‹ Voyages et découvertes outre-mer au 19e siècleChapitre 13 sur 64 · AUX ILES ANDAMAN · texte numérisé non relu

AUX ILES ANDAMAN

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(liu'IiiiK's liahilations (l'Aiidamans répandues sur les rivages de la grande île, dimna sur ces peuples des renseignements ethnographiques dont on était jusquà ee jour i\ peu pi'ès dépour\u. On accpiit, par e\eni|ile, la certitude que leurs armes de guerre et de chasse étaient fabriquées avec une habileté rare. Les arcs des Andamans, qui oITrent la plus forte résistance, sont faits (Tune sorte de bois de fer, et affectent la forme la plus gracieuse; les flèches, qu'ils décochent avec habileté, ont quatre pieds de longueur, et présentent trois variétés : fabriquées en bois très-dur, elles sont toutes armées de pointes très- fines; il y en a de simples et de barbelées, et la plus compli(piée de ces trois espèces présente une sorte de harpon à pointe mobile, dont on se sert sans doute à la pêche. Les pagayes, cpie les Andamans manient avec prestesse, sont courtes et marquées d'ocre rouge; la liaclie, avec laquelle ils creusent leurs embarcations, est un assez grossier instrument : elle consiste en une sorte de patte arrondie, fabriquée avec une pierre dure et tranchante, liée à un manche pai' une forte corde de fibres végétales.

« Les Andamans ne sont cependant pas un peuple agricole, c'est un peuple ichthyo[)hage dans l'étendue

17i VOYAGE D'UNE COMMISSION" ANGLAISE

(In mot, comme le dit avec raison Adrien Balhi. Les mers (lui haignent leurs îles sont heureusement alxjndantes en excellents poissons : les soles, les mulets, les huîtres forment leur [irincipale ressource alimentaire. Mais parfois, duiant les gros temps, le poisson vient à manquer, et alors ils s'arrangent sans dégoût des lézards, des rats et des souris qui pullulent dans leurs bois. Un peu plus d'industrie leur ferait trouver, dit-on, dans leurs forêts, une nourriture végétale abondante.

» Un grand mystère de la science ethnographique se lie pour nous à l'existence de cette race océanienne , cpii , en conservant tous les caractères de la race africaine, se fait voir aux poites de l'Inde et se propage, en se modifiant, à Bornéo, à .Madagascar, aux Philippines, à la Nouvelle-Guinée, et dans tant d'autres îles du grand Océan que les géographes nommeront sans hésiter. Presque partout Aaincue, cette race déshéritée, jadis nombreuse plutôt qu'elle ne fut puissante, s'allie insensiblement à la race victorieuse, et donne naissance à des métis (pie la science de l'anthropologie ne sait encore comment caractériser.

« Ces noirs asiati(pies, ces Papouas, si on l'aime mieux, au nondirc des plus laids des hommes, mais |)aifois aussi des eliasseurs K's plus industrieux,

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