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exeède^un peu le ttontf «t ique les ail60^1eiir AftombepBLtïfiurdeaoveilleg. .
;^^oili, iinoasietir, laideacsiption de ce petit «iioiiinAl qu'cm 'appelle X.»p(m;» et Ton. peut wàire.qu,'il n,'y îeaa^ point,îap!!èa>leifiiB:ge, ^ui iiupproolie plus de llliomme. Noos les iaotor- ; isogeâtmes sur plusiems tshos^ doiitiitfnis ^TTOuliûfis mous ihifonner, etoiousileur demanidftmes partieulièremeiit ) r^droit ^iiKma ;ipouyknis Jfcranwr .de. leurs loamanideB. Ots ^f^pens noue instruisirent sur tout, et nous » dirent que les .Bapons commençaient à dnsreendire /des montagaes. qui: sont ^ers la mer Olaciale, d*où le chaud et les mouches les .Auraient chassés/ tet se répandaient Ters le lac cTomotracs, d,'où leileu^e Tomo prend sa }ifloucee,>poary pèeher quelque temps jusqu'à ^œ qu'ils pussent, v^rs la iSaint-Barthélemy, ;:fiB rapprocha tout ta Mt desimontagnes de .Swapavasa, ;rKilaYara,!et les autres oiiia i!tit>ld commei^sit à se faû!e sentir, pour» y :;passerle reste de l'hirer. Ils nous assurèf ffent:que nous ne manquerions pas: d'en trouiTer le.: des fplus riches, et .que pendant rsept ou huit Jours que nous serions:à. y allergies JbapcmsemplôieraieBt'oe temps iuy venir. Ils 1 /ajoutèrent quoy poiur eux, ils étoiont demeuoRés pendant toat l'été (aux ienvîsons de la mine et des laes qui tsont. autour, .ajnat Jtrauvé assez de noumture pour quinze ou liagt rcames qu'ils» avaient, chacun, et étant
dbyGooQle
DE LARONIS 39».
tropTpvOTOfl penrrentcepreiidiS'uiirYoysgQ dd qimize joui», pour lequeblil^^^féUlBit prendre des^tn^risions qufila nMtaioitpas en pon^ioir de- faire, à> cause qiUils nerpourfaknt vivx» éloigné» des étangs*! qui: leur fousnissaientl eliaque jour dei quoi^ vi-vrés.
Le vendredi, 15 août,..iLflt,un gfand froid, /^ - ^^ et. iL.n•ig^a. sur. les. montagnes voisines^ N)oti&e&Bies. une longue <u)nvec8atlon a¥ee 1^ prêtre, lorsqu'il eut ûnL les deux serinons qull fit ce jour-là, FuQ. en. ânlandais,. et Taun tre en lapon. Il parlait, heureuse m eut pour nous, assez bon latin, ,et nous Tinterrogeâr mes eue les choses qu'il pouvait le mieux connaître,.» comme sur lé baptême, le ma-, riage et les enterrements. Il nous dit au sujet du. premier, que tous les Lapons étaiçnt .clirétiens et baptisés; mais que la plupart, ne Tétaient que pour la forme seulement, et.
qu'ils i retenaient tant de choses do leurs, anciennes superstitions, qu'on pouvait dire, qu'ils n'avaient que le nom de chrétiens,. et que leur cœur était encore pslen.
Los Lapons portent leurs enfants au prôr tre pour baptiser, quelque temps après qu'ils, sont nés : si c'est en hiver, ils les portent avec eux dans leurs traîneaux; et si c'est en été, ils les mettent sur des rennes, dans leurs berceaux pleins de mousse, qui sont faita d'écorces de bouleau, et d'une manière toute particulière. Us font ordinairement présent
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au prêtre d'une paire de gants, bordés en de certains endroits de la plume de loom, qui est violette, marquetée de blanc, et d'une trèsbelle couleur. Sitôt que l'enfant est baptisé, le père lui fait ordinairement présent d'une renne femelle, et tout ce qui provient de cette renne, qu'ils appellent pannihcis^ soit en lait, fromage, et autres denrées, appartient en propre à la ûlle; et c'est ce qui fait sa richesse lorsqu'elle se marie. Il y en a qui font encore présent à leurs enfants d'une renne lorsqu'ils aperçoivent sa première dent; et toutes les rennes qui viennent de celle-là sont marquées d'une marque particulière, afin qu'elles puissent être distinguées des autres. Ils cbangent le nom de Daptême aux entants lorsqu'ils ne sont pas heureux ; et le premier jour de leurs noces, comme tous les autres^ ils couchent dans la même cabane, et caressent leurs femmes devant tout le monde.
U nous dit, touchant le mariage, que les Lapons mariaient leurs ÛUes assez tard, quoiqu'elles ne manquassent pas de. partis, lorsqu'elles étaient connues dans le pays pour avoir quantité de rennes provenues de celles que leur père leur a données ii leur naissance et à leur première dent : car c'est là tout ce qu'elles emportent avec elles; et le gendre, bien loin de recevoir quelque chose de son beau-père, est obligé d'acheter la ûlla
DS LÀPONIE 41
par des présents. Ils commepcent ordinairement au mois d'avril et faire Tamour, comme les oiseaux.
Lorsque l'amant a Jeté les yeux sur quelque fille qu'il veut avoir en mariage, il faut qu'il fasse état d'apporter quantité d'eau-de* vie, lorsqu'il vient faire la demande avec son père ou son plus proche parent. On ne £ait point l'amour autrement en ce pays, et on ne conclut jamais un mariage qu'après avoir vidé plusieurs bouteilles d'eau -de -vie et fumé quantité de tabac. Plus un homme est amoureux, plus il apporte de brandevin ; et il ne peut par d'autres marques témoigna plus fortement sa passion. Ils donnent un nom particulier k cette eau-de-vie que l'amant apporte aux accords, et ils l'appellent la bonne arrivée du vin, ou soubbouvin^ le vin des amants. C'est une coutume chez les La pons d'accorder leurs filles longtemps avant que de les marier : ils font cela afin que l'amoureux fasse durer ses présents; et s'il veut venir à bout de son entreprise, il faut qu'il ne cesse point d'arroser son amour de ce breuvage si chéri. Enfin, lorsqu'il a fait les choses honnêtement pendant un an ou deux, quelquefois on conclut le mariage.
Les Lapons avaient autrefois une manière de marier toute particulière, lorsqu'ils étalent encore tout à fait ensevelis dans les ténèbres clu paganisme, et qui ne laisse pas encore
«If être obserrée de (pielques-ims. On ne meoait pœnt les pârtie»^deTant le pï^èfcre ; mais les parents les mariaient chez euXj^sans autre, cérémonie -que par Fexeirasion du feu qu^ils tirairat d'un caillou. "Ils croient quîil û'y-fa point de figure plus myistérieuse, et *phis^proî«e pour "nous représenter le ma- 'ïfeige; car, comme la pierre renferme en ^^élle^miôme-'une source de feu qui ne parait »qu© lorsqu*on l'approche du fer, de même, 'disent-ils, il se trouve un principe de vie 'CaChé dans l'un et l'antre sexe, qui ne se feit ^ifQSX que lorsqu'ils «ont unis.
Je crois, monsieur, que tous ne trouverez i^as que ce soit fort mal raisonné pour des Lapons; tet il y a bien des gens, et plus sub- 'tilisés, qui auraient de la peine à donner une •comparaison plus juste. Mais je* ne sais- si vous jugerez que' le raisonnement suivutit '6(^t delà môme force.
J'ai déjà dit que lorsqii'une fllle est connue 'dans le pays pouravoir^ quantité tie rennes, ^^e ne manque point de pattis; mais je ne •^ous 'avais pas dit, monsieur, que cc^tte ♦quantité de biens ^t«tit ^tout ce qu'ils demandaient dans une geune fille, sans se mettre en peine fei elle était avantagée de ia nature, ^u non; si elle avait de l'esprit, ou si elle ii'en avait point; et •même' si elle était encore pucelle, ou si quelque autre avant lui avait reçu des témoignages de sa tendresse.
DE LÂPONII 43
Mais (56 que vous admirerez, davantage et qui m'a surpris le preaûer^ , c'est que ces gens, bien loin, de sa faire' un monstre de cette virginité, croient qpa c'est un sujet, parmi eux de reclmrcher . de ces fllles avec-, autant d'empîsessemenb, que, toutes pauvres, qu'elles. sont bien.souvent, Us^les préfèi^ent à .. des rieliea-q\ii seraient encore pucelles, ou<. qui passeraient du moins.. pour telles parmi . eux. Il faut pourtant faire; cette distinction»,, monsieur, qu'il faut que. ces filles dont noua parlons aient. accQrdé^ cette faveur kt, des . étrangjBrs qui vont l'hiver faire marchandisôt-et non pas à des Lapons; et .c'est de lèu qu'ils,, infèrent que,,pîiisqu'unjliûmniequms croient^ plus riche et de meilleur goût qu'eux a bien., voulu donner des marques de son amour à ane fille de leur nation, il faut qu'elle ait un., mérite secret qu'ils- ne connaissent pas,, et, dont ils doivent, se bien.. trouver dans lai suite, ns sont si frianda- de ces. sortes de ; morceaux, que lorsqu'ils viennent quelqucrfois pendant l'hiver à. la. ville de. Torno^ et. qu'ils trouvent une fille grosse, nonwseulor ment ils oublient leurs intérêts, en voulant la prendre sans bien, mais môme, lorsqu'elle fait ses couches, ils l'achètent des parents autant que leurs facultés le leur peuvent permettre.
Je connais bien des personnes, monsieur, qui seraient assez charitables pour faire ainsi
la fortune de quantité de pauvres filles, et qui ne demanderaient pas mieux que de leur procurer, sans qu'il leur en coûtât beaucoup de peine, des partis avantageux. Si cette mode pouvait venir en France, on ne verrait pçLS tant de filles demeurer si longtemps dans le célibat. Les pères de qui les bourses sont nouées d'un triple nœud n'en seraient pas si empêchés, et elles auraient toujours un moyen tout prêt de sortir de la captivité où elles sont. Mais je ne crois pas, monsieur, quoi que puissent faire les papas, qu'elle s'y introduise sitôt : on est trop infatué de ce mot d'honneur; on s'en est fait un fantôme qu'il est présentement trop malaisé de détruire.
Comme les Lapons ignorent naturellement presque toutes les maladies, ils n'ont point voulu s'en faire d'eux-mêmes, comme nous.
La jalousie et la crainte du cocuage ne les troublent point. Ces maux, qui possèdent tant de personnes parmi nous, sont inconnus chez eux; et je ne crois pas même qu'il y ait un mot dans leur langue pour exprimer celui de cocu ; et Ton peut dire plaisamment avec cet Espagnol, en parlant des siècles passés et de. celui dans lequel nous vivons :
Pas^ô lo de oro, Passô lo de plata, Passô lo de hierro; Vive lo de ouerno.
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Et tandis que ces gens -là font revivre le siècle d'or, nous nous en faisons un de cornes. En effet, monsieur, vous allez voir parmi eux ce que je crois qu'on voyait du temps de Saturne, c'est-à-dire une communauté de biens qui vous surprendra. Vous avez vu les Lapons être ce que nous appelons cocus, deyant le sacrement; et vous allez voir qu'ils ne le sont pas moins après.
Quand le mariage est consommé, le mari n'emmène pas sa femme, mais il demeure un an avec son beau-père, au bout duquel temps il va établir sa famille où bon lui semble, et emporte avec lui tout ce qui appartient à sa femme. Les présents mêmes qu'il a faits à son beau-père au temps des accords lui sont rendus, et les parents reconnaissent ceux qui leur ont été faits, par quelques rennes, suivant leur pouvoir.
Je vous ai remarqué, monsieur, que les étrangers ont en ce pays un grand privilège, qui est d'honorer les filles de leur approche. Ils en ont un autre qui n'est pas moins considérable, qui est de partager avec les Lapons leurs lits et leurs femmes. Quand un étranger vient dans leurs cabanes, ils le reçoivent le mieux qu'ils peuvent, et pensent le régaler parfaitement, s'ils ont un verre d'eau-devie à lui donner; mais après le repas, quand la personne qu'ils reçoivent est de considération, et qu'ils veulent lui faire chère entière,
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ils font venir leura^^ f eaiiflBs -et^ IMU» âllîBev ^^ tiennent à grand hiDnneurque'-TeQs.aglssie&i avec elles comme ils 'feFaien(;: eux>mdntes x . pour les femmeset les Mes^ielfôs ne "^ntau-t^ cune difûeulté'devxiuB accorder ioat^eqvr' you8 pouvez souhaiter, et «croient j que f voua > leur faites autant d'honneur qu'à iem» maii»^ ou 4 leurs pères.
Comme cette manière d'agir 'me : stHpvitpi étrangement, et n'ayant pu' jusqu'à présent ré|»;ouver moi>*méme, je m'en suis informé i le plus exactement qu'il m'a été possiWe; et^ parmi quantité d'histoires'- de cette nature; je vous en dirai donc ce qu'onrm'a' assuré ôtro" véritable.
Ce' Français que nous^trouvfttees awmriite»»^ de Swapavara,' homme smipie^- etque'je'ne»' crois :pas:capable de controuver une histoire, nous assura que pour faille pMisiràquafitJté:' de Lapons^ il les avait soulagés dd devoir conjugal; et pour nous ftiire voir combien* ces gens lui avaient fait d'instances pour le faire condescendre à prendre cette peine, il ' nous dit qu'un jour, après avoir bu quelques verres d'eau-dé^vie avec im Lapon, il fut sollicité par cet' homme de coucher avec sa* femme, qui était là présente^ avec toute safamille; et que, sur* le refos qu'il lui en fit, s'excusant du mieux qu'il pouvait, le Lapon, ne trouvant pas ses excuses valaiblés, prit sa sa femme et^ le Français^ et les aj^aat jeté»
DB LâPONIS 47
tous tietix SOT le Ut, sortit de la diuabre«t 'ferma la porte à la def^conjtiraBt le Français, partoot ce ({ail putaHéguer de plus 'fort, ^11 loi plût de ftvteien aaplace^omme ^nmoè^ lui-même.
'L^istèire quvtrriTa^iiJironiBes >Toi»œa8, prêtre des Lapons, dont j'ai déjà parlée a'est ' pas motes rea[i«rq[iittlile.Eftlanim8rf ut )dite par ^ee'sadmeprdtre- (|uii avait ^jébéiongtenips son ' YleaireVlans^ la^ Laponie/elqpujayutvéou sous ^Mi près de qidiKeiMna; U'iartesaitâe MlEiaôme.
«"Un ^ Lapon, BOUS' dllHii, (dasipliis. riches et des plus considérés qui fussent daas la Laponle de Tomo,.eut envie f|ii&)Son .lit i fût ' lionoré de 'Son paâteur; ilme crut i point de ■meilleur "moyen poor mnltitHeri «os troupeaux «t pour attirer' la .béDédàctGon du ciel sur toute sa' famille ;'il>ie(prtapluateni» fois de lui vouloir faire eetilioniieur^'mais.le pas- ^teur, par conscience ouiautromeat, n'en voulût rien faire, etlui reptéswita(ittoi:^ours,que "ce n'était^ pas ieplus-6ûr moyen po«r s'attirer un Dieu 'propice. Le Lapon tfentrait point dans tout ce que la pasteur lui pouitait dire ; et un jour qu'il le FCttcontra' soûl, îl le conjura à^ genoux, -et par tout ceqûll^vsit de ]^us saint parmi les dieux qûll adorait, de ne pas lui^refuser la gtâce qu'il lui demandait ;iet ajoutant les promesses 'aux prières, il lui pfé« «enta six écus, et^ûffiit de lestiui4omiery
)ulaît s'abaisser jusqu'à coucher avec mme. Le bon pasteur songea quelque i s'il pouvait le faire en cojiscience, et ulant pas refuser ce pauvre homme, il a qu'il valait encore mieux le faire cocu^ igner son argent, que de le désea- . »
ette aventure ne nous avait pas été ra-^ e par le raôme prêtre qui était alors isciple, et qui était présent, je ne pour- Bimais la croire ; mais il nous l'assura manière si forte, que je ne puie en r, connaissant d'ailleurs le naturel d\^
te bonne volonté que les Lapons on^
Leurs femmes ne s'étend pas seulement rard de leurs pasteurs, mais aussi sm es étrangers, suivant ce qu'on en a dit, ame nous voulons le prouver, le vous dis rien, monsieur, d'une flUe ^ 3 bailli de Laponie, qui est celui qui . le tribut pour le roi, avait fait un eni Un Lapon l'acheta, pour en faire S8 e, de celui qui l'avait déshonorée, sanE raison que parce qu'elle avait su captes inclinations d'un étranger. Toutes loses sont si fréquentes en ce pays, que peu qu'on vive parmi les Lapons, oi BUique pas d'en être bientôt convainci i propre expérience, avent leurs enfants dans un chaudron
f li ■ ■ «ïïf^^f^^mmmmmmmm^mmÊtm^mmimKmKmm^mmÊmÊ
tous les jours trois fois, jusqu'à ce qu'ils ftient un an ; et après, trois fois par semaine. Ha ' on,t peu d'enfants, et il ne s'en trouve presque jamais six dans une famille. Lorsqu'ils " viennent au monde, ils les lavent dans i ^ de la neige jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus respirer, et pour lors ils les jettent dans un bain d'eau chaude ; je crois qu'ils font cela ïpourles endurcir au froid. Sitôt que la mère lest délivrée, elle boit un grand coup d'huile Me baleine, et croit que cela lui est d'un se-^ 4cours considérable. Il est aisé de connaître â|dan8 le berceau de quel sexe est l'enfant. Si c'est un garçon^ ils suspendent au-dessus de %a tête un arc, des flèches, ou une lance, i4pour leur apprendre, môme dans le berceau, )ii ce qu'ils doivent faire le reste de leur yie, et ii^ leur faire connaître qu'ils doivent se rendre idroits dans leur exercice. Sur le berceau des ^ EUles on voit des ailes de lagopos, qu'ils ap- 1^ pellent rippa^ avec les pieds et le bec, pour 6^ur insinuer dès l'enfance la propreté et l'aité. Quand les femmes sont grosses, on ppe le tambour pour savoir ce qu'elles ^Piuront. ^lles aiment mieux des ÛUes, parce it^u'elles reçoivent des présents en les mariant, i^^ qu'on est obligé d'acheter les femmes.
Les maladies, comme j'ai déjà remarqué,
i^tont presque toutes inconnues aux Lapons;
t s'il leur en arrive quelqu'une, la nature
0^ st assez forte pour les guérir d'ejle-môme, et
^^VU^'-vltJ PW . K^m
:Z0 YOTAM
) Taide de médecii^ ils Teconvreitt bien- ^t la santé . ' Rs usent' pourèsuit de^ queiquies ^remèdes, eomme ^e la mcmede mom^ey qu'ils 'T^ommisak jeesty ou ee'qtt'on K^^i^nng^^pu ^jpferreweJhei résine qui *couie des sapins' î»iir 'feit ôes^mplâtres, et >te fromage de Tenue *^es1r leur onguent divin ; îte- 6*en ^Berrent* di?v»r- *«enient. Hsontidu fielûe loup' qu'ils ^délî^ywit dfais'du*brandevin «vec'de la poudre ^casncai. liOrsque le Troîd leur agôlé quelque partiu 'du -eoiçs, ils étendent lie 'fromage • coupé pw trandies sur la patrtie malade, et ils en reçôi- •vent du soulagemeiit. Ija seconde manière 'd'employer ' le^ fromagre, pour Icsmaux «xté- 'Tienrs ou intérieurs, *est xie faire entrer m 'ferrouge dans le fîromage, qui distille par -cette ardeur rare espèce d'huile, de laquelle 'Us se frotteût à' l'endroit où ils souffrent ; et •le remède est toujours' suivi d'un succès et ti'un effet merveilleux. Il tîonfôrte la poitrine, 'emporte la toux, et est bon pour toutes les contusions; mais la manière la plus ordinaire
• pour les plaies plus dangereuses, c'est le feu. "Ils ' è'appliquent tm t^rbon tout rouge sur 'la Wessure, et le laissent le plus longtemps < qu'ils peuvent, àftn qu'il ^ puisse consumer
tout'ce qu'ils a d'impur dams^le mil. ■ Cette coutume -est celle des Turcs ; Us ne;trotiveiit
• point de ' remède plus souverain .
Ceux qui sont assez ' heureux en France, et en d'autres lieux, pourtarriver t une^ex-
DE LAPONIE 5i
tréme yieilldsse^ sont oMiglés^ de» saufitir: quantité dlOfCommodités* qu'elle traîne' a^nsG* elle-; mais les Lapon»! en^ sont enUèrement exempts, et ils 'ne resawaitent : pottr toutou infirmité dans cet état qu^onpeui detâimir.
nutioadeleoTTlgrueurorcUiia^e^Oii nesaa^rait môme distinguer les yieitiards d^feivee* les jeunes, et onTOit raremeDd^de tête blanche^ en eepsys : ils retiennent toujoursleuff-même' poil, qui est ordinatrementiroux. Mais>ee'qui
I est de remarquable, c'estt|u'on reneontre^peu
! de vieillards qui ne' soient aveugles^ Leufs^.
I vues, déjà affaiblies' par le défaut de la? na^ ture, ne peuvent plus supporter t ni l'éclat d»^
i la- neige, dont la terre est presque 'tou^fouraM couverte, ni la ftlméc continuée causée par
1 lef^i qui est toujours allumé au miUeu' de -■ leur cabane, et qui les arveugl#eur la fin de* leurs jours.
Lorsqu'ils sont' malades,- ils ont coutume' de jouer du tambour dont je parlerai ci-aprèsi^ pour connattre sila maladie doit les conduite^ t la mort, et lorsqu'ils croient être persuadadu succès fâlcheux^ et que le mtdade oommenée à tirer à sa un, ils se mettent autour de son lit; eti^onr faciliter àson&mele pas^ sage k rautxe monde^' ils font avaler à l'ago^ nisant ce qu'ils peuvent d'eau-de-vie/ en:
boivent autant ^u^ilè en ont, po«ir secoosoler delà perte qu'ils Ibnt de leur ami, etpeiv* i^xciter èi pleura. Ils n'estimas plus tàt mort
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qu'ils abandonnent la maison, et la^détrul* sent môme, de crainte que ce qui reste de rftme du défunt, que les anciens appelaient mAnes> ne leur fasse du mal. Leur cercueil est fait d'un arbre creusé, ou bien de leur traîneau, dans lequel ils mettent ce que le défunt avait de plus cher, comme son arc, ses flèches, sa lance, aûn que, si un jour il rentre en vie, il puisse exercer sa môme profession. U y en a môme, de ceux qui ne sont que cavalièrement chrétiens, qui confcmdentle christianisme avec leurs anciennes superstitions, et qui, entendant dire k leurs pasteurs que nous devons un jour ressusciter, mettent dans le cercueil du défunt une hache, un caillou et un fer pour faire du feu (les Lapons ne voyagent point sans cet équipage), afln que, lorsque le défunt ressuscitera, il puisse abattre les arbres, aplanir les rochers et brûler tous les obstacles qui pourraient se rencontrer sur le chemin du ciel. Vous voyez, monsieur, que, malgré leurs erreurs, ces gens y tendent de tout leur pouvoir : ils y veulent arriver de gré ou de force, et l'on peut dire, his per ferrum et ignés ad cœlos grastari constitutum, et qu'ils prétendent par le fer et par le feu emporter le royaume des cieux.
Us n'enterrent pas toujours les défunts dans les cimetières, mais bien souvent ^ans les forêts ou dans les cavernes; On arrose le
lieu d'eau-de-vie ; tous les assistants en boivent, et trois jours après Fenterrement on tue le rennn qui a conduit le mort au lieu de sa sépulture, et on en fait un festin à tous esax qui ont été présents. On ne jette poiut les os, mais on les garde avec soin pour les mterrer au côté du défunt. C'est dans ce repas lu'on boit le paligavin, c'est-à-dire Veau-de-vie Uenheurettse, parce qu'on la boit en l'honneur l'une personne qu'ils croient bieDheureuse.
I Les successions se font à peu près comme m Suède : la veuve prend la moitié ; et si le pf ont a laissé un garçon et une Ûlle^ le garpn prend les deux tiers du bien, et laisse fautre à sa sœur.
I Nous étions au plus fort de cette conver- Bation, quand on nous vint avertir qu'on apercevait sur le haut de la montagne des Lapons qui Venaient avec des rennes. Nous allâmes Au-deyant d'eux, pour avoir le plaisir de contempler leur équipage et leur marche ; mais nous ne rencontrâmes que trois ou quatre personnes, qui apportaient sur des rennes des poissons secs pour vendre à Swapavara.il y a longtemps, monsieur, que je vous parle de rennes^ sans vous avoir fait la description de cet animal, dont on nous a tant parlé autrefols. U est juste que je satisfasse présentement votre curiosité, comme je contentai pour lors la mienne.
Rheen est un mot suédois dont on à appelé
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cet animal, soit à causa de sa.propreté, soit et. cause de sa légèreté : car rhen signifle net, ^t^ rerma veut dire.cotcrir ea cette langue. Xea^ Remains, n'avaient aucune connaissance de^ cet animal* et les^ Latins récents l'appellent. rangiifer. Je ne puiavous en dire d'autre rai^ 8(m^ sinon que je crois que les Suédois.ont pu avoir autrefois appelé, cette béte rangt auquel mot on aurait ajouté fera^ comme Qp.
dirait héte mmméet^raHgij .coimm je.ne voutdrais pas dire que le^ txMs de ces. animaux»
qui s'étend en forme de. grands rameaux^.ait. donné lieu de les iq^peler ainsi, puisq^'xxu aurait aussitôt dit wamifetr que rangifer : quoi* qu'il en soit, il est constant, ^monsieur, /qu«^ bieod que cette béte soit presque semblable!
un;cerf, elle ne laisse, p^ d'en, différer en. quelque cbose. Le renne est plua g^vnd quA ie^cerf ; la tête erà assea. semblable, mais le. boas est tout différent ; il est élevé' fort ha;ut^ et se courbe vers le. milieu, faisant. une> forme de cercle sur la tète ; il est velu depuis le bas jusqu'en haut, de la couleur de la pes^^ et est plein de sang partout; sb. aoskià qu'en le pressant fort avec la main,, oas'ar perçoit^ par l'aotâon de l'animal, qu'il sent de la. douleur dans cette partie^ Mais ce q^'il a de particiUier^ et qu'on ne voit en aucun autire animal^ c'est lat quantité de bois dont la nature l'a pourvu pour se défendne contre les bêtes sauvages. Les cer£i n'ont 'que.deuj
DB L&PONIE 55
Ms, rd*où» BOitont quantité .d9 dagues ;mxis
les rennes en ont un ioutie' sur le milieu
dur fin^nt, iqoi :^Mt 'J le > iBênie> effet que eelui
lïo'on peûitsur ia ttdt&Mes lieomesj et demx
autres qui, s'étendaut sur ses i yeux, tombeht
'"Bur^Ba 'touche. Toutes .'oes branches néan-
imoiiBB' sortent de la uiÂme racine, mais elles
^q^ireuDeiit des » routes et des ^gures idiflé-
rreotes; ee^iuitlfflir' embarrasse tellement da
^tôte^ iqii'ils^outwde tia ly^ue k paître^ et :qu^s
>aime&t mieux laoraioher ^les' boottons^cbeatjn:-
I feres, qu'ils {peuvent preikdre ' arec moins^%le
bdimcmlté.
F \ goA 'oouleur i dc^leur ^^11 «est plus* nodre ^qaa 'jceli>e<du'eetf, partieuttôpemeut quand ils sont ijeune8;*'et'!pour lors ils sont .presque 'noirs toomme les rennes isauTaigïes, qui sont (toujours j^kts forts, plus grands e plus : BoArs ipietSes I domestiques.
OuDiqu'Us n'aient paâ^les|»mbes si >m^ues 'que'le «erf, lls"nei laibeeïit^slde le surpae- '^ser en légèreté. Leur pied> est^^extrômeoieiit fendu et presque roiid; mais œ qui est ^Be- 'MarquaWe dan»^ cet* animlil, efest que" tous ' «es '^os, . et ' >paH;icvaièremettt : les a^tides' des 'i^éds, OTaquenteorame si ron- remuait des iwix, et^font un dliqueifeis ei 'fort, qu'on enteiid cetanimal'preeque^d^ausBi'loiû qu'on'le iFûit. iLk>n remarque > aussi ^ dans ' les rennes, -qae, «quoiqa'ils'aîent'le'piéd^feitdu; ils ne'ru« minent point, et qu'ils i^oht point de flel«
ta YOTAGS
mais une petite marque noire dans le foii| sans aucune amertume.
Au reste, quoique cette bête soit d'une na ture sauvage, les Lapons ont si bien trouT^ le moyen de les apprivoiser et de les rendn domestiques, qu'il n'y a personne dans 11 pays qui n'en ait des troupeaux comme di moutons. On ne laisse pas d'en trouver daai les bois grande quantité de sauvages, et c'est à ceux-là que les Lapons font una chasse cruelle, tant pour avoir leur peau, qai est beaucoup plus estimée que celle dei lennes domestiques, que pour la chair, qui est beaucoup plus délicate. Il y a même (U ces animaux qui sont à demi sauvages et domestiques, et les Lapons laissent allar dans les bois leurs rennes femelles, dans le temps que ces animaux sont en chaleur; et ceux qui proviennent de cette conjonction ont un nom particulier; et ils les appellent kaiiaigiar^ et ils deviennent beaucoup pins grands et plus forts que les autres, et pins propres pour le tratneaiu
La Laponie ne nourrit point d'autres animaux domestiques que les rennes; mais on trouve dans ces bêtes seules autant de commodités qu'on en rencontre dans toutes celles que nous nourrissons. Ils ne Jettent Hen de cet animal ; ils emploient le poil, la peaut la chair, les os, la moelle, le sang et les nerfs et ils mettent tout en tisage*
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La peau leur sert pour se garantir des injures de l'air ; en hiver ils s'en servent avec le poil, et en été ils ont des peaux dont ils font fait tomber. La chair de cet animal est pleine de suc, grasse^ et extrêmement nourrissante; et les Lapons ne mangent point d'autre viande que de celle de renne. Les os leur sont d'une utilité merveilleuse pour faire des arbalètes et des arcs, pour armer leurs flèches, pour faire des cuillers, et pour orner tous les ouvrages qu'ils veulent faire. La I langue et la moelle des os est ce qu'ils ont tde plus délicat parmi eux; et les amants yportent de ces mets à leurs maîtresses « ^mme les plus exquis, qu'ils accompagnent ordinairement de chair d'ours et de castor.
Ils boivent souvent le sang; mais ils le conservent plus ordinairement daus la vessie de cet animal, qu'ils exposent au froid, et le laissent condenser et prendre un corps en cet état; et lorsqu'ils veulent faire du potage, ils en coupent ce qu'ils ont de besoin, et le font bouillir avec du poisson. Ils n'ont point d'autres fils que ceux qu'ils tirent des nerfs, qu'ils ûlent sur la joue de ces animaux. Ils 8e servent des plus fins pour faire leurs habits, et ils emploient les plus gros pour coudre ensemble les planchers de leurs barques. Ces animaux ne fournissent pas seulement aux Lapons de quoi se vêtir et de quoi manger, ils leur donnent aussi de quoi boire.
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Le. latt .de renne est le seul breuvagp qu' aient;^ et.piorce.quUi eat^ extrômement gm etvtoutàJalt épais, ^lasont oblig/âs d'y mêlé presqi^i la moitié d'eau. Ils. ne tirent de ci lait .que demi-setier par. jQur .des meilleum rennes^ qui ne donnent môïne du lait q^ lorsqu'elles ont un. .veau» Ils en. font des feàn mages très-nourrissants ; et les pauvses genil qui n'ont pas le moxen de tuer leurs j*enn»
pour manger, ne se servent , point d%atii nourriture» Ces fromages sont grasetd'imB odem: assez forte, mais lia sont fades^ comutf étant faits et mangés sans sel.
La plus grande commodité qu'on ret&e déi rennes, c'est ppur faire voy.age et pour porte( des fardeaux. Nous avions tant ' de fois ei tendu parler avec étonnement de la manii dont les Lapons se servent dé ces animai ppur marcher, que nous voulûmes dans le mi ment satisfaire notre curiosité,' et voit ce qi c'est qu'un renne attelé à un. traîneau. Noutj&!nes dans le moment .venir une de ces mat chines que les. Lapons appellent pu/«Aa^ qiji nous nommons traîneau, dont j'ai fait la^deaiï* cription ci- devant. Nt)us y, fîmes attacher l^ renne sur le devant, de Id. distance que sont ordinairement les chevaux, à ce morceau, dff bols dont j'ai p^lé, qu'ils appellentyacQ/ajw« II u'a pour collier qu'un morceau de peau où le poil est resté, d'où descend vers le poitrail un.trait qui lui passe sous le ventre entre led
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Jambes, etTa ^ s'attaichcr à iin trou qui «si BUT le âerant du traitneau. Le Lapon tfa pour guide qu'une seule corde -attachée* à la racine du bois 'de l'anima,' quil Jette dîver- ^ sèment sur le dos de la bÉte, tantôt dHin eôtô^ et tantôt d*un autre, et lui fait connaître le chemin en le tirant du t^ôté qu'elle d!fit 'tourner. \
'Nousaaiâmes ce Jour-là, pour la première ^i a^»^^ fois, dans ces traîneaux ar^c un plaisir Infcroyabl^ (ai; tfestdans cette v^ure que l'ion ^t en peu de 'temps im diemin considésa- He. On ayance ayec plus ou moins <deâilibenee, suivant "que le ' renne ' est plus ou &oins Tite ^ "irigroureux. Les ' Lapons usn •nourrissent ^exprès de bfttards,"qui sont pno- ^uits d'un ni&le' sauvage ^t'^dlune femelle ^domestique, 'comme 'Je vous ai déjà dit; «et ceux-là' sont beaucoup plus vites que les^autres et plus-propres pourrie voyage/Zie^letus *âit qu'im Tenue 'peut ^n ^un Jour changer trois fois d^horiKm, c^eârti^àidire Joindre trois fbis le signe ;qu^on aura dôcouTert le i4us éloigné. Cet espace de chemin, quoique tMs* considérable et ibrt bien- exprimé, ne dôme pas bien àconnaitre la cHligenoe ^uepeut :^re un renne. Les Lapons la désignent mieux , en disant 'qUk>n petit . fidre ' ▼tegt milles de Suède,' ou cinquante lieues, en ne comptant que'deux lieu3s et^demie def France pour un mille de Suède. LewiifilleB décède
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sont de 6^600 toises, et les lieues de Franc de 2,600 toises ; cependant ordinairement I mille de Suède passe pour trois lieues d France. Cette supputation satisfait plus qu l'autre. Mais comme on étend le jour autan qu'on veut, et que les Lapons ne distingues point si c'est le jour naturel de yingt-quatc heures, ou la journée que fait un voyageui il est plus à propos, pour donner à compreD dre ce qu'un renne peut faire par heure» « moins autant que je l'ai remarqué par I supputation qui précède, et par ma propfl expérience, ae dire qu'un bon renne entie comme sont ceux qui se rencontrent dans i Laponie Kimi lapmarch, qui sont renommé pour les plus vites et les plus vigourciu peut faire par heure, étant poussé^ six lieue de France; encore faut-il pour cela que n neige soit fort unie et fort gelée : il est tii qu'il ne peut pas résister longtemps àQ travail, et il faut qu'il se repose après sept o| huit heures de fatigue. Ceux qu'on veut mé nager davantage ne feront pas tant de cb^ min, mais dureront aussi plus longtemps.il résisteront au travail pendant douze ou treii heures, au bout desquelles il est nécessaii| qu'ils se reposent un jour ou deux, si Ton n veut pas qu'ils crèvent au traîneau.
Ce chemin, comme vous voyez, monsieui est très -considérable; et s'il y avait de postes de rennes établies en France, il ij
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serait pas bien difûcile d'aller de Paris à Lyon en moins de vingt-six heures. La diligence serait belle; mais quoiqu'il semble que cette manière de voyager soit fort commode»
on en serait beaucoup plus fatigué. Les sauts qu'il faut faire, les fossés qu'il faux franchir, les pierres sui lesquelles il faut passer, et le travail continuel nécessaire pour s'empêcher de verser, et pour se relever quand on est tombé, feraient qu'on aimerait beaucoup mieux aller plus doucement, et essuyer moins ' de risques.
Quoique ces animaux es laissent assez facilement conduire 9 il s'en trouve néanmoins beaucoup de rétifs, et qui sont presque I indomptables; en sorte que, lorsque vous les t poussez trop vite, ou que vous voulez leur \ faire faire plus de chemin qu'ils ne veulent, I Us ne manquent pas de se retourner; et, se dressant sur leurs pieds de derrière, ils viennent fondre avec une telle furie sur celui qui est dans le traîneau, qui ne peut ni se défendre ni sortir, à cause des liens qui l'embarrassent, qu'ils lui cassent souvent la tôte, et le tuent quelquefois avec leurs pieds de devant, desquels ils sont si forts, qu'ils n'ont point d'autres armes pour se détendre contre les loups.
Les Lapons, pour se parer des insultes de t ces animaux, n'ont point d'autre remède que de se tourner contre terre, et de se couvrir