II. Vojr. clant PÀrabic
feu; mais Je ne reçus de lui qu'une réponse Insignifiante : et ensuite, dans la ville, je ne pus obtenir nulle indication, ni la moindre information propre à fkire supposer que j'étais si près d'un pKénomèjfié tiaturei aussi intéressant.
Voici quelques extraits de 1 ouvrage dont je tienS de parler ; j'ai pensé qu'ils pourraient intéresser le lecteur. ' .
c( Le premier, du mois de djotnàd él akhir de Vhtk 634 A. H., on ressentit danis la ville ukéÉ|^et^ tremblement de terre; le 5, une secousse pFùs forte ^e fit sentir pendant le joui*. Vers deux heures dé k nuit suivante , deis secousses violentes et répétées réveillèrent les habitans, elles augmentèrent de force pendant la matinée et continuellement pat intervalles jusqu'au 6 du mois. Beaucoup de maisons et de Aniiis s'écroulèretit. Le vendredi matin, un bruit épôuvati*tâble se fit entendre, et vers midi le feu fit éruption. Daùs l'endroit où il sortit de terre , il s'éléVa d^abbrd une fumée qui obscurcit coniplétement le ciel. Vers là fin du jour, les flammes furent visibles dans Vtit "de la ville; c'était une masse de feu d'un volume immense qui offrait l'apparence d'une *^pc*ande viUe avek iies niurs, dès créneaux et des minarets inotitant verS te ciel • Il sortit de cette flamme un torrent de feu rouge et bleu accompagné de roulement de tonnerre • Lés vagues enflammées, roulaient devant elleâ des rochers entiers, et plus loin les entassaient en* monceaux très hauts. Le torrent s'approchait de la ville, quand Ici Providence envoya un vent frais qui arrêta sa marche de ce côté. Toute la population de Médiné passa la nuit dans la grande mosquée; la réverbératicm du
feuobattgea les ténèbres en jour» Le torreftt df feu se dirigea au nottl et se termina, au Djebd Oualra, montagne isituée dans TOuadi el Schaltat^ qui est un peu à l'eat du Djebel Ohod (à deux milles et demi de Médine ). Pendant cinq jours, la flamme ne oeasà pas de s'élever, ni le torrent de brûler pendant trois mois. La chaleur empêchait tout te monde de s'en , approcha?. Il détruisit tous les i^ochers^ mais csommo c était ire territoire sacré de Médîne où le prophète avait ordonné qu- aucun aiiire ne fut coupé dans m certain espace , il épargna tous^ks arbrea qu'U ren-^ ooâtra dans son cours. La Icmgueur entière de ce torrent fut de qaB.tte farsakh (douze^atilles)^ sa largeur d'un farsakh et un quart (quatre milles ) ; sa profondeur de iruit ou neuf pieds. La vallée^ de Si^ialtat fut c<HnpléteD^ent obstruée ^ et la partie où cet encombrem^at existe encore, a reçu de CQtte dr* oonstance le nomd'El Sched. La flamme fut aperçue à Yambo et àla Mecque. Un Arabe de Toïma (petits ville du désert, à aix ou huit joursile route au nord-r est de Médine) écrivit pendant la nuit une lettre, i la kieur que la flamme produisait à cette distance. - M La nième année , une grande inondation du Tigre ^ détruisit 1« moitié de Bagdhad , et dans le, depnidrnKHr, le temple de Médine fut brulë juaw qu'aitï fonîdemeps.
» JUes .Arabes étaient préparés à être témoins dit* cette conflagration, car ils te souvenaient de ces par^ rcdea.de^Màbomet quels.ÎDur du jugement n'^irrir*^ |V(^rattqpxe lotisqUfonapercQVvx'dans Je HedjaK un fei> Iqui.fiteiiftbiiUér'JkicdU/^es chamra . r
D'aprébiletédit q[ui pr&éâèn, il faut cfaendicr;!*
courant de lave à peu près à une heure de distancé à l'est de Médine. Les produits volcaniques qui couvrent le voisinage immédiat de la ville et la plaine à l'ouest, sont probablement dus à des éruptions antérieures du même volcan ; car il n'est pas parlé dans la relation de pierres lancées par le cratère à une distance considérable, et toute la plaine de l'ouest jusqu'à l'Quadi Akik, éloignée de trois milles^ est couverte des prpduits volcaniques précédemment décrits. Je ne doute pas que des volcans semblables n'aient existé sur d'autres points de la grande chaîne de montagnes. Le grand nombre de sources chaudes qu'on rencontre à presque toutes les stations de la route de MédiQe à la Mecque , autorise une telle conjectu re. •
Un passage de l'extrait que je viens de donner m'engage à présenter une observation. Suivant le strict précepte de Mahomet , la partie du territoire dé Médine qui environnait cette ville dans un cercle dé douze milles, ayant pour bornes au sud le Djebel Aïré , < et au nord le Djebel Thor ( petite montagne derrière le Djebel Ohod), devait être considérée comme sacrée, personne n'y 4evait être mis à mort, excepté les agresseurs et les ennemis dans le cas de défense personnelle , ou les infidèles qui la souillaient ; on ne devait pas tuer de gibier, ni couper des arbres, dans ce canton saint. Mais aujourd'hui cette inttsi^ diction n'est nullement observée : on y abat des arbres, on y tue du gibier; des rixes sanglantes arrivent dans la ville même, et quoiqude sectateur avoué d'une religion autre que l'islamisme, n'ait pas kt permission de franchir les portes de la ville, toute-
fois^ pendant que j^^outnai^ ainsi qu'à Yambo ^ plusieurs Grecs chrétiens /msipl^yés dans le commissariat de Tarmée de Tousoun pâdba^. campèrent à moins d'uhe portée de canon de Médhié, iàY^t de partir pour le quartier général du pacha, qui sàtrê^^ yait alors dans la province de Kasim.