‹ Voyages et découvertes outre-mer au 19e siècleChapitre 40 sur 64 · VOYAGES KT DÉCOUVERTES · texte numérisé non relu

VOYAGES KT DÉCOUVERTES

vint nous assaillir de nouveau; nos bateaux turent rudement endommagés par cette affreuse tempête ; nous n'étions occupés qu'à vider nos canots, qui embarquaient des lames à couler bas. Vers (rois heures, à la marée haute, nous pûmes faire franchir la barrière de glace à nos bateaux. Une ca\'ité étroite se présentait dans les rochers; nous y entrâmes. Nous étions à l'abri, complètement encavés, quand un bruit qui nous était familier vint frapper nos oreilles : c'était le bruissement d'un grand vol d'eiders. Nous étions dans la retraite oîi ils faisaient leurs nids; et, quand nous nous étendîmes pour dormir, épuisés de fatigue, mouillés jusqu'à la })eau, nous nous prîmes à rêver œufs et oiseaux.

« Nous restâmes trois jours dans notre palais de cristal; la tempête faisant rage au dehors, les chasseurs d'œufs avaient peine à se tenir debout ; mais je ne vis cependant jamais plus joyeux assemblage de gourmands.

« Le 3 août, le vent diminua; et, bien que la neige continuât de tomber avec violence, le i, au rualiii, après avoir pris un patriotique grog aux œufs, apprêté de façon à nous valoir les éloges de la société de tempérance, nous poussâmes au largo.

« Une navigation pénible de sept jours nous amena, le 11, près du cap Dudlcy-Digges, et nous

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