‹ Voyages et découvertes outre mer au XIXe siècle [microforme]Chapitre 42 sur 77 · PREMIER VOYAGE DE JOHN FRANKELIN · texte numérisé non relu

PREMIER VOYAGE DE JOHN FRANKELIN

Le capitaine Jobn Franklin ses premiers débuts, — Départ pour la baie d'Hudson. Le fort Chipéwyan, Le chef indien Akaïtcho, Fradition indienne à propos

de la rivière d la Coppermin = Vaines tentatives de Franklin pour amener les Esquimaux et les Indiens une conférence l'ableau de l'antagonisme di $ deux races par Hearn Direction à lorient de Et Coppermine. Le cap Turnagain Misères du retour Dévouement du docteur Richardson | nourritur Le fort l'Entreprise Retour inattendu de Richardso au fort PElar Fin du vovagt la factorerie d'York.

Nous avons dit qu'au nombre des quatre navires que fit partir l'amirauté anglaise en ISTS, deux, commandés par David Buchan et John Franklin, avaient eu pour mission de se fraver un chemin vers le détroit de Behring, en cinglant droit au nord du Spitzberg. Mais, avant de raconter la terrible carrière de Franklin, le célèbre explorateur des régions polaires, il convient de le faire quelque peu connaitre, Né en 1786, 11 avait débuté, dès l'âge de quatorze ans, par cette rude école du bord, où se sont formés les premiers marins de FAngleterre, Comme Cook et Nelson, Franklin avait com mencé par être mousse, [l s'était distingué aux combats de Copenhague, de Trafalgar, de li Nouvelle-Orléans, et, dans

l'intervalle de ces actions célèbres, il s'était si nulé dans le

voyage de découvertes entrepris par le capitaine Flinder autour de la Nouvelle-Hollinde,

Tels étaient les services qui avaient valu à Franklin, Jeune encore, le grade de lieutenant et le commandement d’un des navires de l'expédition de Buchan.

Nous ferons connaître à nos lecteurs par la relation du capitaine Beechey, qui fut lieutenant de Franklin, par quelles épreuves celui-ci débuta dans la périlleuse carrière de navigateur dans les mers polaires.

& Il n'est pas, j'en suis convaincu, dit cet officier, de langage humain qui puisse peindre la terrifiante grandeur des effets produits par la collision des glaces de ce tempêtueux océan, C'est à la fois un spectacle solennel et sublime de voir la mer, violemment agitée, rouler ses vagues comme des monlagnes contre ces corps résistants ; mais, quand elle vient se heurter à ces masses qu'elle a mises en mouvement avec une violence égale à la sienne, l'effet devient prodigieux, Par moments elle déferle sur ces blocs de glace, et l'instant d'après ces mêmes blocs, Sefforcant de remonter à sa surface, font retomber les flots autour d'eux en cataractes fumantes, pendant que chaque masse individuelle, se roulant dans son lit bouleversé, se heurte à sa voisine, et lutte avec elle jusqu'à ce que l'une des deux soit brisée cu soit superposée à l’autre, Ce nest pas sur un espace restreint qu'éclate ce spectacle : 1l se développe aussi loin que la vue peut s'étendre, Et quand, se détournant de ces scènes convulsives, l'œil se reporte à las

pecl étrange que li réverbération des glaces donne au ciel, où

gl dans le calme d'une atmosphère argentée semble briller une clarté surnaturelle: loi Qu'il voit (ainsi que nous le voyons

nous-mêmes en Ce moment au-dessus de nos mäts) cette voût:

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