‹ Voyages et découvertes outre-mer au 19e siècleChapitre 2 sur 64 · AU X I X' S I K G L K · texte numérisé non relu

AU X I X' S I K G L K

VOYAGE DU CAPITAINE BAUDLN DANt^ L'AUSTRALIE

Mission cundéc au capilainc Baiidin par le |ireiiiiL'r consul. — llintiiaire du llaMC à la Nouvi'lli' - Hollamlc ul à l'ilc dr France. — Moil de Baudin. — Kelour de rexpcdilioii. — I m Nouvelle-Hollande. — Régions visilées par les navires le Géuijraphe et le Naturaliste. — Terre de Nuyls el Porl-du-Roi- (jcorgcs. — Climat el saisons. — Aspect des habitants. — Leur costume: leur tatouage; leurs armes. — Leur manière de \ivre: leurs mœurs. — Les Mulgaradocks. — Terre de Leuwin. — Terre d'Edel et Rivière des Cvgnes. — Baie des Cliieus- Mariiis. — Terres de Witl el d'Ainlii'Im.

C'est un navigaleiir français (|ui (uivre la série des grands voyages de découvertes accomplis au xix^ siècle. Le capitaine Baudin lui (•Iiarg('' par le premier consul d'explorer les côtes de la Nouvelle- Hollande et les grandes îles groupées au nord, à l'est et au sud -est de cette Terre Australe (pie son

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immense étendue peut (aii'e, à bon droit, rej^ardcr comme un continent.

Les deux corvettes le Géographe et le Naturaliste partirent du Havre, le M octol)re 1800, sous le commandement de cet officier, (ju'une mort prématurée devait, liélas! arrêter au début de sa brillante carrière. Baudiii avait pour compagnons l'enseigne de Freycinet (pii, un peu plus tard, dirigea à son lour une autre expédition dans l'Océanie, et le naturaliste Pérou , chargé de recueillir toutes les observations relatives aux populations, à la flore et à la faune des contrées ([u'ou allait visiter. C'est principalement grâce à ces observations, faites avec un soin minutieux et une rare sagacité, que le voyage de Baudin offre de l'intérêt, car il ne fut signalé par aucun incident digne de remarque.

Du Havre, les deux corvettes firent voile vers lile de France, et de là vers les Moluques. Le 21 septembre, elles mouillèrenl cii \ ue de lile de Timor, après avoir exploré une partie de la côte sud-ouest de la Nouvelle- llolhuKlc. Elles se dirigèrent ensuite sur la cnle sud-esl , el iiiciit une seconde iialte au i^)^l-.Tacks()n , (pii élail alors le principal établisseineul des Anglais dans la Nouvelle-Galles du Sud. S"(''laut ravilaillées en cel endroit, elles se dirigèrent \ers la Terre de \';ni- Dieiueii , (pi'elles allt'iguirent

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le 13 janvier 1802. Puis elles doublèrent le cap Sud , pour aller jeter l'ancre dans l'est de l'île aux Perdrix, à l'entrée du détroit d'Entrecasteaux

On quitta ce mouillage le 17 février, pour aller jeter l'ancre devant l'île Maria, à l'entrée de la baie des Huîtres. Après avoir reconiui le Port-Frédérik- Hendrik de Tasman et les îles Schouten, on découvri t plusieurs îles auxquelles Baudin donna des noms français, dès longtemps supprimés par les Anglais, ([ui y ont substitué des noms brilaniiiques. La même chose a eu lieu pour les diverses régions explorées sur les côtes sud et sud- ouest de la Nouvelle- Hollande par notre compatriote, qu'un misérable sentiment de jalousie nationale a privé ainsi d'une gloire bien légitimement acquise par ses travaux, et payée de sa vie.

En quittant la baie des Huîtres, Baudin traversa de l'est à l'ouest le détroit de Bass , large de deux cents kilomètres, qui sépare l'île Van-Diémen de la Nouvelle -Hollande, et explora la ente méridionale, jusipie-ià iiiconmie, de ce cnnlincnt. Cette exploralion (liua juscpi'à la tin du mois d'avril 1802, et s'accomplit laborieusement au mili(Mi th dangers sans cesse renaissants. A l'entrée du mois de mai, les équipages étaient tellement épuisés de fatigue, (luil fallut renoncer à pousser jilus loin les recon-

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naissance!^. Baiidin se décida a rcloiirner vers l'est pour relâcher à Botaiiy-Bay. Mais il voulut encore utiliser sa retraite, et, au lieu de reprendre la route (|u"il axait déjà suivie et (|ui était la plus courte, il redescendit vers le sud, afin de trouver l'extréniitc méridionale de la Terre de \an-l)iéinon. l.e 20 mai, on reconnut l'entrée de la baie de l'Aventure et les colonnes du cap Cannelé, en avant duquel se projette l'île aux Pingouins. Les Français admirèrent l'aspect riche et grandiose de cette pittoresque et fertile contrée, arrosée de nombreuses rivières et couverte d'une éternelle verdure. Le 22, on doubla |)ar le sud lile Maria, et l'on s'engagea dans l'archipel Schouten. Mais ici les marins eurent de nouveau tant à souffrir du mauvais temps et des maladies, qu'il fallut se hâter de remonter vers le nord. On airiva heureusement, le 20 juin, au Port- .lackson, où l'on scjoiuna cin(| mois. Ce temps fut employé à radouber les naxires, ;i renouveler les provisions et surtout à soigner les malades, ijui étaient très-nombreux.

On remit à la yoile, le 2 janvier 1803, pour aller explorer derechef la région à lacpielle on avait doiinc le nom de Terre Napoléon, el poursuivre la série des découvertes commencées l'année précédente. On longea ainsi IdUlc la ei'ile sud-sud-oiiesl , iiucsl el nord-

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