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comme les bois deviennent chers par leur éloignement, et que les difficultés de s’en procurer augmenter:t tous les jours, que dans tous les endroits où semblables forts sont établis, on les entretint soigneusement, et qu’à mesure qu’un pieux tombe de caducité, ii fut sur le champ remplacé, et que dans le cas de rendre à celuici sa première defferse, on éloigna l'enceinte de 18 pieds de l’église, afin d’ôter la facilité que présente son état actuel d’7 entrer par les fenêtres.
Na.—Que les seigneuries situées le long de cette rivière produisent beaucoup de grains, que c’est même l’un des cantons du Canada qui en produit davantage, que les barques de 40 à 50 tonneaux peuvent la remonter dans le printemps seulement, pour l’ordinaire, jusqu’à St. Antoine, et rarement juscu'à Chambly, à moins qu'il ne survint des crues suras ndantes et qu’on profite de cette saison pour en évacuer toutes les den. rées. A la sortie de chez le curé, rembarqués pour aller au village sauvage de St. François, entrés dans le fleuve, cotoyés la rive du Sud, vus sur la gauche l’isle äe St. Ignace qui fait place au débouché de cette rivière au delà celle de Notre Dame de Grâce, ensuite celle au moine et apperçus par le chenal qui sépare ces deux dernières l’isle Ronde,
Na.—Que derrière l’isle au moine est celle à pierre,
et qu’enfin au delà de ces isles en sont plusieurs autres, entr’autres, celle dont on a parlé dans la journée du 80 Juillet ; on estime leur nombre à 49, tant grandes que petites, comme on l'a dit cy-devant. Je serais assez d'avis qu’on leva une carte de leur position pour juger de leur grandeur et de leur rapport de lune à autre, et que cette carte comprit les deux bords du flevve, même l& lac St, Pierre, affin d’y reinarquer les cébouchés de la rivière Yamaska, de celle de St. François et de toute autre qui afflue tant d’un côté que de l’autre daps le dit lac.
Ensuitte, apperçus l’isle verte (A) séparée de celle au moine par un chenal et de la grand terre par un autre ; embarassés lequel suivre de ces deux chenaux, mis un
* canotier à terre pour aller chercher un homme capable
de nous guider jusqu’à la rivière de St. François ; rendu au batteau, il nous fit passer par le chenal d’entre ces
deux isles, et l’ayant interrogé sur le pays, il me dit qu’il était bon et propre à toutes sortes de productions, que les habitations du village de Sorel se terminaient ar le travers de la ditte isle verte, qu’on ne pouvait es étendre plus loing rt que les terres étaient basses et aquatiques, et que lisle au moine que nous tiendrions toujours sur notre gauche, aboutissait au dit lac St. Pierre.
Au delà de l'Isle verte, laissés sur la droite trois autres petites isles (B) séparées par deux chenaux qui communiquent au passage d’entre elles et la grande terre, parvenus à l’extrémité de ces trois isles, suivis le chenal d’entre deux autres petites (G) et une autre (D) séparée aussi de celle au moine par un autre chenal, et entrés dans le lac St. Pierre.
Na.—A l'entrée de ce lac sont plusieurs hauts fonds vazeux, couverts de jones et séparés par une espèce de chenal que forment les différents courants.
Arrivés au dii lac St. Pierre, l’on me montra l’endroit (E) connu pour la grande pèche du fleuve ; on y prend toutes les sortes de poissons mentionnées à la rivière de Richelieu et en outre des saumons, des esturgeons et quantités d’autres.
Cette pèche est affermie par an au profit de
qui s’en dit le Seigneur concessionnaire.
Vis à vis cet endroit à la rive du Sud est la rivière d’Yamaska, et sur la gauche de snn débouché est une baye de son nom et à droite celle de la Valière, l’une et l’autre fort enfoncées dans les terres. Le bout de
lan ajouté cy-dessous fait connaitre la position de ces isles, des bayes et des endroits mentionnés (voir lan).
k ps delà, fait route dans le lac toujours à portée des terres du Sud, jusqu’à vis-à-vis l’un des quatre débouchés de la rivière de St. François, pénétré celui de ce nom ; À son entrée est une batture de sable et de roches sur laquelle notre batteau échoua ; il fallut entrer dans l’eau pour le mettre à flot (voir plan).
Na.—Que les débouchés de cette rivière sont dans la baye de St. François, dont les eanx sont communes avec celles du lac St. Pierre.
Continués la route en remontant cette rivière, laissés sur la gauche le petit chenal (A) passés au delà entre la grande terre Là l’ouest et l’isle St François, en laissant sur la droite le chenal St. Jean, et mis à terre chez le curé du village français de St François.
Na—Qu'en deça de la pointe de l’ouest de l’isle de St. François, les habitations répandues le long de cette rivière commenc®nt à se découvrir et que plus on la remonte plus elles sont multipliées.
Que les quatre débouchés de cette rivière se nomment l’un le chenal Tardif, le second, de St. François, le troisième de St. Jean, et le 4me de la Verdure, et qu'ils sont situés suivant comme le bout de plan les représente. Il est aisé de voir que le premier est indépendant des autres ; que ceux de St. Jean et de St. François n’en font proprement .qu'un, quoique considérés différents dans le pays, et que l’autre de la Verdure, dont l’origine est par le travers de lisle St. François, forme l'ile ronde et enfin que les bords de ces chenaux sont habités. On estime # de lieue dep uis l'entrée dans le chenal St. François jusqu’à l’église du village français de ce nom.
Après le diner le curé s’offrit de m’accompagner au village sauvage, à quoi consenti ; embarqués tout de suite et cotoyés les terres du nord, laissés à droite deux isles, et à gauche l’entrée du chenal Tardif situé 1 par le travers de la première, discourus beaucoup sur { son village ; il m’'apprit qu’il était nombreux en habi- 1E tants, que la paroisse s’étendait sur tous les terrains
compris le long et entre leschenaux mentionnés, même LE beaucoup au delà du village sauvage que l’on pouvait LE considéré comme enclavé dans l’autre français et tota- 4: lement indépendant.
| Parvenus au dit village sauvage sont deux petites f: isles par son travers ; les terres y sont extrêmement
“ élevées ; entrés dans le dit village, il est considérable. J'y
i ai compté 51 cabannes, figure carrée, construites en bois #0 équarry comme celles du saut St. Louis et du lac des
ë deux montagnes, néanmoins couvertes de planches et LE d’écorces, en figure de tourelle, et douze autres bâties à ER: la française ; nous nous presentâmes d’abord chez les
Jésuites missionnaires ; ils n’y sont que deux, aux
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