‹ Voyages et aventures dans la Colombie anglaise [microforme]Chapitre 67 sur 72 · FRÉDÉRICK WHYMPER · texte numérisé non relu

FRÉDÉRICK WHYMPER

l'olive, à l'orange, à l’amande, à la figue, à la prune, à la pêche, de mûrir en pleine terre; on y cultive avec succès le café, le cacao et les bananes.

San-Francisco, l’ancien village de baraques et de tentes,

est aujourd’hui une belle cité de 150 009 habitants. Beaucoup

| de rues rappellent celles de Paris, ses édifices publics feraient | envie à bien des villes de premier ordre, enfin ses hôtels sont | mieux tenus et mieux meublés que ceux de New-York, ce qui }

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n’est pas peu dire.

La Californie est un pays riche et prospère; le voyageur | s'en aperçoit du premier coup d'œil en débarquant à Sar:- Francisco. Là, ni vagabonds ni mendiants. La mendicité n’est pas interdite, par l'excellente raison qu’elle n’y existe p”:. Les servantes gagnent 135 francs par mois et c’est elles | qui imposent à leurs maîtresses les conditions des services |

très limités qu’elles consentent à rendre. Le moindre garçon (

de ferme a 150 franss par mois, sans compter la table et le iogement. Quant au. vuvriers, pour peu qu’ils connaissent leur état, ils reçoivent un salaire de 20 francs par jour.

Au moment où Whymper se trouvait à San-Francisco (1867), les femmes s’v trouvaient en petit nombre et leur travail était fort apprécié.

| « Aussi, dit-il, ne serais-je pas loin d’ajouter foi à l’anec- | dote suivante, extraite d’un journal californien.

« Un riche citoyen de San-Francisco venait de voir sa der- | nière servante quitter la maison. Dans cet embarras, sa | femme le pria de se rendre chez une jeune dame qui, par la | voie d’un journal, avait témoigné le désir d’entrer au service

d’une « famille honorable » et qui, disait-elle, offrait les meilleures références, « pourvu qu’on pût lui en offrir de semblables. » Notre chef de famille se présenta donc chez l’intéressante personne; il était déjà préparé à rencontrer un curieux échantillon de la gent domestique; mais la réalité dépassa son attente.

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