‹ Voyages en ArabieChapitre 4 sur 40 · II. Voj. dam l'Aralue. a · texte numérisé non relu

II. Voj. dam l'Aralue. a

ce pauvre diable qui se laissa conduire $an$ faire |a plus Kçêre résistance; nos g;uides n'^étaient pas en état de se meéurer avec les Ouof, tribu très redoutée pourvSoh caractère belliqueux et farouche; il n^y àtait paè à Rabégh un jugé à 1 autorité duquel où put en appeler; et les deux Bédouins avaient un 4roit légltiihe sur leur prisonnier. Ce n'aurait pas été de ma part un grand acte de générosité que de payer sa rançon ; mais^je pensai que cette obligation devait tomber sur les Malais ses compatriotes ; j'employai donc tous mes efforts pour lés y décider. ]^ôn jamais je ne rencontrai" des misérables si insensibles, et si endurcis i ils répondirent upanipiement qu^ils ne QpiQjQaissaient pas cet homme , et n'étaient pas ténus '^é' fiiire aucune dépense pour lui. Les chameaux "étaient chargés, tous étaient montés, et le chef allait 4Qnnèr lè signal du départ, qiiahd le malbeuréùk objet de la contestation éclata en lamentations déicbiJterites ; j'avais attendu ce irioment. Comptant sur lé respect dont je jouissais dans la caravane, parce qu^ôn me supposait attaché à l'armée de Mohammed 'Aly , et sur la bonne volonté de nos guides que j^àvaiis cultivée en leur distribuant libéralement des vivres depuis notre départ de la Mecque, je saisis le cbameaii du chef,* je l'obligeai de se coucher, et je ïÂ^écnaî, que la caravane ne bougerait pas avant que le pauvre homme fût relâché. Ensuite , j'allai d'un animal â l'autre et tantôt en chargeant d'împrécàtîbris et de malédictions les Malais et leurs femmes, tantôt en colletant quelques uns d'entre eux, je levai siir ' chacun de leurs chameaux; vingt paras ( à peu près trois pences ), et après; une longue dispute | je

complétai les vingt piastres, ^p portai cçt ai]gent ajgijS^ Bedoîiîhs, restés a une certaîae distance, avec lewr prisonpier^ je leur représentai S^on donu^oxq^L j[!invoqùai ITxpiiueur cjeieur.iribu^.et je fus a^e^ ht^tf-^ rèux pour lès décider a se contenter dfi 4ix pi^^streai Conformément âùx vraies ioaxime3 turaue$i j^aurab dû m'approifrîer les dix autresij. coipme. un. dédpift^ mageméiit de ma peine; mais à la mprtj^Qf^tiQnJiXr^ finie dé ses compatriotes'^ 'j^ leé donnai au paui^ MàTai. II eh résulta c^ixe^ pendant le rc^ste d^ voyafi[e». ils récartêrènt entièrement de leur troupe, et (ju!il, resta à Ina charge juscju'à notre arrivée, à ^^djjaie f\ et durant son séjour dans cette ville. J'avais.Vintcai-^ tîon delui fournir les moyens d(5 retourner;à.Xâmha|. mais bientôt Je tombai dangereusemeiit x^a\ad€^^;j9t| j'ignore ce (jii^il devînt. ,: ;-..;//

Plusieurs inendians demandaient la- charité. a|ij marche deRal)egh; ces malheureux^ en partojçit ^dç^ la Mecque ]pour Médine avec la grande carav^ne^i^ s^imagirient qu'ils seront assez, forts pour ^upporto^ les fatigues de ce voyage ^^ et savent qu^eo m^vcbant avec là caravane , ils y trouveicont des hoîome^ eha.-^ ritables qui leur procureront des vivres et de Teau ;: mais ïés longues traites de nuit les .ont bientôl: épuif*e sé$ , ils restent en arrière , et , après de gifandes pri* vationb et des retards perpétuels, ils sont pl^ligé^d^ profiter dVutres occasions pour continuer leiurmut^^ IJn pèlerin afghan s'était joint à notre troupe., ç'4-^ tait un vieillard extrêmement robuste; ijl é^it venu^ à pied de Gaboyl à» la I^ecque et comptait y retouraarî de la même manière. Je regrettai qu'i( ne ç^ l'arabe que très impatrfaiteme^t^ car il a^t L'air Usèf mteU

Ugenty et sans doute il n'aurait idonn^ des rensei-gnemèns très intéressans sur son pays.

ao janvier. On quitta Rab^h à quatre heures après midi, et on fit route au N. 8 0. Le terrain était presque partout composé de silex noir , et mêlé çà et là de collines sablonneuses sur lesquelles croisaient quelques arbre^ ; comme depuis qiiarante-kuit heures je li'avisiis pas goûté le moindre repos, je m*endôrmis sur mon chatneau : ainsi ^ tout ce que J€ puis dire, c'est qu'après une traite de onzelieures à'tra.vei^: i|n pays iiiontueux et sablonneux, on fit halte à Màstoura,^ 'station des' pèlerins. Deux puits profond^ et rèvètus en pierres y fournissent en abondahèSé'de'i^ù ièkcélléhte; il y avait tout auprès le tbmbëàtt dé '^cHelkh Madeli, saint musulman : les Wahhabites l'ont détruit. A peu près à dix milles à Fësty 1ë'0jébd Àyoùb ( iaîont de Job) s'élève au desétis dés autres somnièts de la chaîne dont il fait partie^;'{F éèfc en grande partie boisé. La tribu des Ouof rhabité, leiitrs vols reiîdent très dangereuse la route de KtiHeSa jùsqu^'ici , et toujours les caravanes y perdent dès' chatnea'ux où des charges de ces animaux. Du temps des Wahhabites , elle était complètement sûre, les'scheikhs des Harb et cette tribu entière ayàht'étédltelarés reliponsablesde toutes les déprédations lîommîses sut leur territoire. IToutefois, les Wahhabites îh^avâi^t pu soumettre les Ouof dans leurs thôntagnes; ceux-ci offraient le signe de leur indépendance par la longue chevelure qu'ils avaient conservée , malgré le précepte wahhabite qui enjoint expressément d'avoir la tète rasée.

Des pâtres ouof des deux sexes abreuvaient des

^^tpiijWL , ^mni non$ y ai;^ivâniQ8. : je. leur adbetaji pour quelques piastres iin ^gi^eâi^ et du tab^c^|ji|tte je partageai entre nos g^ide3,.et les geqs qai pou$ao comparaient sur la route. î^ Malai^ vinrent m^ demander leur part, en me doqnant à enteadre que leur consentement a mes réclamations, ^ Caveur de leur pauvre compatriote méritait une récompense; les Bédouins gui étaient avec nous m'épai^gnérent , ^r leurs dures réprimandes^ la peii^e de jéppndre à ces effrontés. .

On voyait près des puits plusif^urs lon^JiieaiUL. de pèlerins que les Wahliabites avaient |^,pecté$^, car ils démolissfiieqt rarement cei^x- que Voimicu^, ou la superstition u'avait pa^. ornés. :

21 janvier. On partit à trois heures afUTjès midi . et on travers^ upe plains tantôt pierreuse^ tantotargileuse et cultivée ; on se dirigeait au nord. . Apféf avoir marché pendant deux h^ et demie^dân$ une plaine sablonneuse couverte de broussailles basses, nous Vîmes le Djebel Ayoub à peia près à six milles dé distance : alors commença une chaîne de coteaux peu. élevés et parallèles ^yec la route; là on quitta le grand chemin dès pélerins^qûi coyrt plus à l'ouest^ et on ce dirigea vers les montagnes au N. i5 E. f afin 4'^n*iver à Ssafra par la voie la plus courte. Après une traite de treize heures à travers un pays inégal et de petites collines , on fît halte ^ vers le point du jour, dans une plaine sablonneuse près du Bir es* Scheikh : c'est un puits profond d*une ' quarantaine de pieds , son diamètre est de ■■ quinze, il est solidement revêtu en jnerres; qfs^fi qui /

Sri* Xh ^

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i^a^baité^ (lis voryaletâ^ que À'eb manifestent les '^fs'iféltfeH'aes croy«Èis. "

~' "'Oh' k ' dû 'remai'qaér que iibs marches Àe nuit 'èiâiéiit ''éoiijôtù^ ti^s longues, màik le pas des clia- 'îîjèàùî è&n tÂsIèht , on ne pioUvaît guère l'évaluer 'Sil^pliis de 'àèSx milles ou deux milles un quart à ilTieurè.*

'/^S'îlîs'soti't Jpressés |)ar le temps , les -pèlerins prenfeënï ^ël^éfôîé cette route/ maïs ils vont ordinal*rement par Béder ^ dont j'ai déjà parlé comme ^tant tè' lieu oà les câûràvahes d'Egypte et de*Syrié se rentt>ntreilt en â]lant a la Mecque.

' îïôus (étions maintenant tout jprès de la grande chaîne qui , depuis notre départ de Kholeîs , nous " " " quelques

ouest vers Nous trou-

tçW achetèrent une brebis, et la .fireijit cuire dans uYi triù "creusé dans le .sable et garni de cailloux

puis on dot le tout avec du sable et de l argile : c est et qfu on/nodine le inédjba. En une heure et demie & Vlaiicfé est cuite , elle n'a rien perdu de son ius, et

le'j^<5ût 'en est délicieux

" Izîâ' Janvier. A trois heures et demie après midi ôji' S*âôigna*liu, puits et on marcha au N. lo O. |iir tin teiraih în^àl et montant. Au bout d'une fitky^^i; dëûlie yhii entra dans les montagnes , à Tan-

jg^ie formée d'un c6^^ par la gptande cnaine^ et de Vautre^ paf* le rameau qui s^éténd vers Béder. De la, on continua às^avancer auN.-N.-E.^ dans des vallées sablonneuses et remplies de rochers détachés. De hautes montagnes a sommets aigus et entièrement ^lériles^ fermaient le chemin à droite et à gauche. La Jnontagne à Test qui^ ici, lui est parallèle^ est le Djebel âoubh ^ habité par les Béni Soùbh , branche des Béni Harb ; leurs montagnes renferment beaucoup de vallées fertiles, où croît le dattier , et où Ton sème un peu de dhourrà. C'est dans ce territoire que Ton trouve principalement l'arbre du baume de la Mecque 9 et 1 on y récolte exclusivement le séné de la Mecque où d'Arabie que la caravane ,de Syrie exporte. On décrit comme très difficile le passage de ces montagnes; il ne put jamais être forcé par les Wahhabites. De nombreuses familles des autres tribus des Harb s'y étaient, réfugiées avec tous leurs biens et leur bétail, pour échapper aux armes de Sàoud, et tandis que tous les ÏBédbuins du Hedjaz avaient été obligés de se soumettre à la domination des Wahhabites, les Squbh furent les seuls qui défendirent avec succès leur territoire, et maintinrent hardiment leur indépendance*

Après une inarche de six heures et demie , on commença à monter au milieu . de collines basses et rocailleuses ; au bout de sept heures et demie on entra dans l'Ouadt Zogag , vallée étroite dont la montée est douce; elle est remplie de pierres et couverte d'acacias; à mes\ire qu'on avance elle se resserre davantage; le chemin devient plus raide et plus difficile pour les chameaux. Au bout de treize

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heures, on atteignit un terrain. uni à^pn-sommet. flt,oiLSe irouTaaaiisia.TalIeeaEl SsarFa, tout près du.yillage de npêrae i»m, pU on s arrête,,,

.23 janvier. Tîos cnameaux étant fatigués, parce aû'ils n'avaient trouvé f|u'une pourriture , très ,ihétiy'e en ehcniiii, quoiqu'on leur. Jai^ât touj.qui;sïa EpaJinéequiitTC! jiour pâturer, et plusieurs nienaçant de devepir fourbus, nos condûctéi^rs s|arrèt^rent ici toute la" jôtirnée. De miîme que tous Jes , .autres viljges bédouins dont il a été qnestjoa précédemment» safra c.sl le murcbéde toutes les tfibus voisines. Xès maisons sont bâties siu- la pente de latnontàgne e|.dânsla;VaHéej|^ cmi est étççite, laissant à peine un espace. syiTSsant^pourlës bocages do;dattiers.qui en bordent les deux cpt^s.^Uii ruisseau abondant cpule dans cette ^TaUéei'Kiiineçte pied des dattiers et àr^^ dés ctiamjù aa^s"les [^ sinuosités de cét'të'.Tàlliié. On. y. sème du.dbourraf del oi^è et du dhokeB ,.le bâdeni3n.bu là méfongèhe, les, oignonSj te ipeloukliic e£ les i^ves ; les vignes, les cïlrdnniërs'jïêslianamers y 'sont très communs. Lé térraîn 'sablonneux est rendu ïerdle par Tarrosenoent. tfe fartes 'pluies éiiuent tombées trois joiirs àùpâ'ràrant i^'ns les Éciontagnés, et avaient produit un torrent largedeyingtpiedsat profond de trois on quatre qui boulait encore'. Les' bocages dé dattiers ont une étenduéihi peu ^;ès quatre milles; ils appàrlienhent aux habîlàns de S^^fra , ainsi qu'aux Bédouins des environs , qui entretiennent dès journaliers pris dans leur sein pour arroser la terre, et viennent euxmêmes ici au temps de la maturité des dattes. Les datUers passent d'une personne à une autre dans le

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