Voyage en Italie. (Ed
2. Etant à Spa en 1584, la comtesse de Sanzay rencontre « les compagnies qui s'en suivent : Madame de Vaudemont avecq toute sa suitte, deux princes électeurs de l'Empire », vingt-et-une dames de la noblesse française et « une infinité de gentilshommes tant francoys, allemans, espagnols que anglovs, avecq leurs femmes ou parentes étrangères. [Journal de la comtesse de Sanzay).
viennent soigner leur santé ^ ». A Balaruc, Flatter rencontre « grande affluence de beau monde venu de Montpellier, de Nîmes, de Toulouse ou d'ailleurs ^ ».
Des bandes de pèlerins, riches et pauvres, jeunes et vieux, grands seigneurs et petites gens, sains et malades, sillonnent constamment les grands chemins. Car le pèlerinage n'est pas seulement l'accomplissement d'un vœu, c'est encore une manière de voir du pays et de changer d'air, une partie de plaisir^ d'hygiène et de dévotion tout à la fois. Chaque année, la partie se renouvelle, elle devient obligatoire comme, pour nous, le déplacement aux bains de mer ou à la montagne. « Lorsque le temps nouvel approche, les femmes emprennent à aller en quelque pèlerinage et, quelque besogne que les mariz aient à faire, il ne leur en chault^ ».