‹ Voyages et mémoires sur le Canada [microforme]Chapitre 10 sur 78 · DES PRET ET · texte numérisé non relu

DES PRET ET

et la baye d'Hudson ; on nomme ces sauvages ainsi que 24 ies têtes de boules communément Gens de Terre ; ils se portent âu loin pour la chasse : quelques uns traitent de leurs pelleteries avec les postes répandus le long de la rive du Nord du fleuve depuis Québec jusqu’au delà d’Anticosty ; il y en a même qui vont jusqu’au détroit de Belle-Isle, mais assez communément ils viennent aux Trois Rivières, plusieurs même v ont leurs habita- ‘4 e. tions à portée dans les bois, leurs femmes y restent pendant qu'ils sont en chasse, de manière qu’ils les y réjoignent et se défont de la plupart de leurs pelleteries en faveur des habitants de cette ville. C'est ordinairement avec le sieur de Tonnancour qu'ils en traitent, comme il parle leur langue, qi’il estentendu à ce commerce et en état de leur faire des avances, il s’en attire la préférence, et c’est en vue d'augmenter cette traite qu'il se constitue en frais pour l'établissement de ce nouveau village qui fera partie de la paroisse de d “| Tonnarcourt, On raisonne différemment sur ce nouvel établisserent, cependant quoiqu’on en dise pour le combattre, je suis d’avis qu’on ne saurait trop attirer de sauvages à notre voisinage, d'autant que quoique ceux-cy ne soient qu’ui composé de brigands, comme ils originaires de plusieurs nations différentes avec lesquelles ne | ils entretiennent toujours liaison en s'y présentant 1e tous les ans, on pourra plus aisément être informés des entreprises qu’elles pourraient tramer.

Au deià de cet établissement, parvenu à deux moulins, l’un à grain, l’autre à scie, Ctablis sur un ruisseau. ‘à Ils sont solidement construits, les eaux y sont rete- À | nues par une digue revêtue en maçonnerie. Il est aisé de distinguer par les dépenses qu’on y a faites qu’ils appartiennent à un homme riche ; tout 4 ral est l’église de la paroisse du dit Tonnancourt, et à un

; RS Se de re te mt Ent

quart de lieue sur la gauche l'on joint l’anse du fonds du dit lac St. Pierre à l’endroit d’un cabaret établi sur le bord de l’eau, où les sauvages et canoticrs qui ne respirent que l’eau de vie, s'arrêtent pour en boire. On É estiine cette maison éloignée d’une demie lieue de la E dte, pointe du Lac, et 34 des trois rivières ; c'était 4 l'endroit indiqué pour le rendez-vous de notre batteau.

lens

4 Il ne nous y joignit qu’un quart d'heure après notre arrivée ; les bords de cette anse sont si plates que le batteau ne peut en approcher plus près de 250 toises, il fallut l'aller joindre en calèche, où pris congé de mon

4 dit Sieur de Tonnancourt, nous continuâmes notre ‘à route toujours à la vue des terres.

4 Passés devant la pointe d'Omachis, seigneurie avec

rivière qui *n débouche et l'église qüe l’on découvre. 3 Cette pointe estextrêmement saillaute ; au delà vû celle ke et le débouché, de la rivière du Loup du nom d’une paroisse avec église que l’on appeçoit au dessus. On estime de la dte pointe du Lac à celle du Loup à 4 lieues.

Na.— Ce lac est formé par le fleuve ; sa largeur de la rive du Nord à celle du Sud est de 3 lieues et sa traversée en longueur est üe 7 lieues ; les canots et batteaux cotoyent toujours la rive du Nord, et le chenal pour les bâtiments est dans le milieu, néanmoins plus près de la rive du Sud que de celle-cy.

A deux lieues plus loing de cette dernière pointe, doublé celle de Masquinongé, avant d’y parvenir l’on passe vis-à-vis le débouché de la rivière, et l'Eglise de la paroisse de ce nom.

Na.—Le lac St. Pierre est considéré se terminer à cette dernière pointe. Avant d'y arriver est la grande baye de son nom.

nn | Au delà du dt. Lac, entré dans le chenal nommé le ‘4 tit passage scitué entre la terre du Nord et les isles à À "Aigle, aux Grenouilles, et aux Vaches,—ces trois iles À

he : En séparées par des chenaux sont si serrées à qu’elles semblent n’en former qu’une,—il est large de nn | trois à quatre cents toises. On laisse une quantité d’iles + sur la gauche, on estime leur traversée en montant le fleuve de 4 lieues, on en compte 39 à 40 grandes et petites, plusieurs des premières sont habitées comme celle du Pas de St. Ignace et du Castor, les autres sont plus ou moins cultivées. Il n’y a guerres que les dénommées qui soient en valeur ; les dernières au rapport f des gens du pays sont basses et aquatiques, néanmoins he : toutes boisées de mêine ; mis à terre pour diner chez # la fille à la fosse, son mari se nomme Dupuy, et son habitation est de la paroisse de Masquinongé.

L TPS 124000 MA PATES MATTER PE DFE EAST 0 pd: !

GR

I ma med FM a

Page 1