‹ Voyages humoristiquesChapitre 75 sur 102 · VENISE · texte numérisé non relu

VENISE

Sannazar a chanté Venise par les hyperboles les plus audacieuses. Il met en scène Neptune et Jupiter. (( Voyez, dit le dieu de la mer au dieu de la foudre, voyez Rome et voyez Venise ! Vantez tant qu'il vous plaira votre Capitole et votre Tibre, œuvre des pygmées et fleuve des pygmées. Regardez l'une et l'autre ville; vous direz que Rome a été bâtie par les hommes et que Venise n'a pu l'être que par les dieux :

Si pelago Tibrim prsfers, urLcm aspice utnmique : lUam homines dices, hanc posuisse deos.

Dyron s'écriait : « Je te salue, ô Cybèle des mers qui m'apparaît dans le lointain couronnée d'un diadème de tours et commandant avec majesté aux flots et aux divinités de l'Océan ! »

N'oublions pas le sonnet d'Alfieri :

Ecco, sorger dall' acque io veggo altéra

Campanella a écrit un beau sonnet sur Venise :

« Nouvelle arclie de Noé, qui, soulevée sur les flots, préserva de sa perte la race juste, quand Attila, le fléau de Keu, s'abattait sur Tltalie.

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