‹ Voyages et découvertes outre mer au XIXe siècle [microforme]Chapitre 12 sur 77 · DANS L'AMÉRIQUE DU SUD · texte numérisé non relu

DANS L'AMÉRIQUE DU SUD

Choix de D. Giovani Muzi pour vicaire apostolique de la mission du Chili, —

D. Giovanni-Maria Mastai et l'abbé Giuseppe Sallusti, secrétaires, — Départ du port

de Gênes. — Miuillage à Palma. — Captivité des missionnaires dans le lazaret de cette ville. — Ils sont délivrés par l'évêque de Palma et le consul de Sardaigne, —- Nouveau départ. — Rencontre d’un navire négrier. — Arrivée à Buenos-Ayres. — Brillante réception faite aux missionnaires. — Départ de Buenos-Avyres, — Célébration de la messe à Lugan par le vicaire apostolique. — Description du logement de D. Giovanni Mastaï à San-Pedro. — La cité de Rosario. — Desmochados, ou les Mutilés. — Incursion des sauvages. — Célébration de la messe à la Canada de Lucas. — Aspect nouveau du paysage. — Cordoba. — Mendoza. — Santiago.

Sous la fin du pontificat de Pie VIT, la cour de Rome, obtempérant au désir formulé par la chambre représentative du Chili de voir instituer une mission apostolique à Santiago, fit choix pour vicaire apostolique de D. Giovanni Muzi, alors auditeur du nonce apostolique à Vienne. On

adjoignit à D. Giovanni Muzi, pour le seconder dans ses

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travaux, deux jeunes ecclésiastiques, D, Giovanni -Maria Mastai Ferretti, des comtes Mastai, simple chanoine alors, et l'abbé Giuseppe Sallusti, secrétaire de la légation.

Le récit que nous donnons est extrait d’une relation de la mission, publiée à Rome en 1827, sous le titre suivant Sloria delle Missioni apostoliche dello Stato del Chile, colla descrizione del viaggio dal vecchio al nuovo mondeo, fatto dall' autore. Opera di Giuseppe Sallust;,

La mission apostolique s’embarqua du port de Gênes, le 4 octobre 1823, sur un brick de construction française nommé l'Eloisa, capitaine Antonio Copello. On ne comptait pas moins de trente-quatre hommes d'équipage, tous jeunes marins, mais gens de choix.

Le 1% octobre, l'Eloisa mouilla Aans le port si sûr, si calme de Palma, où jamais tempête ne fut redoutée, et d'où les yeux des pieux voyageurs pouvaient déjà se porter avec admiration sr cette splendide cathédrale qui offre au loin à la vue l’agréable magnificence de son architecture.

Mais à peine furent-ils débarqués qu’on les conduisit au lazaret, et malgré leurs réclamations, malgré le caractère dont ils étaient revêtus, ils entendirent bientôt se fermer sur eux les triples verrous de cette véritable prison. La nouvelle étrange de cette sorte d’arrestation ne tarda pas à venir jusqu'à l’Eloisa : elle mit tout en rumeur à bord, et l'abbé Sallusti alla sans hésiter à terre partager la captivité de ses compagnons.

Le 17 octobre, les trois membres réunis de la mission subissaient un premier interrogatoire, non pas comme celui auquel on idmet les voyageurs au long cours qui ont enfreint

parfois les ordonnances de santé, mais bien comme l'inter-

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