PE; EU
On aurait aimé, peut-être, à connaître mes impressions sur une société où “vainqueurs et vaincus sont confondus
depuis des sièles, et ne forment plus ‘1
qu'une masse homogène, et mes idées sur le sort que l'avenir destine à notre trace en Canada. On aurait été bien aise de ‘savoir quelle conclusion j'avais tirée, au milieu des monuments du moyen-âge, de la fusion des races en France eten Angleterre, races dont la diversité ne consiste plus qu’en quelques vieux parchemins et quelques tombeaux gothiques, oubliés J'ai
voulu satisfaire le lecteur à cet égard ;
au fond des vieilles cathédrales.
mais après avoir entamé ce travail, je ! me suis aperçu qu'il formerait une trop
longue digression dans une relation de :
Du
voyageur, et j'ai dû l'abandonner. J’en
ss JU de es
ferai peut-être une œuvre spéciale
quelque jour.
Dans la relation qui va suivre, je serai aussi précis que la nature du sujet le permet. J'ai fait tous mes efforts pour accomplir la tâche que je me suis imposée de manière à satisfaire le public.
J'espère qu'il voudra bien m'accorder en
retour sa sympathique indulgence.
Je n'ai visité, comme je l’ai dit, que l'Angleterre et une partie de la France ; mais j'ai résidé près de deux ans à Londres, et j'ai été à même d'observer bien des choses qui échappent au
voyageur qui ne fait que passer.
spéciale
>, je serai 1 V (®) d'A A G E S sujet le DT A |
rts pour iS impo-
Entrée dans la Tamise.--L'auteur débarque à
public. L'auteur s'embarque à Québec pour Londres, —Le | fieuve Saint-Lourent.—Le colfe.--Banc de Terre- i
order en ; :
neuve.--Passe temps dans la traversée --Une ;
ce. tempéte.-- Arrivée sur les côtes d'Angleterre.— | |
lit, que Gravesend.--Il se rend à Londres en steamer.-- 'rance Situation et statistique en cette ville.—Première - à promenade dans la capitale ; ses rues, ses monu-
ans à ments.—Whifehall—Eglise de Westminster. bserver Parlement.—Rue et pare du Régent.--Théâtres. — Mad. Vestris et Liston.—Visite à M, Viger.—MM.
nt au
les abbes Desjardins et de la Porte
L'Europe conservera toujours de grands
attraits pour l’homme du Nouveau- | Monde. Elle est pour lui ce que l'Orient fat jadis pour elle-même, le berceau
an Es
du génie et de la civilisation. Aussi le pèlerinage que j'entreprenais au-delà des mers avait-il, à mes yeux, quelque chose de celui qu'on entreprend en Orient,
avec cette différence que là on va
parcourir des contrées d’où la civilisation s’est retirée pour s'avancer vers l'Occident, et que j'allais visiter en France et en Angleterre, cet Orient de l'Américain, des pays qui sont encore au plus haut point de leur puissance et de ieur gloire.
Ni ces contrées n'ont pas l'attrait mélancolique des ruines de la Grèce et de l'Egypte, elles ont celui qu'offre le spectacle de villes populeuses et magnifiques, assises au milieu de campagnes couvertes d'abondantes moissons, Enfin, j'allais voir défiler, sous les bronzes de Hyde-Park et de la place Vendôme, les fiers guerriers eux-mêmes dont ces monuments retracent solennellement l'histoire,
Aussi le delà des ae chose
Orient,
on Va
lisation l'Occirance et éricain, is hant r gloire.
mélanet de fre le magnipagnes Enfin, zes de ne, les nt ces lement
Je m'embarquai à Québec, pour Londres, dans le navire S/rathisla, le 20
juin, 1831. Ce navire était commandé
par le capitaine Bonyman, navigateur écossais, qui avait déjà fait plusieurs fois le voyage du Canada. Il y avait un autre passager à bord, le lieutenant d'artillerie Marlah ; c'était un grand
jeune homme fort gai, à qui j'avais vu jouer la comédie sur nos théâtres de
société avec beaucoup de facilité et d'entrain. Nous eümes bien vite fait connaissance, comine c’est la coutume en voyage, et nous devinmes aussi bons compagnons que peuvent l'être un Français et un Anglais qui sortent du Canada.
Nous levämes l'ancre à une heure et demie de l'après-midi, et déjà le soir nous avions passé tous les vaisseaux qui
avaient mis à la voile dans la matinée.
Malgré l'habitude, on trouve toujours le spectacle qu'offrent Québec et ses environs plein de grandeur et poésie.
La rivière Saint-Charles, la Pointe-Lév y, l'ile d'Orléans, Beauport, les Laurentides, au milieu desquels le Saint- Laurent s'épanouit dans un vaste bassin, forment en face de la ville un tableau dont la magnificence augmente nos regrets lorsqu'il faut le quitter. En descendant, de la Pointe-Lévy à Rimousky, la rive droite du Saint-Laurent s'abaisse, le long du fleuve, presqu'au niveau de l’eau ; mais en arrière, le terrain s'élève légèrement en amphithéâtre, et dessine sur le ciel une ligne plus ou moins ondulée. La rive gauche du fleuve est formée des Laurentides, chaine de montagnes, qui se prolonge jusqu'au Labrador. Ce sont des caps plus ou moins élevés, plus ou moins capricieux, dont le fleuve baigne le pied,
njours le et ses | poésie.
te-Lév y, Lauren- Sainte bassin, tableau ite nos er. En à Ri- Laurent esqu'’au ière, le amphie ligne gauche ntides, ‘olonge
BS Caps moins e pied,
et dont le sommet et les pentes sont hérissés, sur quelques points, de maisons blanches et de clochers, entre Beauport et le Saguenay. Dès la première nuit de notre départ le vent changea et il fallut jeter l'ancre sous l’ile aux Grues. N'ayant rien de micux à faire, nous débarquämes dans l’ile le lendemain, M. Marlay, le Nous y fûmes accueillis avec politesse par un des habitants, M. Painchaud, à qui le pilote nous présenta. C'était un culti-
capitaine, le pilote et moi.
vateur aisé qui vivait entouré de ses enfants, jeunes filles pleines de grâces qu'il avait fait élever avec soin chez les Ursulines de Québec. Rien de moins rustique que cette famille, rien de plus pittoresque que les paysages au milieu Nous retournâmes à notre vaisseau fort contents de notre excursion.
desquels s'élevait leur maison.
Des
Le vent étant revenu à l’ouest bientot après, nous remimes à la voile. Dès le 28, nous étions en vue de l'ile déserte et sauvage d’Anticosti, que nous laissämes derrière nous le lendemain. De Québec au Bic, espace de soixante lieues, le fleuve est hérissé ça et 1à d'îles et de rochers qui demandent l'attention du pilote. Quelques-uns de ces rochers portent le nom de Piliers. Je les aperçus le matin à travers la brume. Quoique peu élevés, voilés comme ils l'étaient par à les brouillards, qui n’en laissaient parai- 4 tre que quelques points noirs et alongés k vers le ciel, ils formaient un effet de perspective très pittoresque. Plus on i descend le Saint-Laurent plus ce fleuve \:
en impose par sa majestueuse grandeur, (il a vingt lieues de large à son embouchure,) et par la silencieuse solennité de ses rives. Ces rives conservaient encore depuis la Malbaie et le Bic en descendant
t bientôt Dès le léserte et aissämes » Québec leues, le es et de tion du rochers aperçus Quoique aient par nt paraialongés effet de Plus on e fleuve randeur.
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l'aspect sauvage ct abandonné qu'elles avaient du temps de Jacques Cartier.
Elles sont abruptes et élevées, et l’on aperçoit, dans le lointain, derrière celle du sud, les Chick-Saws, montagnes dont quelques sommets atteignent une hauteur de 4000 pieds. Le golfe par lequel 1€ fleuve se jette dans la mer, a près de cent cinquante lieues de longueur sur cent de largeur. Il contient des îles qui formeraient des provinces. L'île d’'Anticosti a cinquante lieues de longueur. Les îles réunies du Prince Edouard occupent presqu'autant de place, et Terreneuve et le Cap-Rreton, sont comme les colonnes de ce grand vestibule, en face de l’Atlantique.
Le 25, nous füûmes jetés, par un vent très-frais, dans une des baies de Terreneuve, celle de Saint-George; nous pûmes cependant nous en éloigner.
EC pe
Nous doublämes le Cap-Ray, au sud de cette baie, en compagnie du brick le Francis, pour entrer bientôt en plein océan. Le 27, nous passions devant l’île de Miquelon, qui rappela de tristes souvenirs à nos matelots. C'était sur les récifs de ce rocher qu'avait eu lieu, quelques années auparavant, l’affreux naufrage du Fullwood, dans lequel avait péri le nommé Martinicio, l’un de nos concitoyens. Le capitaine nous montrait de la main ces noirs récifs où blanchissait la mer.
Le vent nous fut propice jusqu'au 4 juillet. Nous passions les journées à causer, à lire, à regarder les aspects toujours changeants des terres, tant que nous en eùmes sous les yeux, et les soirées à faire la partie de whist. Je parcourais au milieu de nos loisirs quelques livres que j'avais mis dans mes
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malles. C'était surtout des livres anglais,
| afin de me familiariser plus que je ne
l'étais avec la langue de l’un des pays que j'allais visiter. C’étaient Byron, Prior et Newton, ce prince de l’astronomie. C’est sur l'océan que le mécanisme de l’univers paraît immense, et qu'il est nécessaire de le connaître pour retrouver
… sa route. En effet, sur la mer l’on erre
comme au milieu du vide; l'on flotte sur l’abime, pour nous servir des termes de l’Ecriture. Dans un beau jour, rien de plus doux, de plus suave, dé plus gracieux que l’océan ; dans un jour de tempête, rien qui offre plus l’image de la colère de Celui qui est parce qu'il est.
Byron a fait de beaux vers sur la mer, sur cet océan dont il était lui-même si épris, et dont les dangers anoblissaient à ses yeux la carrière indépendante du pirate. Il donne au forban une physio-
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nomie romantique. À côté du corsaire, ses gros et révérends ministres de village deviennent des personnages fort égoïstes et fort ridicules. Byron est à plus d’un titre le Voltaire romanisé du 19e siècle.
Il ne démolit pas en faisant rire, mais en enivrant d’héroïsme et de liberté.
Ici M. Garneau cite une quarantaine de vers de Bvron, puis il ajoute :
LS
Ce chant me fait penser à la vie aventureuse et romanesque de nos anciens voyageurs. Quelle source de poésie que les courses et les découvertes de ces braves chasseurs, qui, s’enfonçant dans les solitudes inconnues du Nouveau- Monde, bravaient les tribus barbares qui erraient dans les forêts et les savanes, sur les fleuves et les lacs de ce continent encore sans cité et sans civilisation.
Un jour sans doute, l'imagination des Français marchant sur les traces de
À Sata ax
Corsaire, À Châteaubriand dans son beau poème le village 4 d'Atala, s'emparera de ce nouveau champ, L égoiïstes 4 comme à déjà commencé à le faire le lus d’un “ romancier américain Cooper avec tant de Je siècle. ; succès. Ce champ nons appartient bien ! , Mais en " plus légitimement qu’à nos voisins. té. 4
| Lorsque je quittais Byron pour prendre de vers de
… Prior, il me semblait que je quittais
à l'Orient pour l'Angleterre du 18e siècle, j
rie aven- . de ce siècle des perruques à boudins et anciens # des culottes courtes. Je ne voyais dans | ésie que ï le poème de Salomon de Prior, rien des | de ces 4 sentiments et du coloris d’une civilisation | nt dans à antique et orientale. Byron savait bien puveau- à mieux chanter la fille de Jephthé ou la ares qui - harpe de David. Salomon prend sous le
savanes, … pinceau de Prior des formes et des idées ntinent | beaucoup trop modernes. Prior n’était isation. bien à lui que lorsqu'il s'emportait contre on des # les Français; le feu qui l’animait le ces de L. rendait alors plus facile et plus naturel. |
Nous nous trouvämes hientôt sur une portion de l'océan qui à largement contribué à la nourriture de l’homme depuis trois siècles, les bancs de Terreneuve. Ces bancs qui commencent aux côtes du Labrador et s'étendent vers le sud, sont couverts de trente à quarante brasses d’eau. Des miliers de barques en parsèment la surface dans la saison convenable pour la pêche de la morue.
Cette pêche a commencé immédiatement après la découverte de l'Amérique, et le nombre des pêcheurs était déjà si grand en 1500, qu'on pourrait croire qu'ils avaient devancé Colomb dans ces mers.
Nous avions traversé à peine ces bancs poissonneux, lorsque le 4 juillet s’ouvrit avec un ciel couvert et tous les signes d'une journée orageuse. En effet, une tempête furieuse s’éleva dans la matinée.
Tous les matelots montèrent dans les
ot sur une largement l'homme de Terrencent aux nt vers le quarante arques en la saison la morue.
liatement que, et le si grand e qu'ils es mers.
‘es bancs s’ouvrit S signes ffet, une natinée.
lans les
u, | mûts, toutes les voiles hautes furent : serrées, tous les ris furent pris dans les 1 voiles basses, au bruit toujours croissant à | des flots et de la bourrasque. Pendant ce … temps- -là, le vaisseau couché sur le côté
Li À lient ou plutôt plongeait et se relevait
avec la légéreté du daim sur les immenses
| vagues de l'océan, qui, en se brisant sur
ot je
les flancs, déferlaient sans cesse avec » fracas sur son pont. Lorsque nous étions sur la cime des vagues, un large ravin
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s'ouvrait devant nous comme pour nous engloutir, et puis tout à coup les ondes
semblaient céder sous le poids du navire, qui fendait l'écume tremblante en laissant À un long sillon tourbillonnant derrière L lui, et nous nous retrouvions bientôt sur | une nouvelle cime écumeuse en face d’un ï nouvel abîime. En même temps, le vent ni passait sans cesse dans nos agrès avec ce siflement aigu qui ressemble beaucoup
à celui d’un boulet lancé par une pièce
d'artillerie. Le matelot est silencieux sur mer, surtout en ces moments-là ; on n’eutendait, de temps à antre, que la voix du capitaine ou du second donnant des ordres.
Enveloppé dans mon manteau, appuyé sur un des sabords de la poupe, près du timonier, je ne pouvais m'empêcher d'admirer l'intelligence courageuse de l’homme dans une pareille lutte. Nulle part elle ne me paraît plus imposante, si on la compare avec la puissance des éléments qu'elle a à combattre.
Le vent souflla ainsi avec violence jusqu’au lendemain à 4 heures de l’aprèsmidi, qu’il tourna au nord-ouest en se calmant presque tout-à-fait, sans que notre navire cessât pour cela d’être agité ; car n'étant plus soulevé par le vent, il roulait maintenant sur la mer de manière
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violence l’aprèsst en se ans que e agité ; vent, il manière
que les flots couvraient tantôt un côté du pont, tantôt l’autre, tandis que les voiles etles manœuvres pendantes battaïient les mâts. Nous restämes ainsi je ne sais combien de temps. Enfin la mer reprit peu à peu son assiette ordinaire, nous rajustâmes notre gréement, et la brise s’élevant, nou: pûmes continuer notre route.
La rapidité de notre marche nons fit bien vite oublier ces petits désagréments, qui sont les événements dramatiques du touriste, et, le 11, nous entrions déjà dans la Manche. Là le vent devint capricieux ; nous allions d'un côté et de l’autre. Nous passâmes deux vaisseaux de guerre russes et une frégate, portant pavillon blanc avec croix de Naint-André dedans. Un peu plus tard nous apercevions les côtes d'Angleterre, près de Plymouth. A la
vue de cette fière Albion, toute l’histoire
» ce
+ + FRS RARES © Q e Rem
de son passé se déroulait dans ma mémoire, et me rappelait les grands événements qui avaient illustré les lieux dont nous nous approchions. Plus loin, devant Portsmouth, nous trouvames trois vaisseaux de ligne, trois soixante-quatorze, et quatre frégates en croisière vigilante, les veux fixés sur cette France révolutionnaire, qui venait encore de jeter un troisième trône aux quatre vents du ciel.
Le 15, vers le soir, nous étions devant Portland. Nous avions été abordés, dans la journée, par des pêcheurs, qui nous avaient vendu des huïîtres et des crabes que nous trouvâmes excellents.
Nous laissèmes, dans la nuit, avec une grande brise de sud-ouest, l’île de Wight derrière nous, et le lendemain nous passions devant les côtes de Hastings. À ce nom, je me rappelai la fameuse bataille de l'an de grâce 1066, et je crus voir
dans ma ds événeeux dont 1, devant OÏS Vaisatorze, et lante, les "olutioneter un du ciel.
devant és, dans ai nous
s crabes
vec une Wight 1 nous Ings, À ataille ls voir
PR CPE
briller en l'air cette épée dont parle Thierry : ‘“ Un normand, appelé Taillefer, poussa son cheval en avant du front de bataille, et entonna le chant, fameux dans toute la Gaule, de Charlemagne et de Roland. En chantant, il jouait de son épée, la lançait en l’air avec force, et la recevait dans sa main droite ; les Normands répétaientses refrains ou criaient :
Dieu aide ! Dieu aide ! ”
À Dungeness, nous primes un pilote nommé Wood. C'était un homme mince, haut de six pieds au moins, et qui avait un peu l'air américain. Pour être pilote en Angleterre, me disait-il, il faut servir sept ans à bord d'un bâtiment, être capitaine un an ou second deux ans ; cette épreuve ne lui paraissait pas trop longue. À huit heures du soir, ie 16, nous passions sous Je château de Douvres,
qui couronne les hauteurs blanchâtres
Re où ARIOT TRES
er D sas
et craycuses de cette ville, et un peu plus tard nous jetions l'ancre à Downes, à l'entrée de la Tamise.
Nous la relevons le lendemain à huit heures du matin pour remonter le fleuve.
Nous voyons les villes et les villages se succéder sans cesse sur les deux rives à mesure que nous avançons. Ici, c'est Margate, petite ville qui me parait assez jolie ; là c’est Nheerness, où se trouve l’un des plus grands chantiers de construction de la marine royale. Plus haut, de l’autre côté de la Tamise, an fond d'une baie, c'est Rochford ; plus haut encore, c’est Gravesend, Greenwich, etc.
Sur la rivière Medway, qui tombe dans la Tamise, s'élève Chatham, fameux par ses chantiers de construction qui occupent 3 ou 4000 ouvriers. Cette ville est fortifiée et possède un arsenal et des magasins considérables remplis de cor-
un peu Jownes,
1 à huit fleuve.
lages se rives à 1, C'est it assez trouve e conss haut, n fond s haut ch, etc. e dans ux par i occuille est et des de cor-
sabres., boulets, etc.
sus IR
dages, de chanvre, de lin, de goudron, de résine et d'armes de toutes sortes pour la marine, tels que canons, fusils, On voit dans 1 distance les immenses toits pointus qui couvrent les vaisseaux laissés sur les chantiers jusqu'à ce que les besoins de la guerre obligent de les armer. Nous passons devant Deal le 17 au matin, et nous jetons l'ancre encore une fois le lendemain au-dessus de Nore. vis-à-vis
de Shecerness.
La Tamise si étroite en comparaison de nos fleuves américains, est profonde pour sa largeur, et les plus gros vaisseaux peuvent la remonter jusqu'à Londres.
Elle était couverte de navires et d'embarcations de toutes sortes, au milieu desquels couraient dans tous les sens une multitude de bateaux à vapeur qui lan- “alent dans les airs des colonnes de fumée.
ur