‹ Voyages en ArabieChapitre 9 sur 40 · DANS LE VOISINAGE DE MSDINE · texte numérisé non relu

DANS LE VOISINAGE DE MSDINE

Le même jour que le pèlerin a rempli ses premières obligations à la mosquée et au tombeau , il visite ordinaireiÀent le cimetière de la ville, en mémoire du g^^nd nombre de saints qui y sont enterrés. Il est en dehors des murs près du Bab Djoma et porte \enom d'El £eÂia. Un espace de plusieurs centaines de pieds est clos d'un mur qui au sud rejoint le faubourg y et ailleurs est entouré de bocages de dattiers. En réfléchissant à la sainteté des per^ sonnes dont les corps y reposent^ il parait très mesquin, et c'est peut-être le cimetière le plus sale et le plus misérable d'une ville du Levant de la granxleur de Médine. Onn'y voit pas une seule belle tombe, ni même un seul grand bloc de pierre avec des inscriptions ^ çQijivrant une sépulture; ce ne sont que

il^ktas Iproitaiers de térF)Q>. entourés de quelques pi^res. Les Wahhàbîlêf ^sôiit accusés d'avoir saceagé les .toinheaua:.^|)ôùr le prouver on montre les ruines 4e coupoles; et de petits bâtimens qui autrefois sui^incétkiiéat les sépulcres d'Othman^ d'Abbas^ de Sitqa .; • -f atmé^ et des tantes de Mahomet et que ces sectaires ont renversés; cependant ils n'auraient pas détruit certainement les simples tombeaux en pierre , puisqu'ils les ont épargnés à la Mecque et ailleurs. Ce cimetière doit avoir été dans un état aussi triste avant la conquête des Wahhabites qu'il l'est maintenant ; et on peut en attribuer la cause à l'esprit de chicheté des Médinaouis qui sont très peu enclins à faire de la dépense pour honorer les res^ de leurs compatriotes célèbres. Tout cet emplacement n'offre qu'un amas confus de terre, de larges fosses, et de décombres , sans une seule pierre sépulcrale régulière ; le pèlerin est conduit à plusieurs tombeaux où on lui fait réciter des prières pour les défunts. Beaucoup de geqs n'ont pas d'autre profesaioq que 4e se tenir aux aguets pendant toute la journée prés chacun des principaux tombeaux,, avec. un mouchoir étendu , pour attendra les pèlerins qui vieaiient les visiter ; c'est le privilège exclusif de quel<ques fi^rraschin et de Imirs familles qui se sont partagé entre eux les sépulcres : chacun y j^end son poste ; on y envoie son domestique à sa place.

Leg principaux personnages qui y reposent sont : ibrahim fils de Mahomet, mort encore jeune ;. Fatmè sa fiUe, qui, suivant l'opinion de plusieurs > fut enterrée ici et non dans la mosquée ; plusieurs femmes de Mahomet; son père^ nourricier ) Fatmé

•-^ io5 ♦-•

fille d'Asad^ et mère d'Aly; Abbas iba Abd el Motalleb ; Ûthman ibn Afian l'un des successeurs immédiats de Mahomet, qui réunit en un voluçae les feuilles éparses du Koran ; les martyrs ou schô*bada, comme on les nomme^ qui furent tués ici sous Xezid ibn Moavia par l'armée des hérétiques dont Moslim le commandant, vint de Syrie en l'an 60 ou 62, et saccagea la ville; les habitans avaient reconnu pour chef le rebelle Abdallah ibn Hantala ; Haa^n ibn Aly^ dont le corps seul est ici, sa tête ays^qt été envoyée au Caire où elle est conservée dans la belle piosquée £1 Hassamia; l'imam Malek ibn Anes fondateur de la secte des maléki tes. £n ejpPet, Médineestsi riche en reliques de grands saints^ qu'elles ont presr que perdu leur importance individuelle, tandi%que celle d'un seul des peraonnages que je viens de nommm* suffirait pour faire la célébrité de toute autre ville musulmane. Four donner une idée de 1^ formule d'invocation adressée ici aux restes des saints I je vais transcrire celle qui est récitée, les bras levés, après avoir fait une courte prière de deux rikats, sur le tombeau d'Othman ibn Affan : c< Que » la pai;x soit avec toi, ô Othman 1 que la pai:i^ soit » avec toi, ô ami de l'élu! que la paix ^oit avec » toiy qui as réuni les feuilles dnKpran! Puissesrtu » mériter le contentement de Dieu! fuisse Diçi^ » ordonner que le paradis soit ta demeurei top li^eu M de r^pps,. ton habitation et ton logement I Je dé^ p pose en ce lieu, ô Othman, la profession de foi <p4 » se perpétuera de ce jour au jour du jugeipent :- il » n'y ^ point d'autre Pieu que Dieu, et Mahomet est 9 son «emtepr et son prophète, t)

•-♦ io4 ♦-•

Les Mëdînaouis enterrent tous leurs morts dans ce cimetière et dans de^ tombeaux aussi grossiers que ceux de ces saints ; des branches de palmier sont fichées en terre sur la sépulture, et changées tous les ans à la fête du ramadhan y quand la famille vient visiter le sépulcre de ses parens où elle reste quelquefois plusieurs jours.

Visite au Djebel Ohod. L'un des principaux ziara oulieux que Ton visite par dévotion à Médine, est Ohod où se trouve le tombeau de Hamzé oncle de Mahomet. Le mont Ohod forme une partie de la grande chaîne dont il se détache en s'avançant dans la plaine de manière qu'il est presque isolé. On y va à pied en trois quarts d'heure. Dans la quatrième année de rhégire, quand Mahomet eut fixé sa demeure à Médine, les Korèîsch idolâtres commandés par Abou Sofian envahirent ce canton et se postèrent sur cette montagne. Mahomet sortit de la ville et leur livra, avec des forces très inégales, la plus terrible bataille où il se soit jamais trouvé : son oncle Hamzé fût tué ainsi que soixante-quinze de ses disciples ; lui-même fut blessé , mais il perça de sa lance un des hommes les plus braves du parti opposé, et finit par remporter u»e victoire complète. Le tombeau de Hamzé et des soixante-quinze martyrs, comnie on'les appelle, est le premier objet de la visite au Djebel Ohod.

Je partis de Médine à pied î avec mon mézaouar, par la porte de Syrie , en compagnie de plusieurs musulmans, parce qu'on regardait comme dangereux d'y aller seul à cause des voleurs bédouins. La visite de ce lieu se fait ordinairement le jeudi . On passe devant l'endroit où campent les pèlerins de Syrie et

•-♦ io5 ♦-•

où plusieurs puits ainsi que des réservoirs revêtus en pierre et à moitié ruinés, leur fournissent de l'eau pendant les trois jours qu'ils restent ici , soit en allant à la Mecque , soit en revenant. Un peu plus loin , on voit ElKoreïn joli kiosque , avec une coupole; il est également à moitié détruit ; le chef de la caravane y loge communément. Plus loin la route est parfaitement unie ; on aperçoit des dattiers épars et des champs qui ne sont cultivés que lorsque la pluie ton^ abondamment. A peu près à un mille de la ville on rencontre un édifice ruiné, en pierres et en briques ; on y récite une courte prière en mén^oire de ce que Mahomet endossa ici sa cotte de mailles, pour aller combattre Tennemi. Plus loinuae grande pierre s'ofifire aux regards ; suivant la tradition, Mahomet s'y appuya pendant quelques minutes en Se rendant à l'Ohod; on recommande au pèlerin de presser son dos contre cette pierre , et de réciter le fatéha ou le premier chapitre du Koran. En approchant de la montagne nous traversâmes un torrent venant de Test ou du sud-est , et dont l'eau avait deux pied$ de profondeur ; c'était le reste des pluies tombées cinq jours avant. En se gonflant, il s'élève quelquefois si haut qu'on ne peut le passer et qu'il inonde tout le pays qui l'entoure. A l'est de ce torrent, le chemin qui conduit à la montagne est stérile, pierreux et un peu montant; sur sa pente on ifoit une mosquée entourée d'une douzaine d'ha-bitations en ruines; c'étaient autrefois des maisons de plaisance des riches Médinaouis. Tout auprès il y a une citerne remplie de l'eau du torrent. La mosquée est de forme carrée , petite ^ mais solide-?

^ ip6 ^-»

joaent construite. Sa coupole fut renversée par les Wahhabites. Us épargnèrent le tombeau de Hamzé et de ses principaux compagnons Mésab ibn Oip^^ Djabar ibn Scbemmas^ et Abdallah ibn Djabsdbi. Ces sépultures sont dans une petite coiu*, et coiipime cell^ du Sakia ne consistent qu'en monceaux de terre, enr tourés de quelques pierres. Il y a de plus un petit portiquequi sert de mosquée; on y récite une courte prière, ensuite les pèlerins s'avancent vers les^ton^beaip.^ o^ ils répètent qilarante fois le chapitre du Koran, intitulé : Yaseïn ou celui qu'on nomme El Khalas , qui est très court, puis ils invoquent l'in^eeîasion de Hamzé et de ses ^imis auprès du Tout-Puissant , pour qu'ils obtiennent pour le pèlerin et toute sa £^-r mille, la foi, la santé, la richesse et la des^truction entière de leurs ennemis. Suivant l'usage,, 0{i dojx^ à chaque coin de l'argent, aux gardiens de la mos-» quée et des tombeaux, au muezzim , à l'im^jn. et ^ d'autres.

Un peu plus loin, vers la montagne qui n'est qu'à une portée de fusil, une petite coupole marque }e lieu f>u Mahoniet fut atteint , dans la mêlée , d'une pierre qui lui cassfi quatre dents de devant, et le renversa à terre (i)* Ses partisans crurent qu'il était tuéjt mais Fange Gabriel apparut à l'instant et aniKmQa^ que le prophète vivait encore. A i^ne petite dist^nçç de cette coupole qui, de même que les ainti^es^j^ été démolie, on voit les tombeaux de douze autres dis-* eiples du prophète qui Jurent tués dans 1^ bataiUe^

(i) Cè tait eit nt^tH'té à cet endroit, qaoîqite leg histMefiVcTd pro^. fllètf ne soieqt ppis ^'aqQord entre ettx.#(ir cf sujet.

lieur etasemble forme uii tas ât graYoiis et de piems «À il n'est plus poisUJe de dUtinguer leurs sépultures respectives. Ou récite encore dés prières ici âveo IfiL passage du Koran , relatif à eenx qui ont péri fm cotubattant* ci Ne crois pas que ceu]( qui ont été ,ti 4ués dans U guerre avec les infidèles soient morts; D nbn^ iU vivent, et leur récompense est avec leUr » Seigneur. » Maxime encore employée pour eacoufag&F de nos jcAirs les soldats turcfe dans leurs ba- I tailles avec les Eurv^ëens*-

:; ■ L'Ohod est composé de granit de diverses cott>- .feuiçs. Jfi trouvai aussi sur ses flancs du silex> mais je n'y vis pas de lave« La totalité de la montagne k «anyiron quatre milles de long de rouestàl'est. Ayant été le théâtre àt la fameuse bataille qui contribua Uni à afTenntr le parti de Mahomet et sa nouvelle religion^ il n'eétpas surprenant qile le DjdaelOhodsoitun objet 4e,vénëration particulière. Les Médinaouis croient ^u'au jour de la résurrection générale il s^ra transporté da%& le paradis^ et que lorsque le genre hu^ jB^in pciraitra devant Dieu pour être jugé^ c'est sur «tte montagne qu'il se rassemblera^ comme sur I^ locid le plus convenable. Celle d'A'ira située au sud^ ^U0^t de Médine^ à peu près à la méipe distance que lH)h0d^ aura en ce jour terrible un sort moins digne d'fflivie. Comme elle refiisa de l'eau au prophète qui> s'étani égaré dans sea vallées/ souffrait de la soif^ éltè •era/enjpunition de son înhospitalitë, précipitée dà6l Tenfer.

Les Médinaouis visitent fréquemment TOhod > et dressent leurs tentes dans les maisons ruinées : ils y passent quelques jqurs | ce sont surtout des <ionva'^

•-♦ io8 ♦-«

fescéns qui dans leur maladie ont fait voeu de sacrifier iine brebis en honneur de Hamzé s'ils guérissent. Une fois l'an y je ci'ois que c'est en juillet y la . population de Mëdiné y vient en foule et y reste trois jours ; c'est apparemment le temps' de la fête du saint. Alors il s'y tient un marché : cette visite forme un des principaux anmsemens publics de la ville.

Koba. Tous les pèlerins vont visiter dans ce village voisin le lieu où Mahomet s'arrêta d'abord en venant de* la Mecque. Il est situé au sud de Médine à une distance d'à peu prés trois quarts d'heure démarche. On y va par une plaine qu'ombragent des dattiers nombreux «t que du sable blanc couvre en plusieurs endroits. A ime demi-lieue de la ville commenqent des jardins qui se prolongent sur un «espace de cinq à six milles de circuit^ et formept peut-être le canton le plus fertile et le plus agréable du Hedjaz septentrional. On voit dans ces jardins, tous entourés de murs et arrosés par des puits multipliéf, des ar^bres fruitiers de toutes les espèces., à l'exception du poirier et du pommier qui, je crois , ne poussent pas aot Arabie. C'est ici que Médine s'approvisionne de fruits ; les citronniers et les orangers, les grenadiers^ les bananiers , les vignes,' les pêchers, les abricotrers et les figuiers , sont plantés au milieu des dattiers et desnebek, et forment des bocage^ aussi toufhis qu'en 3yrie et en Egypte ; leur ombrage fait de Koba un lieu délicieux, l^khéroa (ou ricin) y est également très commun. Ce village est fréquemment visité par les Médinaouis. Ils y font continuellement des par-^ ties pour y passer la journée et beaucoup de nisda-

log

des y sont amenés pour jouir du bienfait d'une at^ mosphère plus firaiche.

Au milieu de ces vergers s'élève la mosquée dé Koba^ entourée dune quarantaine de maisons; c'est un bâtiment chétif et très délabré. On visite dans son intéi^ieur plusieurs lieux saints à cha-* cun desquels on fait une courte prière de deux rikats, et on y ajoute des invocations en honneur du lieu. On va d'abord au Mobrak el Naka : c'est la place même où le chameau femelle sur lequel Mahomet était monté en fuyant de la Mecque , s'accroupit et ne voulut plus se relev-er^ avertissant ainsi son maître de s'y arrêter; Mahomety resta donc quelques jours avant d'entrer à Médine. Ce fut pour consacrer cet endroit que Mahomet lui-même fonda la mosquée avec des pierres non unies entre elles ; l'année suivante, Benou Ammer ibn Ouof en fît un bâtiment régulier; mais celui qui existe aujourd'hui est de construction moderne. Plus loin on montre le point où Mahomet se tint un jour, après sa prière, et aperçut distinctement la Mecque, et tout ce que les Koreïsch y faisaient ; troisièmement le lieu où le passage du Koran relatif aux habitans de Koba fut révélé à Mahomet : (c Un temple, dès ses premiers » jours , fondé en piété ; là , tu es le mieux placé » pour la prière ; là vivent des hommes qui aiment i) à être puiûfiés, et Dieu aime ceux qui sont » purs. » On découvre dans ce passage une allusion à la propreté personnelle vraiment extraordinaire des habitans de Koba , notamment dans certains actes d'ablution.

Je ne vis aucune inscription dans cette mosquée ;

no

à Vei^eeption deis noms que les pèlerins y avaient écrits sur les murs blanchis; usage quQ les Yoya-^ géurs levantins se permettent aussi souvent que les !l^luropéens ^ et ils y ajoutent souvent des^ vers èeê poètes qu'ils préfèrent ou des phrases du Koran. La mosqikée forme une galerie étroite autour d*une petite cour où se trouve lé Mobrak el Nak^ , su!>monté d'une coupole haute d'environ six pieds.

En sortant de la iposquëe nous fûmes assalHkr par une légion de mendians. A peu de distance y au milieu du groupe des maisons^ s'élève le Mesdjed Aly^ petite, chapelle en honneur d'Aly^ cousin de Mah<vmet. On mcmtre tout. auprès l'Aïn Ëzzerka^ puits avec une petite chapelle construite à côté de son ouverture. Mahomet aimait beaucoup à venir s*y asseoir/ au milieu des arbres avec ses disciples , peur jouir du plaisir de voir l'eau sortii* en ruisseau limpide^ objet qui, encore aujourd'hui, est un attrait-fouissant pour les peuples de TOrient, et qui , aviec l'addition d'un seul arbre, est peut-être le seul trait de paysage qu'ils admirent. Un jour que le prophète était assis en ce lieu , son anneau tomba dan» le puits : il fut impossible de le retrouver : la supposition qu'il y est encore rend ce puits[fomeux. I/*eau ebt ti^de à sa source ; elle y a Un goût légèrement sulfureux qu'elle perd dans son cours ultéiietir; BUe est réunie avec celle de plusieurs autices -fcmtiines dans le canal qui appro^âéionne Médine,:et dont le cours constant est entretenu par diverses rjigoles d'eau de puits. Omar el Khatab conduisit le premier la source à Médine ; mais • le eanal actuel {^|: Outrait auas firais de sukas Soliman-^ file de

lit

SèBm !•% vers ^73 A. H. C'est une construction sotiteiraine très solide. Ce canal et celui de la Mecque sont les ouvrages d'architecture les plus curieux Ai Hedjaz. Près de la mosquée de Koba on voit un bâtiment élevé par sultan Mourad pour des derviches. Un peu au delà du village, on aperçoit, sur le chemin de Médine, le Mesdjed Djoma, petite chapelle bâtie sur le lieu où Iqs Médinaouis vinrept au devant de Mahomet à son arrivée.

El KèbUtin. Les pèlerins visitent un lieu ainsi nommé et situé^ à peu près à une heure de marche au nord-ouest de Médine. Je n'y suis pas allé : on m'a dit qu'il consistait en deux colonnes grossières; ce fut là. que Mahomet, dans le septième Ihois de sa fuite ,• changea le kibléh ou !a direction vers laquelle on doit se tourner en faisant la prière. Jusqu'alors ses adhérens, de même que les Bédouins juifs, avaî^it Jérusalem pour kibléh. Alors Mahomet remplaça cette cité par la ka'aba : c'est à cela que fiiît allusion ce beau passage du Koran : a Dis : )) à Dieu appartient l'Orient et l'Occident ; il dirige » quiconque il lui plaît dans le chemin de la piété; » maxime écrite pour convaincre les musulmans qufe de ^quelque côté qu'ils se tournassent dans leur3 pri(&res , Dieu était devant eux. Il y a pr^s de ce lieu une petite chapelle" ruinée.

Ce sont là les seuls endroits que visitent les pèlerins. Le pays autour de Kobaî et vers le sud-est de Médine , offre plusieurs territoires presque aussi beaux que celui de Koba , et qni , en été , sont des lieux de récréation po^r les habitans dé là^vîïlè'; mais jeetôis que ntiïlé 'pirt on flè voit de viila^ès';

Page 1