‹ Voyages et découvertes outre-mer au 19e siècleChapitre 42 sur 64 · S VOYAGES ET DECOUVERTES · texte numérisé non relu

S VOYAGES ET DECOUVERTES

et, accompagné de Mac-Gai"y, son brave et hardi second , il monte sur une banquise de quelque trois cents pieds de haut.

« La vue était vraiment effrayante, dit Kanc Nous étions au plus profond d'une baie, de toutes parts entourés par d'immenses icebergs, qui surgissaient au milieu d'un îlot de glaçons enchevêtrés les uns dans les autres. »

En face de cette désolation, Mac -Gary, quoique baleinier peu impressionnable, ne put s'empêcher de verser des larmes.

Les embarcations furent mises sur les traîneaux, et l'on se dirigea vers l'ouest. Après trois jours d'un rude travail, Kane et ses compagnons se trouvèrent de nouveau dans un passage libre. C'était une baie ouverte au milieu du courant qui entraîne les glaces du pôle dans l'Atlantique; les bateaux étaient en si mauvais état, qu'il fallait les vider à cliaciue instant pour les empêcher de couler bas.

« Épuisés de fatigue, mourants de faim, telle était notre triste infortune, continue Kane, quand nous aperçûmes un phoque endormi sur un glaçon qu'em- |)orlait le courant. C'était un veau marin, mais si énorme, que je le pris d'abord pour un morse. Je fis un signal à l'Esjtérancc, et, tremblants d'anxiété, nous nous dirigeâmes vers l'animal dans un fiévreux

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