JUS
DE LAPÉROUSE. — 1787, 99 tHjipages pouvaient d s-endre et revenir à bord à chaque minute. On ra différentes maisons pour travailler aux voiles, faire les salaisons, construire deux canots, loger les naturalistes et les ingénieurs géographes ; le Commandant eut la générosité de prêter la sienne pour y établir l'observatoire. Les voyageurs jouissaient d’une liberté aussi entière que s'ils cussent été à la campagne , el ils trouvaient , au marché et dans l'arsenal, les mêmes ressources que dans les meilleurs ports de l'Europe.
Cavite, à trois lieues au sud de Manille , était autrefois une ville assez importante ; Mais, aux Philippines comme en Europe, les grandes villes absorbent en quelque sorte les petites, Cavite n'est plus aujourd'hui, comme au temps de Lapérouse , qu’un bourg . à il ne reste d’autres Espagnols que des préposés à l'arsenal où des officiers d'administration. Sa population, composée de métis ou d'indigènes, ne s'élève plus qu’à 6,000 âmes ; son port, qui est aussi sûr que celuiïde Manille, sert de refuge aux vaisseaux pendant les moussons.
Le surlendemain de son arrivée dans ce bourg, Lapérouse s'embarqua pour Manille avec le ca-