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quelque temps dans la mer pour rejoindre les embarcations. Dans ce trajet, les fusils et les cartouches furent mouillés. Tout resta calme, jusqu’à ce que l’ordre fàt donné de lever les grapins et de mettre les chaloupes à flot, À ce moment, quelques pierres furent lancées : De Langle y répondit par un coup de fusil tiré en l'air, qui fut le signal d’une attaque générale de la part des indigènes. Une grêle de pierzs, lancées à une très-pelite distance avec la vigueur d'une fronde , atteignit presque tous ceux qui étaient dans la chaloupe. Le capitaine lui-même {ut renversé ct tomba du côté du babord de l'embarcation, où plus de deux cents sauvages fondirent sur lui et le massacrèrent sur-le-champ à coups de casse-tête ; lorsqu'il fut mort, ces furieux attachèrent son corps à la chaloupe afin de profiter plus sûrement de ses dépouilles. Près du commandant tombèrent à la même minute , et surpris comme Jui, le naturaliste Lamanon, lc capitaine d'armes Talin et plusieurs matelots, De tous côtés s’avancaient dans la mer des nuces de sauvages éparpillés chet là, etoffrant à peine une prise au jeu des pierriers et de la mous-
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quetcrie, Attaqués de droite et de gauche, € l'avant et de l'arrière , les équipages ne savaient
plus ni à qui obéir, ni comment se défendre.
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