CALIFORNIE
180 FRÉDÉRICK WUYMPER.
part des blancs pauvres qui les regardent comme des intrus dont la présence amène l’abaissement du salaire; malgré la taxe de #4 dollars (plus de 20 francs) par mois et par tète qui leur est imposée par le gouvernement américain, les Chinois continuent à affluer en Californie. On les rencontre dans les villes, dans les districts miniers, partout enfin où ils espèrent trouver du travail.
Le Chinois suspend son bagage aux deux extrémités d’un long bâton, et seul, à pied, il traverse les solitudes. Les fardeaux qu’il charge ainsi sur ses épaules sont parfois d’une pesanteur incroyable. Whymper assure qu’il a vu de ces émigrants emportant avec eux un grand sac de riz, un paquet de vêtements. un pic, une pelle et plusieurs ustensiles culinaires. D’autres poussent la prévoyance jusqu’à emmener toute une basse-cour : poules, coqs el poussins sont enfermés dans une cage. Mieux avisés que les Européens qui, en pareil cas, se contentent de haricots, de lard ét de thé, ces Asiatiques ont, de la sorte, pendant tout le voyage des œufs frais ei des poulets au riz, de plus, ils sont fort habiles à découvrir les oignons sauvages et les racines qui peuvent varier la monotonie du régime alimentaire.
il en est de même, pour eux, sous toutes les latitudes.
« En 1865, dit Whymper, des Chinois (une centaine environ) furent amenés à Victoria, dans l’île Vancouver. Ils étaient à peine débarglts que déjà ils avaient reconnu la plage, s'étaient avancés dans les bois et avaient ramassé, celui-ei des coquillages, celui-là des herbes marines ou des baies qui furent ensuite accommodés de différentes façons par ces imdustrieux cuisiniers. »
Quelques-uns de ees émigrants ont fondé en Californie d'importantes iaisons commerciales. Ils constituent parmi leurs compatriotes une #orte d’aristocratie marchande et se réunissent parfois pour donner des fêtes splendides.
Au mois de juin 1866, pendant que les envoyés améri-
tr'us é la qui nois s les rent
d’un farune émiquet culiener brmés pareil Asiafrais lécourier la
À 1e ener. Îls nu la massé, ou des façons
ifornie parmi
e et se
améri-