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souvent en trois dattiers. Us sont tous plantés dàiis un sable profond que Ton ramasse dans le milieu d^ la Vallée et qu'on entasse autour de leurs racines; il doit être renouvelé tous les ans. et ordinairemeuî les çourans d'eaii impétueux l'emportent. Chaque pc;tit, verger est entouré d'un mur en terre ou en pierre; les cultivateurs habitent plusieurs hameaux ou des maisons isolées éparses entre les arbres; elles sopt basses et ne . renfernieht généralement que deux pièces ; elles ont une petite cour pour le bétail. On trouve daiis les jardins des sources d'eau vive , et "beaucoup cTè puits ; le principal ruisseau jaillit dans un bocage prèà du marché; une petite mosquée s'éléVe à çôf é . ^ Quelques grands châtaigniers sauvages rombrageht. Je n'en ai pas vu ailleurs dans le Hedjaz, Ici aussi l'eau de là source était tiédie ^ mai's à un degré moindre qu'à Rabegh et à Kh'ôleîs.
Les habïtans de cette vallée, célèbre dans tout le
Hedjaz pour l'abondance de ses dattes,. sont de la tribu des Beni Salem , branche la' plus nombreuse des Ilarb, et, de même que dans la plupart des aùtrèis tribus dé cette contrée, les uns sont Bédouins, et les autres, qui ont de^ demeitres fixes, restent toute l'année dails leurs maisons et leurs jardins , quoiqu'ils s'habillent et vivent de la même manière que leurs frères sous leurs tentes. Le chef des Wah- -habites avait bien connu l'importance de cette station; ayant réussi, après une longue résistance, à vaincre les Beni Harb , qui tenaient la clef du Hedjaz
$jeptenirioiial (i), il jugea nécéssiaire ^ç veîîlëi: soî- ^eusement sur cette vallée, set y construisit pîusîeùirk tours où demeuraient les percepteurs de ses revenus, çtoù ils déposaient le produit des impôts. Tous ces )^édouins étaient décidément hostiles au système des Wahhabites ; même aujourd'hui , quoique délivrés de leur joug, ils les accablent d'autant de reproches que les Mekkaoui^ leur adressent àe louanges. Avant Tinvasion des Wahhabites , les Béni Harb n'avaient jamais connu de maîtres , et le produit de leurs champs n^avait jamais été imposé. L'autorité du sch^ rîf de la Mecque sur eux était purement nominale ; leur indépendance était réellement complète; et leurs sckeikhs ne secondaient ses projets que lorsqu'ils les jug|éaient avantageux à leur tribu. Ces Bédouins se plaignaient hautement du lourd farcfeau des taxes auxquelles les Wahhabites les avaient soumis et disaient qu'indépendamment-de l'argent qu'ils étaient obligés de verser dans le trésor de iSaoud, Othman el Medheïfé^ chef de tous les Wahhabites du Hisdjaz, léuip avait extorqué beaucoup d'autres sommes. Je doutai delà vérité de cette assertion , sachant que le chef des Wahhabites avait toujours pris un soin particulier de prévenir, chez ses officiers, ces actes d'injustice, et punisss^it ceux qui s'en rendjaient coupables. Ils me racontèrent aussi que non seule-
- (i) H fut aidé dans cette entreprise par Medheïtfn , antrefeis dhef dtS/Harb, t^ui aYait e'té pri^é de sa dignité par Djezi son riyal heureux. Medheïan fut ensuite trattreusement arrêté par les Turcs à Médine, pais décapité à Constantinople^ Djezi^ ami de Mohammed Aly, fut tué ^rle gouverneur turc de Médine , pour avoir trop fait valoir ses ser- ▼ices.
ment leurs làriiins et leurs plantations avaient ëté taxes , mais (iue vèiaLU même qui servait à les àfroser avait été affermée pour une somme annuelle.
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L'nabilleiiieirt des habitâns de Ssafra cons&te en une chemise et .une robe courte de gros calicot colorié de 1 Inde : ils mettent par dessus un abba ou mahtéaù blanc d^un tissu léger y le même que celui des Bédouins de PÊuphrate , et qui est semblable à celui de tous les Béni Harb. qui sont devenus së« dentaires, tandis que les Bédouins de cette tribu en ont un rayé de brun et de blanc. Le profit qu'ils tirent du produit des caravanes^ et leur petit trafic exercent une influence fâcheuse sur leur caractère, car ils trompent tant quHls peuvent; toutefois ils ne sont pas étrangers à la commisération et à Thospi* talité envers les pauvres pèlerins, qui, dans leur voyage, reçoivent gratuitement de leurs boutiques de qui leur est nécessaire pour leur nourriture quotidienne. Nofls en rencontrâmes ici plusieurs, allant à Médine, qui n'avaient pour subsister que ce qu'ils obtenaient en chemin de la charité des Bédouins. Ce ne lut pas la première fois que je réfléchis au mauvais emploi de la libéralité splendide de tant de khalifes et de sultans qui, pendant qu'ils enrichissaient Médine et la Mecque , et dépensaient des sommes énormes pour le voyage somptueux de la grande caravane des pèlerins à travers leur Terre sainte , ont entièrement négligé de pourvoir à la commodité et à la sûreté de la quantité immense de pauvres gens qui parcourent con]tinueUement cette contrée pour remplir un devoir religieux. Une demidouzaine de maisons de charité établies entre k.*^
dçux villes saintes, avec une rente annuelle de quel- (jues inîluefs de piastres, seraient pliis profitables a la cause deleur relijgion que toutes les sommes dépensées pour nourrir les paresseux ou entretenir une parade inutile/ Sur toute la route , entre la Mecque et Médi'néy oh n'a pas bâti un seul khan public, ni rien fondé pour l'avantage des voyageurs , excepté qu'on tient les puits en bon 'état. Le seul exemple d'une action vraiment charitable , citée par les hisiorieùs de la part des souverains qui ont enrichi la Mecque, est la construction d'un hôpital dans cette ville, ordonnée en 8i6 A. H. , par Moaïed, sultan d'Egypte : il n'en reste pas de trace.
Les dattes sont la marchandise la plus commune dans U riiedù marché déSsâfra ou Souk-es'-Ssafra. La livre de ces fruits , qiii coûte vingt-cinq paras à la Mecque, n'en vaut ici que dix. Le miel conservé dans des peaux de mouton est un autre objet de commercé ; les montagnes voisines sont remplies de ruches. Les Bédouins en placent à terre dans les endroits que les abeilles fréquentent; elles sont en bois et ces utiles insectes ne manquent jamais d'en prendre possession. Lé miel est'excellent , j'en vis qui était aussi blanc et presque aussi transparent que le cristal; on peut également acheter ici des drogues, des épiceset des parfums que les Bédouins de ces cantons aimeiit passionnément.
Ssafra et Béder sont les seuls lieux de tout le Hedjaz où il est possible de se procurer le baume de la Mecque dans sa pureté naturelle. L'arbre duquel on recueille le baume croit dans les montagnes voisines y mais principalement dans celle qu'on
nomme iVjebei Sobh ; il est appela t>àr les Arabes beschem. J'ai appris que cet arbre a une hauteur de dix à quinze pieds , le tronc lisse et Técorce mince ; le suc qui sort à l'iustantest enlevé avec l'ongle du pouce et mis dans un vase. Il parait qu'on distingue deux espèces de cette résine , l'une est blanche, l'autre est d'un blaqc jaunâtre ; la première est la plus estimée. J'en vis de la dernière sorte dans une petite peau de mouton ; c'est ce dont les Bédouins se servent pour l'apporter au marché. Ce baume avait une . odeur forte de . térébenthine , et sa saveur était amèfe. Les habitans de Ssafira sont dans l'usage de le. sophistiquer avec de l'huile de sésame et du goudron. Quand on veut ressayer , on trempe le doigt dans le baume , et l'on y met le feu;, si le baume brûle sans faire idu mal ou laisser une marque sur le doigt > oh juge qu'il est de bonne qualité ; mais s'il brûle le doigt aussitôt qu'on y a mis le feu , on le considère comme altéré. Je me rappelai avoir lu, dans les voyages de Bruce , qu'on essaie le baume en en laissant tomber une goutte dans un vase plein d'eau ; celui qui est pur se coagule et se précipite au fond du vase , tandis que celui qui est altéré se dissout et surnage sur le liquide. Je fis cette épreuve qui était inconnue aux gens de ce pays; et je vis la goutte surnager â la surface de l'eau. J'éprouvai aussi le baume à leur manière sur le doigt d'un Bédouin qui eut lieu de se repentir de sa témérité. Je jugeai donc que le baume qu'on vend ici est falsifié ; il était d'une densité moindre que celle du miel. Les Bédouins qui l'apportent ici en demandent d'ordinaire deux ou cinq piastres fortes par livre
quancl il est dans toute sa purett^ , et les 4^^1>es de Ssafhi le revendent atixpéleKns' de gràixdè. caravane, après Tàvôir aîlétâ, dêliuïtà'idQuzepîastreaforlèsU livre : ce sont principalement lés Persans qui t'aché^' tent. L Mecqut quelqui
rencontré par hasard un Bédôtiîn de qui *îl pùîssé rachetet* de là première ii[iaih, on ne peut pas sife flatter de l'obtenir^dans son ëtât de pureté. Les pèlerins qui appartiennent aux classes riches , soUt dans Fusage de mettre une goutte de baume dans là première tasse dé café qu'ils prennent le matin"; ils kont, dans ridée qu'il agît comme tonique, Lés seinénces de Tarbre qui produit le baume sont employées dans le Hedjaz pour procurer ravortement.
Je dois noter ici une coutume des Beni.Salem qui m'a paru extraordinaire quand il a été' commis un meurtre , et que la famille de l'homme qui a été tué consent à faire grâce de sa vengeance , moyennant le paiement de l'amende qui dans ce canton est de huit cents piastres fortes , le meurtrier et sa famille en paient un tiers, et les deux autres tiers sont acquittés par les parens. Je n'ai pas connaîssanee qu'un semblable usage soit reçu dans une autre partie du désert.
Nos guides eurent ici une longue querelle avec les Malais ; ils y avaient acheté deux chameaux destinés à en remplacer deux autres qui ne pouvaient plus continuer le voyage , mais n'ayanf pas l'argent nér cessaire pour compter le prix convenu ^ ils prièrent tes Malais de leur pister dix piastres fortes qu'il
leur rendraient à Médine. Les Malais refpsérent et se VôVànt Vîvemetit pressés ils eurent recours à mon intervention en leur faveur : mais les Bédouins se servirent du même moyen que j'avais employé précédemment et ils obtinrent les dix piastres ; dans cette océasibn uhe bouïse contenant à peu près trois cents pîasti*éè fortes qu'un Malai avait cachée dans un sac dé riz fut découverte ; il en fut extrêmement effrayé et crâiignit de plus que les Arabes ne regorgeassent en route jiour s'emparer de son trésor ; ils en profitèrent pour le tenir dans un état d'alarmes continuelles jusqu'à notre arrivée à Médine,
2^ janvier. On partit de Souk-es'-Ssafra (î) à trois heures du soir, et on suivit la vallée qui s'élargit un peu au delà de la place du marché. La T)rîllarite verdure du dattier et des champs cultivés, forme un contraste singulier avec les montagnes stériles de chaque côté. On marchait aii N. lô. E. La roche était d'argilolithe rouge avec des cotiçhes transversales de la même substance, mais de couleur verte; au delà de Djédeïdé, un peu plus loin, j'e frouvai, à mon retour de Médine, du feldspath. Au bout d'une heure on passa devant El Kharma, village de l'Oiiadi Ssafra : une heure après on rencontra une fontaine publique en ruines , près d'un puits à moitié comblé. Ici la vallée se partage ; une biranche tourné auN.-'O. ; l'autre, que nous suivî-
(i) Pendant la nnit, un courrier kurde montd sur ud dromadaire et escorte dcplusieurs Bédouins traversa Ssafra ; il venait da quartier gëouufral de Mohammed Aly et allait à Médine porter à Tousoun pachg la nouvelle de la prise de Tarabë.
mes, au N-.N.-Ë. Au bout de deux heures et demie on était à Dar el Hamra , hameau qui a des vergers de dattiers et des champs cultivés ; il est habité par les Haouasebj autre tribu des Harb. Plusieurs petites tours ont été bâties sur le sommet des monta-
gpes voisines des deux côtés des vallées ^ par Othman el Medlieïfé , pour la sûreté de ce passage. On nous offrit à acheter une grande quantité de bananes. Au bout de deux heures trois quarts , la route commence à monter , et le terrain qui depuis Ssafra oflre du gravier mêlé de sable ,■ devient pierreux.
Au bout de quatre heures un quart , on s'arrêta pendant un quart d'heure à Mokad, village où il y a aussi des plantations de dattiers. Un grand noinbre dliabitans vint nous entourer . et en remontant sur mon chameau, je m'aperçus que plusieurs petits objets de mon bagage avaient été e]|[ileviés. Ce défilé est singulièrement redouté par les caravanes de pèlerins et on raconte beaucoup d'histoires de vols si hardis çomEpiis par les Arabes qu'ils en paraissent incroyables. Us s'habillent quelquefpis comme. les soldats turcs, et s'introduisent dans la caravane pendant sa marche de nuit ; ce fut de cette manière que l'an passé , ils emmenèrent un des plus beaux chevaux, du ' pacha de Damas , chef de la caravane de Syrie. Ils sautent par derrière sur le chameau du pèlerin endormi , lui enveloppent la bouche avec leur abba, et jettent à leurs compagnons tout ce qu'ils trouvent de précieux sur lui. S'ils sont découverts ils tireht leur poignard et s'échappent en frappant à droite et à gauche , car s'ils sont pris , ils n'ont
pas de grâce à attendre. Ordinairement on les em^^ pale au moment où la caravane part de la station prochaine , et on les laisse ainsi périr sur le pieu ou par la dent desbétes féroces. Cependant Thorreur de cette punition n'émpéche pas que d'autres ne se rendent coupables du même crime, et des Bédouins se -vantent de leur habileté à voler les caravanes de pé^ lerins y parce que cela exige beaucoup de courage et de dextérité.
On se dirigea ensuite au N. 20 £• Ici commence une vallée large d'environ neuf cents pieds, et très sinueuse, elle nous conduisit à Djedeïdé où le chemin redevient droit, montant et escarpé. Je vis beaucoup de dattiers de chaque côté de la vallée , elle porte k nom général de Djedeïdé, et est partagée en plusieurs villages. Près de son entrée méridionale on trouve Es*-Souk ]>jedéïdé ou le lieu du marché, qui me sembla plus grand que celui de Ssafra, mais qui est presque entièrement en ruipé. De ce point, la vallée se rétré-» cit encore ^ et se prolonge ainsi pendant une heure entre des roches. escarpées. Ce fut ici que Tousoun Beg qui commandait la première expédition envoyée par son père contre les Wahhabites fut défait , dans l'automne de 1811. Ceux-ci maîtres des hauteurs firentpleuvoirunegrêlë de coups de fusil sur l'armée turque qui essaya eavain de franchir la vallée. Près* que tous les chefs de la tribu des Harb , ainsi que Tami et Othman el Medheîfé les deux grands chefs des Wahhabites du «ud , et deux fils de Saoud , étaient présens à cet engagement.
Au bout de sept heures et demie , on était à £1 Kheîf, dernier village de la vallée de Djedeïdé, où des
H. Voj. dansTArabie. :^
groupes de ioaaisons isolées sont également ëpars. ,Un camp d'environ quatre-vingts tentes de soldats .turcs postés dans cet endroit gardait ce défilé ^ qui est une de9 positions les plus importantes du Hedjaz y parce que c'est le seul chemin pour aller de la Mecque ou d'Yambo à Médine. Le caractère martial des ^arbles rend ti'ès propres à la défepse de ce poste. Même avant la conquête des Wahbabites , ils avaient à plusieurs reprises été en guerre avec la caravane de Syrie, et Djezzar pacha lui-même y avait été repoussé plusieurs fois , et obligé de prendre la route .de Test, derrière la grande chaîne, plutôt que de céder aux demandes exorbitantes des Béni Harb pour .permettre, aux pèlerins de traverser leur territoire. Abdallah y pacha de ^amas, qui dix*huit fois con- . duisit en personne les pèlerins à la Mecque, fut con- .traint de prendre le même parti ..Quand les Haii) .sont sur un pied amical avec la caravane, ils ont . droit à. un tribut considérable pour le pigissage; cette . taxe se paie à pjedeïdé, .
, Ce village me parut être moins, peuplé et contenir
. moins de nâaisoiis que Ssafra. £n parlant de ce dé-
. filé , les Arabes joignent .toujours ces deux noms, et
disent : la vallée de Ssafra et de Djedeïdé. Au de^à
d'Ël Kheîf , elle s'élargit et décrit plusieurs détours.
La crainte des voleurs y tint constamment en alerte
xiotre caravane, que d^ailleurs le froid rigoureux de
la nuit aurait empêchée de dormir. On se dirigea
^ principalement au N. ,40 £• Au bout dç douze
heures , après avoir monté doucement dans la vallée,
on déboucha dans une plaine située au milieu des
montagnes, d'environ dix milles en longueur, nom-
roée £1 Naûyeh^ et couyerte d'aetcias ; nraft^ ùma halte.
^janvier. Oa resta ici toute la JQqro^ey pciree qu^ de^ voyageurs.DOU&avaieatFaçao^é^uQdes troubles avaient éclaté sur le chemiti; en 4kV£|fiit de nou» ; ce ne Sut ()Qe le Icindemain ^f^ noua roQOMnûoiea que q'éiait ua faux bruii;. Les rochersi ^ui entoujcenlt cette plaine soutea partie graoUique^^ eu. p9Ui?ti^ oakaires; leurs flancs abondent en sources ^'e9tt excellente y celle de la j^laine u'est pas bonne. D^ Bédouins de la tribu des Béni Salem à laqu^le apn pariiennent aussi les. habîtansi de I>|edeidé.£3Ûsaient paitre ici leurs troupeaux; ils éti^ient très occupés à i^ecueillir de la nourriture pour leujrs; chameaux eu: battant avec dekmgues.peisehes Textrémilé des bravr^ cheis des acacias; ils en fout ainsi, tdnibei^les^fmii]^ les plus.Jeunes et les pbis fraîches sm des nattes^ dci paiUie qn'ils ont étendues à teri;e; on pionse que c'est le HiyeîUeur fourrage qu'on pUis^ donner a(ui;,çhan m^ux.j'ai.Yu vendreJoi^ f^iUeé àkisaeâun^^ ^u^ jfiaJTQbé d^. $safr.a. Les Bédouina échangèfeiu.aveq nous du. miel contre du bicK^nit^: et l'nn d em à qui j.'avai6 (ait don .d'une petite dose de. rhubarbe m'apn QOi^ta en retour du beurra frais. , . . . ^
i . ^6 jan vîeii« .On partit k deMx hfeijures api?às midi > et après ui^e heiu^e et dêoûe de, BOfurcbQ dauis I4 plsÀnf^ dont la largeur e$t à peu. prés de six, milleys^ On ^vri
riva aux montagnes^ où Ton entra dans Wi f^irc^tioa du N. 5a £« Les rochers mêlés do granit ^t de calcaire n'offrant pas de couçlie régulière. On s'e^)g£^. gea easnite dans un défilé très court, et au bout d^
4enx hei^fe&et demie 01^ d^BçendiA dansi la peti^
plaine de Schab el Hâl , bordée de montagnes , et où il. y avait plusieurs camps de Bédouins. Au bout de cinq heures , on arriva dans une large vallée couverte de sable blanc , qui se prolongeait en ligne droite. La nuit était froide, et la lune très brillante, c'est ce qui m'engagea à marcher en avant de la caravane. Son pas est lent, ainsi je m'en trouvai bientôt, sans m'en apercevoir, à une distance considérable. Gomme elle n'arrivait pas, je m'assis sous un arbre et je me disposais à allumer du feu, quand j'entendis le bruitdechevaux venantà moi; je me tins caché derrière les arbres et j'aperçus des Bédouins de très mauvaise mine; ils passèrent. Après avoir attendu long-temps la caravane, ne sachant à quoi at'tribuer ce retard, je rebroussai chemin. Les chameaux se reposaient et reprenaient haleine ; tout le inonde dormait; les voyageurs à pied étaient restés en arriére; Cela nous était arrivé plusieurs fois. Quand le chameau n'entend la voix de personne autour de lui et n'est pas excité par son conducteur , il ralentit son pas et enfin s'accroupit : si celui qui est en tête s'at^réte , tous les autres en font autant. Je réveillai les Arabes , et nous nous remimes en marche. Le lendemain, nous apprîmes que cette nuit , dés voyageurs avaient été pillés sur le chemin , sans doute "par les cavaliers que j'avais vus, et qui pro« bablement' s'étaient dispersés à l'approche d'une grande caravane.
La vallée où nous étions est nommée Ouadi el Schoada ou vallée des Martyrs, parce que suivant la tradition , plusieurs disciples de Mahomet y furent tués dans une bataille. Leurs restes reposent sous des
tas grossiers de pierres dans différentes parties de k ▼allée. On y voit aussi des tombeaux de pèlerins, et j'y observai également des murs très délabrés qui paraissent avoir appartenu à une chapelle ou à une mosquée; ici on n^ trouve pas d'eau. C'est une station de la caravane des pèlerins. Au bout de neuf heures on sortit de cette vallée qui monte très doufcementy puis prenant la direction deTE.-N.-E., on traversa un terrain rocailleux et on déboucha dans la vaste plaine d'El Fereîsch, où nous vîmes passer deux petites caravanes allant de Médine à Yambo. Au bout de onze heures de marche nous fîmes halte.
Ce fut dans cette plaine , selon le récit d'Asami, que se livra une sanglante bataille entre le schérif de la Mecque et les tribus bédouines des DhoGr et des Aenezé en io63 A. H. Les Dhofir qui vivent actuetlement en Mésopotamie du côté de Bagdhad, faisaient alors paitre leurs troupeaux dans le voisinage de Médine.
27 janvier. Ici tous les rochers sont de granit rouge. Une troupe dé Bédouins avec leurs femmes , leurs enfans et leurs tentes passa devant nous : ils étaient de la tribu d'El Hâmdà faisant partie des Harb. Ils abandonnaient le pays haut où il n'était pas encore tombé de pluie , pour chercher des pâturages dan^ les montagnes inférieures. Pendant que nous étions campés^ nous fûmes surpris par un orage terrible, accompagné de tonnerre et d'éclairs, la pluie tombait à torrent; comme il menaçait de durer long-temps et que nous n'avions pas de tentes , on jugea qu'il convenait d'avancer # La pluie continua.
le>ettsde)a jcnimée et Imite la ntiit^ ce qui jokit aâ idimal: froid de ces cantons ëlevés, fat très pénible pour nous tous* On'taonta par des vallées rocailleuses, rein{rfiesd'ari)res ëpineux; on ne franchit que diffictiement plusieurs torrens qui traverSQ ien t la route et qui s'éuient gonfles rapidement. Au bout de sept heures de 'marche^ nous parvînmes au sommet de cette ehaine de montagnes, et nous vîmes l'immense plaine de l'est s'étendre devant nous. On passa de- Tant i^Hsieurs ooUinas isolées ; la terre est couverte de cailloux noirs et bruns. Au bout de neuf heures, on laissa, à qtidque distance à l'est, des bocages de dattiers et des maisons bâties autour du Bir Aly . Enfin au bout de dix heures, au milieu de la nuit, au moment où le ciel venait de s'éclaircir, et où une rude gelëe succédait à la pluie, on arriva à la porte ée Méctiae^ elle était fermée et on fut obligé d'attendne jusqu'au jour avant qu'elle s'ouvrît. H fut impossihierd'faHumerdufeuavec des broussailles mouillées, sur un terrain humide j la pluie nous avait tous trempée complètement , et le froid piquant de la ma- •ttftée mus incommoda beaucoup. Ce fut probable^ ment^ <f9Î occasiona la fièvre qui me tint ensuite enfermé <$i long-temps; car auparavant j^avaîs joui d'une santé parfaite pendant tout le voyage.
Nous entrâmes dauft Médine le 28 janvier au lever é^ soliâl ', treize yôurs après notre déf)art de la Mecque; nou* avions fait halte pendant deux jours sùrla roulie. La caravane des pèlerins parcourt ordinairement cette distance en onze jours et même en dix, si le temps la presse.
< " IjM Bééevéns donnent à tout le pays entre la Mee-
^e et fifëdine, à l'ouest des montagnes, lé tiOU^*^ Bjofhé; quelquefois il ne désigne cependant que oe qui est eoiDpris entre la Mecque et Béder.