CHAPITRE I
Arrivée à l'ile de Pâque Waïhou). — Description de cette île. — Mœæurs de ses habitants. — Relüche aux iles Hawaï (Sandwich).
Toutefois les plaisirs ne faisaient point oublier à Lapérouse le but s: rieux de son voyage. Le 15 mars, après avoir réparé ses bâtiments ei emb:rqué l’eau et le bois dont il avait besoin, il donna le signal d’apparciller. Ce ne fut que le 19 que les vents du sud lui permirent de s'éloigner de terre : il dirigea sa route vers l’île de Juan- Fernandez dont il ne prit pas connaissance.
Le 23, on était par 30° 29° de latitude sud , et 89° 51° de longitude occidentale. Le 24, les vents se fixèrent à l'est; ils ne varitrent pas
viron de l'ile de Päque (Wäihou), Le 8 avril, On Cut connaissance de cette île , et le lende- Main les deux vaisseaux Jetèrent l'ancre dans la baic de Cook. Les naturels vinrent en grand nombre, joyeux et Confiants, sur ces navires étrangers; mais Lapérouse , qui, d'après les relations des différents VoYageurs, savait que ces hommes sont de grands enfants, chez lesquels la vuc des objets apportés d'Europe fait naître le désir , et qu'ils mettent tout en œuvre pour s’en cmparer, crut qu'il fallait les retenir par la crainte. Il ordonna donc qu'on descendit à terre avec Un appareil guerrier. Cette descente se fit avec quatre canots ct douze soldats armés, Tous les officiers, à l'exception de ceux qui Ctaient nécessaires pour le service à bord des deux frégales, accompagnaient le commandant, L’escortc, en y comprenant l'équipage des embarcations, se COMposait de soixante-dix personnes,
Quatre ou cinq cents insulaires attendaient les Français sur Je rivage ; ils étaient sans armes, quelques-uns couverts de pièces d’étoftes blanches ou jaunes, le plus grand nombre nus ; plusieurs étaient laloués ct avaient le visage peint d’une couleur rouge. Leurs cris et leur physionomie exprimaient la joie; ils s'avanct-
avril ,
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