S VOY\(.E D'UNE COMMISSION ANGLAISE
« fortes que le soleil ne s'en ôloigne jaiiiais, est « prodigieuse; aussi le voyageur éprouvc-l-il un « étonnemenl (jiii n'a rien d'analogue avec celui (( qu'imprime dans l'ànie la vue des magnifiques Il monument!? des hommes, et ne peut-il se lasseï' « d'admirer ces forêts vierges, mélangées des « teintes vertes les plus diverses, sur lesquelles a tranchent les fleurs les plus larges et les plus (( bizarres , les fruits les plus singuliers , et ce » mélange d'arbres ou de palmiers soutenant des » parures étrangères, au point que leur feuillage « disparait sous les festons qui les voilent de la (( manière la plus agreste et la plussplendide. A des « mimeuses gigantesques se joignent des dio'ides à « larges feuilles, des orchidées, et surtout des épi- K dendres parasites. Des arecs à choux, des liani- « bous, des fougères en arbre, des lataniers, des (( tecks, des muscadiers, des spondias, sont les « espèces les plus communes dans ces forêts. »
« Sous ces voûtes magnifiques, l'astucieux Papoua ne se contente pas de guetter en silence le calao, à plumage noir et à queue blanche, dont le vol bruyant imite, à s'y méprendre, le souffle précurseur de l'ouragan; le cacatoès à huppe jaune; le lori à la v(ii\ bahillarde et au ])Iumage vernu'ii; le cassican, (|ui ri\iilist' par son éclat a\ec les plus
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beaux oisenux; il les nitire Pt sait merveilleiisenieiil imiter leiw cii. Anixc sdus un leck, il est à peu pivs sûr d'y faire venir le brillanl nianucode qiiil nuinine laija. Mais ce magnifique uisean n'est pas le seul hôte qui fasse son séjour sur le bel arbre; sou congénère, que recherchent surtout les dames eui-opéennes, se nourrit des mêmes ti iiils (|ne lui. » Les « oiseaux de paradis, petites émeraudes, volent avec « grâce et par ondulations; les plumes des flancs « retombent négligemment pour former un panache « gracieux et aérien, qui brille dans lair comme « une étoile filante. »
(( Pas plus que les chasseurs des autres régions du globe, le Papoua ne se laisse séduire par la contemplation de cet oiseau charmant : la flèche part, le mumbé-fore tombe sur un lit de verdure; le sauvage s'en empare, le place d'abord dans le creux d'un bambou, et plus lard sèche sa peau avec soin [)our en faire un objet d'échange. C'est cependant privée d'une partie de son éclat (|u"on la reçoit ici, et, d'ailleurs, les plus belles de ces dépouilles sont encore destinées aux rajahs malais et aux piinces musulmans de l'Inde, qui de tout temps en ont orné la coiffure qu'ils portent dans les grandes solennités. Le paradisiaca apoda, avec ses reflets verts, le muiiurode, le maf/nififjui', \e iKiradisirr roiif/c sont, dans