‹ Voyages et voyageurs de la renaissanceChapitre 11 sur 55 · Vie de Stro!{^i · texte numérisé non relu

Vie de Stro!{^i

DE LA RENAISSANCE l3

lui qui, recevant à dîner le maréchal Strozzi et ses amis, leur fit servir « des pastés dans lesquels il y avoit, aux uns des vieilles pièces de vieux mors de brides, aux autres des vieilles sangles, aux autres de vieilles croupières, aux autres de vieux pommeaux de selles... Bref, ces messieurs les pastés estoient remplis de toutes vieilles penailleries de ses chevaux de poste, les uns en petits morceaux et menuzailles, les autres en grandes pièces en forme de venaison. » Inutile de dire que le maréchal lui rendait la pareille avec usure. Brantôme raconte par le menu ce qu'ilappelle leurs bons tours, assaut de plaisanteries énormes qui font songer à Rabelais et mèneraient aujourd'hui leur auteur tout droit en police correctionnelle.

Le service de la messagerie s'effectuait par les messagers de l'Université et par des entreprises particulières. Si vous voulez savoir comment s'opérait la livraison des colis, du FailH'ous introduira dans le bureau de « Mériane^ messager de Maine à Paris. Arrivé qu'il estoit à la Rose rouge, au bas de la rue Saint-Jacques^ chez ce bonhomme Thempé de Quemper, il s'enfermoit au petit cabinet, se rembarroit et, par une fenêtre à demy treillissée, délivroit à cestui son sac, à l'autre son pacquet, et à plusieurs séparez par rangs et ordres, du beurre, chappons, langues fumées, etc. » Mériane est le prototype de l'employé barricadé der-

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