ARBRIVEE DES VOYAGEURS AU FLEUVE YOUKON GELE
96 FRÉDÉRICK WIYMPER.
neige qui se prolongeait jusqu'aux limites de l'horizon. Après un trajet d'environ 32 kilomètres, ils s’arrêtèrent pour camper dans une hutte indigène inoccupée, mais en fort bon état, que les Russes nomment la barabba d’Alikoff. Au coucher du soleil, le thermomètre marquait 18° au-dessous de zéro.
Le lendemain 15 novembre, ils se mirent en route dès l'aube. Ils avaient déjà parcouru 12 kilomètres lorsqu'ils rencontrèrent un convoi de traîneaux conduits par une troupe de Russes et d’Indiens, et envoyé, pour leur venir en aide, par le gouverneur de Noulato.
A midi, ils faisaient dans cette station, une entrée aussi pompeuse que bruyante; l’air retentit d'innombrables décharges, de hourras de bienvenue, ct toutes les mains s’avancent pour aider les traineaux à gravir la pente qui conduit à Noulato. Quelques minutes après, les voyageurs se trouvaient, chez le gouverneur, assis à table et mangeant, ée grand appétit, du poisson et du pain frais.
Ils furent logés dans un pavillon peu élevé, mais confortable et de grandeur suffisante, situé à l'extrémité de la cour. Avant de se mettre au lit, ils prirent un délicieux bain de vapeur et pensèrent, en s’endormant, qu'après tout vivre dans l'Alaska a aussi ses charmes.
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