CHAPITRE XXVI
principales causes qui entravent l'accroissement de la population des deux côtés de l'isthme de Panama ; les paquebots sont organisés avec un luxe extrème, et les prix répondent à la richesse de l'aménagement. On a proposé d'établir un service supplémentaire de bâtiments à hélices pour transporter les colons etles marchandises. Si ce projet recevait une prompte réalisation, et si le chemin de fer de Panama réduisait son tarif exorbitant, — vingt-cinq dollars (125 fr.) pour une distance de seize lieues, — l’émigration prendrait plus facilement le chemin des États du Pacifique.
À la fin de i’automne dernier, quelques Sudistes, révoltés de voir les nègres exercer la suprématie dans les États où régnaient autrefois les planteurs, conçurent le dessein de s'établir en Californie, et ils écrivirent au maire de San Francisco pour lui demander à ce sujet quelques renseignements.
Ils voulaient savoir d'abord s'il restait des terres à vendre aux colons. Voici la réponse qui leur fut adressée, telle que nous la trouvons reproduite dans les journaux de cette époque :
« Des districts d’une immense étendue sont encore entre les mains desofficiers du gouvernement fédéral, qui les cède aux émigrants à raison d’un dollar l'acre, payé en or. Quant à ceux qui ne pourraient pas faire cette dépense, ils ne doivent pas s’en effrayer ; les arpenteurs de l'État n'ont jusqu'à présent planté leur théodolite qu'aux environs des grands centres, des rivières navigables, des tronçons de chemins de fer, des campements de mineurs ; mais il existe maint endroit fertile où de petites colonies pourraient s'établir et défricher la terre, sans avoir rien à payer, du moins au commencement. Lorsque l'employé du cadastre arriverait enfin dans ces districts reculés et leur réclamerait le dollar par acre qu'exige l'État,
de première classe se paye de 75 à 300 dollars, Quand le chemin de fer du Pacifique sera terminé, il y aura sans doute une baisse considérable sur les prix des paquebots,
ils auraient depuis longtemps, grâce à l'abondance des récoltes, réalisé une somme bien supérieure.
« Mais, si l’on possède un petit capital, il est préférable de se fixer dans une partie du territoire qui offre plus de débouchés et des communications plus faciles, Ainsi, la vallée de San Joaquin, qui est située à vingt lieues seulement de la ville de Stockton, réunit toutes les conditions que peut souhaiïter un émigrant, Plusieurs rivières navigables la rattachent au Sacramento, ellé a un sol extrêmement riche, etse prêterait également à la culture du blé ou à l'élève du bétail. Sa longueur est de trente lieues, sa largeur de dix, elle pourrait recevoir cent mille settlers.
« La vallée du Sacramento n'offre pas moins d'avantages, surtout dans la partie qui avoisine la source de la rivière. Enfin, dans les districts situés au sud de San Francisco, celui de Monterey, par exemple, des domaines fort vastes, qui appartiennent à d'anciennes familles espagnoles, peuvent être achetés à des conditions très-favorables: les propriétaires actuels ne les vendraient guère plus d’un dollar l’acre, ou les affermeraient en se contentant, pour toute redevance, du quart des revenus. La principale dépense que devrait faire l’émigrant serait d’enclore la plantation d’une haie.
«En beaucoup d’endroits, les settlers espagnols ont des domaines de quarante à cinquante mille acres, que rien ne sépare ni ne divise, et sur lesquels d'innombrables troupeaux de bœufs et de moutons errent à l'aventure, sans que l’indolent propriétaire en prenne grand souci. La foule pressée de l'immigration tirera ces riches districts de leur engourdissement, ils ne tarderont pas à être renouvelés par l’activité américaine. Plus loin encore au sud, près de Los Angeles, les terres les plus fertiles pourraient être achetées aux colons espagnols moyennant un dollar l’acre, ou même moins. Le défrichement serait facile, car il y a très-peu d'arbres.
« Pour surmonter les premières diflicultés que présente l'exploitation du sol, plusieurs familles feraient bien de se
nce des ré-
éférable de lus de dé- |, la vallée ment de la peut sourattachent e prêterait il. Sa lone pourrait
ivantages, la rivière.
isco, celui S, Qui apivent être priétaires l’acre, ou vance, du rait faire
s ont des e rien ne roupeaux 1e l’indoressée de ourdissel’activité Angeles, 1x colons ioins. Le s.
présente en de se