IT
D'Ocblchacan tu as choisi La noble cour pour te fixer. Quand tu Tas possédé {Oehlchacan) Tu as voulu que tes trônes Fussent ornés de riches tapisseries , d'où je conclus Que dans une vaste proportion L'empire s'augmentera et croîtra en renommée.
3o4 APPENDICE.
Oyoyotzin prudente
Famoso rey, y singular monarca ,
Goza del bien présente ,
Que lo présente lo florido abarca •
Pondue vendra algun dia
Que busqués este gusto , y alegrîa.
Entonces tu Fortuna
Te ba de quitar el cetro de la mano.
Ha de menguar tu luna ,
No te yeras tan fuerte , y tan ufano.
Entonces tus criados
De todo bien yeran desamparados.
Y en tan triste suceso
Tus nobles descendientes de tu nido ,
De principes el peso ,
Los que de nobles padres ban naddo ,
Faltando tu cabeza ,
Gustaran la amargura de pobreza.
▼zu.
Y traeran à la memoria
Quien (ùiste en pompa de todos embidiada Tus triunros y Victoria ,
Y con la gloria , y magestad pasada , Contegando pesarcs.
De lagrimas baràn crecidos mares.
APPENDICE. 3o5
Prudent OyoyetziD ,
Roi célèbre , monarque Mnr riva
Jouis du bonheur présent ,
Puisque le printemps te roflDrc ; saisis-le ,
Un jour viendra
Où tu chercheras le plaisir et la gaieté
Alors ta destinée
T'arrachera le sceptre de la main,
La luné de ton bonheur ( ta iune ) diminuera ,
Tu ne seras plus ni si vaillant, ni si gloricui «
Alors tes serviteurs,
Seront dépouillés de tout bien.
Dans de si tristes circonstances
Les seigneurs de ta race ( sortis de ton nid\
Qui font la force des prinçes«
Ceux qui sont d'une noble naissance
Abandonneront ta capitale
Et goûteront Tamertume de la pauvreté.
▼in.
Ils conserveront le souvenir
De ta grandeur passée , otjet de Tenvie de tous «
De tes victoires , de tes triomphes.
A ta gloire, à ta mitfesté disparue
Comparant leurs malheurs ,
De leurs larmes ils formeront des mers grossies.
3o6 APPENDICE.
Y estos tus dcscendientes v Que te sirben de pluma , y de coroiia De te viendose ausentes.
De Culhiiacan estranaran la cnna ,
Y tenidos por taies con sus desdichas Creceran sus maies.
Y de esta grandeza rara ,
Digna de mil coronas , y blasones
Sera la fama ayara ,
Solo se acordaran en las nacionea', » .
Lo bien que governaron
Las très cabezas q|iie ol imperio honrraroa.
En Mexico famosa
Moctezuma , valor de peciM> Indiano,
A Aculbuacan dicbosa
De Netzahualcoyotl rigiè ta mano »
Acatlapan la fuerte
Totoquil hoastlllc saliô por suerte.
Y ningun oliido temo
De lo bleu que tu regno dispusiste^
Estaiido en elsupremo
Lugar que de la mano recibiste ,
De quel senor dcl mundo
Factor de aquestas cosas sin segundo.
•tk
APPBNDrcfi. 3o7
IJt.
Ces descendants
Qui te servent de parures {dt plumes) et de «ouronnes ,
Se voyant privés de toi
Émigreront à CuUiuacan comme des étrangers.
£t regardés comme tels à cause die leurs malheurs ,
Leurs maux n'en seront que plus cruels.
Cette race puissante -
DignB de mille couronnes et de mille honneurs
Sera négligée par la ren<walBfe ^.
Les nationa ne garderont lP|Evenir i/f
Que de ceux qui gouveraétenl avec justice
Les trois capitales qui Imorent Tempire.
Dans la célèbre Mexico
Moctexuma, la bravoure indienne par excellence ;
Dans rheureuse Culhuacan , '
Netzahualcoyotl qui gouverne ;
A Acataplan la forte
Totoquil que cette ville doit à la Tortune.
Mais je ne crains pas que Ton oublie
La bonne administration de ton régne ,
Tandis que tu occupais*
Ce trône où tu fus placé par la main
Du maître du monde ,
Auteur de merveilles sans égal.
3o6 APPENDICE.
Y goH pues muy giutoso
0 NeMhudrojotl 1o que «gora Iknta,
Con flores de este hermoso
Jardin, coroni tas Huîtres slenn •
Oje mi canto., j lirt
Que i darte gustos , y placeres U».
Y los gustos de esta vida ,
Sut Tiquezas , y mandes toa pretlsdot ,
Son laslancia fingida ,
Con aparlenelu solo malbado* ,
Y es ton gran vetdri n's
Que i ana pregiflu me has de dar râpui»ta.
i Y que es de Cibuapan
Y QuBQtiinle Comtiln et valiente
Y CoDahoalzIn -,
Que et de toda esa gente ?
Sus Toces; agora acaaol .
Ya citin en la otra Tida , esie es el a
i OJalà los que agora
Juatos iM tiene del amor el hilo .
QoeaDiisiadateiora,
Vleramos de b muqrto el dorp flio
Por que qo b]' bien seguro
Que siempre Irao mudaaia à la ruluro.
APPENDICE. 3og
Jouis donc dans le plus pârbit bonheur, - N^iahnalcoyotl , de ee qae tu possèdes CMCore Jouis des fleurs de cet aûéable Jardin, couronne ton flont illustre , Écoute mon chant qu'accompagne la lyre, Et dont le bût est dé te plali^^-
Les plaisirs de cette Yie ,
Les Yictoires , les honneurs ne nous sont que prêtés ;
Ce sont de faux biens;i^
RcYétus seulement d'cSn apparence de réalité :
C'est une si gr|Bde vérité
Que tu ne peux te dispenser de répondre à cetle question.
Qu'est devenu Cihuapan ,
Quautzinte-Gomtzint le vaillant»
£4 Conahuatjiin ?
Queteste-t-il d'eux toup?
La réputation, et en» peut-être !
Ils sont passés dans^Hre vie, cela seul est certain.
Dieu veuille que nous , Que retient encore le lien fragile de ï amour (le fU de l'amour). Qui thésaurisons Tamitié , Nous voyions ]ê glaive cruel de la mort . Puisqu'il n'y a pas de bonheur assuré , Et que la fortune est foi^ours inconstante.