^ Aiix tiçèft honorables et nobles primaits , lés voisins dé no-
(i) Cette lettre est. un modèle de style arabe. Elle fut lue dans une aslëmlnée glhier'ale iênue dans lagrande mosquëe de Hëdine (M. Bilrck* kardt possédait l'original )•
tre prophète , que la bonté et la paix de Dieu, soieut a^ec lui! les premiers entre les schérifs et. les hommes doctes, les louables, les vénérables, les chefs de la ville, que Dieu leur accorde sa paix, les prenne sous sa protection et sa garde, et verse sur eux toute sa bienveillance ! Amen.
Nous vous donnons notre salutation et nos. coinplimens les plus sincères ; et nous vous annonçons que le toiU^puissant, dont nous célébrons la gloire et la puissance, nous a promis de* remplir Tattente du sultan des sultans de l'islamisme , en nous induisant à déplacer de la Mecque l'armée des vrais croyans poui*vue de tous les approvisionnemens nécessaires de vivres , de bagage et de munitions , afin de ti*ansférer notre quartier-général de là à Kolakh. A cet effet , nous pardmes de la Mecqucle samedi 26 du mois de mobarraixi, et nous arrivâmes à Kolakh le mercredi , dernier jour de ce mois. Notre plan était d'atteindre au plus tôt Taraba, pour combattre les armées combinées des hérétiques commandées par leur chef Faisal Ibn Saoud, accompagné^^d'Ibn Sdiokau , dlhn Dohman , d'Ibn Katnan , et d'Ibn Mahi , ainsi que de Bakhroudj et d'Ibn Hatamel, avec tous les scheikhs des Arabes du Beïsché, et les Arabes Douasir^ Bekoum et Otéibé, et ceux des pays de He(^''az , de Sebia et d'El Aredh. Ils avaient de plus été renforcés par Tami et dix mille Arabes Asir, ce , qui accrut leur armée jusqu'au nombre de quarante mille hommes. Alors le diable à confondu leurs conseils et ils ont projeté 4e nous attaquer. Ils ont quitté Taraba et sont venus dans notre voisinage près /lu célèbre village de Bisel. Nous avons marché à eux avec quinze cents de nos cavaliers , choisis sur le nombre des vrais croyans , et deux pièces d'outillérie de campagne , afin de faire une reconnaissance. A liotre approche, ils se sont répandus sur les montagnes^ et AOtts ont opposé une résistance déterminée. Mais nos soldats se sont sacrifiés à leur devoir, et après un grand carnage , les ont repoussés jusqu'à leur position la plus forte ( i ). Nous cou-
(1) La vente est que, lo premier jour^ la cavalerie turque fut re«> poussée.
tinuânies alors , sous un feu continuel , à les attaquer , et à tâcher de les attirer dans la plaine. Nos soldats furent engagés depuis le lever jusqu'au coucher du soleil. A la fin , la nuit mit un terme au comhat. Alors nous nous emparâmes des défilés par lesquels ils pouvaient essayer de se retirer. Dieu nous envoya la force et les stratagèmes. Nous envoyâmes chercher à Kolakh un renfort de deux mille fantassins, avec leurs pièces de campagne (i),*et nous attaquâmes de rechef les enneniis, au point du jour. Us ne résistèrent pas à notre première atteinte , ils s'enfuirent et Dieu permit à nos glaives de se tremper dans leur sang. Us aibandonnèrent leur camp, et près de cinq mille tentes; et cinq mille chameaux /dromadaires et bétes de somme avec tout le bagage et lôs vivres, devinrent la profe de nos troupes, qui ainsi restèrent maîtresses de tout leur camp et de tout leur honneur (2). Elles poursuivirent les fugitifs qui perdirent un grand nombre d'hommes tués et faits prisonniers : no$ alliés, les Arabes du Hedjaz, tombèrent également sur eux dans les défilés étroits. Tami lui-même ne s'échappa qu'avec cinq cavaliers et cinq honunes montés sur des chameaux : Dieu les a ainsi exterminés par sa puissance et sa force. Nous sommes partis de Kolakh le dimanche, en poursuivant vivement l'ennemi, et nous sommes arrivés, le mardi, dans le voisinage de Taraba. Faïsal s'y était réfugié avec cinquante cavalière et cent hommes montés sur des c]]|ameaux , le reste de ses troupes ; quand il fut instruit de notre approche , il prit aussitôt la fuite. Les habitans de Taraba et la portion de la garnison restante sortirent de la ville afin de venk* à notre rencontre et de demander une sauvegarde. Nous leur promimes la sûreté et nous établîmes notre quartier-général au milieu d'eux. Tous les Arabes du voisinage nous y rejoignirent , et Dieu per^t que nos souhaits fussent remplis en débarrassant ce pays de leurs oppresseurs
(i7 II n^est rien dit ici des Bédouins an service du pacba, qui fu« reDt les principaux aôteurs parmi les fantassÎDS. (a) Jeu de mots arabe: camp et Honnetir a ordihom oua ardeh&m, »
» tient à la classe des créatures , et je suis moi-mêine une » partie de ce monde créé. » Si on te demande encore : «< Gom- » ment as-tu connu ton Seigneur ? » Réponds : u Par les si- M gnes de sa toute-puissance et par la création. » En effet nous lisons : «t Et ses signes sont le jour et la .nuit , le so- M leil et la lune ; et sa création la terre et le ciel , et tout ce » qui est à leur surface et tout ce qu'ils contiennent. » Et nous lisons également : « Ton seigneur est Dieu qui a créé M le ciel et la terre. » Si on te demande : « Pourquoi Dieu » t'a-t-il créé? » Réponds : « Pour l'adorer. » En effet, nous lisons : « J*ai créé les esprits et l'homme pour qu'ils ui'ado- » rassent. » Si on te demande t « Qa^est-ce que Dieu corn* >» mande? » Réponds : « L'unité, ce qui signifie d'adorer lui seul » exclusivement et uniquement , et ce qu'il défend par des- » sus tout, c'est de lui associer quelqu'un , ou d'adorer un » autre Bien aVec lui. » Eh effet, nous lisobs : u Adore Dieu M et ne lui associe aucune autre chose ou créature. » Tu montres la manière dont tu doîà l'adorer par l'islamisme , par la foi et les aumônes , par la prière , les vœux , les sacrifices ; par la résignation , la crainte , l'espérance , l'amour, le respect , l'humilité , la modestie , et par le soin d'implorer son Secours et sa protection.
Voici ce qui prouve la nécessité de la prière ; nous lisons : «Prie et je t'accorderai ta demande, n Lés prières sont, par conséquent, la véritable adoration. Yoici ce qui prauve là nécessité de faire des voeux ; nous lisons : « Accomplis tes » vœux et crains le jour dont lés maux ont été prédits. » Voici ce qui prouve la nécessité d'immoler des victimes, nous lisons : « Prie Dieu , et tue des victimes. » Et le prophète , que la miséricorde de Dieu soit sur lui ! a dit ; « Mau- » dit soit celui qui sacrifie à un autre qu'à Dieu. >•
Le second fondement de la connaissance est la^ religion de l'islamisme qui est la soumission au tou:t-puissant. En effet, nous lisons : « La religion devant Dieu est l'islamisme. » Et if est à cela que se rapporte la maxime du prophète , sur qui soit la paix de Dieu : « La plus importante de toutes les af- » faires est l'islamisme. » Si on te demande : « Combien y
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» a-t-il de principaux devoii-s de notre religion? »» Réponds î M II y en a trois , l'islam, la foi et les bonnes œun vres. Chacun de cies trois se subdivise en différentes par- » ties : — L*is1am en a cinq , savoir : faire la profession de » foi qu'il n'y a point d'autre Dieu que Dieu , et que Ma- » homet est son prophète ; — réciter les prières prescrites , » — > distribuer des aumônes, — observer le jeûne du ràmad- M han, aller en pèlerinage à la sainte maison de Dieu. » Yoid ce qui prouve la vérité de la profession de foi , nous lisons : « Dieu déclare qu'il n'y a point d!autre Dieu que lui ; » et le sens des expressions : « il n'y a point d'autre Dieu que Dieu,» confirme qu'il n^y a qu'un Dieu et que dans ce monde rien ne doit être adoré , excepté Dieu ; et ce qui prouve que Mahoçiet e«»t le prophète de Dieu, c'est que nous Jisons : « Et Ma- » homet est seulement un prophète. » Notre devoir est d'obéir à ses commandemens, de croire ce qu'il a dit , de renoncer à ce qu'il a défendu , et c'est en nous conformant à ses préceptes , que nous manifestons notre dévotion à Dieu. La raison' de joindre ensemble ces deux confessions , qui consistent àdire: ce il n'y a point d'autre Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète, » est de montrer notre piété et notre parfaite obéissance. Ce qui prouve la nécessité des prières et des au- -mÔDes, c'est que nous Hsons : « Il leur a été seulement com- » mandéd'adoref Dieuavec la seule religion véritable, défaire » la prière, et de distribuer des aumônes. » Voici ce qui prouve la nécessité du jeûne , nous lisons : u O vous vra^ crpyans, M nous vous avons ordonné les jeûnes! » Et ce qui prouve le pèlerinage, c'est que» nous lisons : « Et Dieu exige le pé- » lerinagé de tous ceux qui sont capables de faire le' M voyage. »
Afin de donner une preuve surabondante de ces cinq points iondamentauôt de l'islamisme, on peut citer la tradition d'Ibn t>mar qui dit : «< Le prophète, que la miséricorde de Dieu soit M avec lui ! déclara que l'islam repose sur ces cinq principes : » La prière , l'aumône , le jeûne , le pèlerinage et la profes- » sion de foi qu'il n'y à d'autre Dieu que Dieu. » Le second de^ prindpaiix devoirs àeh. religion est la foi. Il comprend
soixante-dix-neuf clauses (i). La première est la déclaration : « n n'y a pas d'autre Ûieu que Dieu. » Et la dernière l'écar* tement de tout mensonge de la voie du fidèle. La pudeur est une* de ces clauses. La foi §e subdivise en six parties, ce sont : Croire a t)ieu et à ses anges et aux livres révélés , et à ses propliètes , et au jour du jugement dernier et à * la toute-puissance de Dieu, duquel procèdent tout le bien et tout le mal. Ce qui le prouve, c'est que nous lisons : « Lajus- » tice ne consiste pas à tourner vos visages à Test ou àl'oue^t; » mais le juste est celui qui croit en Dieu et au jour du j>u- » gement dernier et aux anges , et au livre sacré et aux pro- » phètes. » Ce qui prouve la toute-puiss^ce^ c'est qu'il est dit: « Nous avons crée toutes choses par notice puissance. » Le trobième des principaux devoirs de la religion consiste dans les bonnes œuvres. Elles sont comprises dans un seul pré-' cepte qui est : « Adore Dieu comme si tu le voyais , et si tu » ue peux le voir , sacbe qu'il te voit. >i En.voiU. la preuve ; nous lisons : « Celui qui tofirne $on visage ver^ Jlç tout-puis- M sant et a confiance en lui , il fait bien, .il tient ferm^ par » le manclfe le plus solide. »
Le troisième fondement de la connaissance est lançon» naissance de notre prophète Mahomet; que la miaéiicorde^la paix de Dieu soient sur lui ! Mahomet fils- .d'Abdallah y fils d'Abd el Motalleb , fils de Ha3chem , fils de M^af dont la lignée remonte à Adnan qui descendait d'Ismaël ,. fil^ d'Abrar ham , que la miséricorde de Dieu soit sur. g^ et sur le porophète! Mahomet, que la miséricorde de Dieu' soit sur lui! est un envoyé que nous ne devons pas adorer, et ,un prophète que nous ne devons pas démentir; nous devons lui obéir et le suivre , parce qu'il a été ordonné aUx> esprits et aux mortels de marcher d'après Idi. Il naquk etfut' choisi pour prophète à la Mecque ;■ il s'enfuit à Médine et y - PCiourut. C'est de lui, que Dieu lui manifeste « sa bonté! que nous avons cette maxime : « Je suis le prophète ; ce n'est
(i) Le manuscrit arabe n^est pas tréi liflibi.e4B cet. endroit, il j a ptut-étre soixante -dix-sept.
>K pà9«tfe assertkxk faasse; je suis le fils d'Abd el Motalleb ! m Sft on ta 'demande;' « Est-ce un ifi6rtel? » !K:éponds : « Oui, » e^96t il» mortel. » En effet , nous lisons : «Dis, je ne suis. )«> qu'un mortel comme vous-mêmes , à qui iï^est révélé que » votre Dieu csi seul Dieu. » Si on té demande : « A-t-il » été envoyé k une classe particuKèré du genre humain ? » -r- Réponde: f( Non, il est envoyé à toute la race humaine. >» " En effet, nous lisons : u O hommes, je suis le prophète de Dieu m envoyé à TOUS tous. » Si où té' demande : « Une autre religion c^âfôrent^ dé la sienne peut-elle liii être agréable? » Ri'ponds : « Non, aucune autre ne peilt étte acceptée. » Car nous lisons : « Quiconque suivra une autre religion que l'islamisme sera » rejeté.' n- Et si on te demande : <• lïh autre prophète vienïH di>«-l4l après M'?'» Képonds : «Aucun prophète ne viendra >»- apr-èâlui ; car après lui viendra le jugement dernier. » En effets nous lisons : « II' n'a été le prophète d^aucun de vous »i hommes , mais il a été le priophëte de Dieu , et lé sceau ». (b^estr à^ dire lé dernier) dé tous les prophètes. ».