‹ Voyages, relations et mémoires originaux pour servir à l'histoire de la découverte de l'Amérique, publiés pour la première fois en français (volume 3)Chapitre 50 sur 75 · LJ · texte numérisé non relu

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NOTE

SUR LES ITZAES

La nation dont parle Ixtlilxôcbitf , page 209 de sa Relation y était celle 4^s Itzaes qui parlaient la langue maya. Ils habitai^ plus comiiuinément le Yucathan , qu'ils quitttt'ent^ effrayés , à ce qu'ont prétendu quelques auteurs , par une prophétie qui leur annonçait l'arrivée des Espagnols; ou , comme cela me parait pfus yraisemblable , à la suite d'une querelle survenue entre leur cacique, et un autre chef dont il avait enlevé la femme. (Voyez Cogalludo historia del Yucathan, Madrid, 1688, f^;lib. 1,C£HP. XV; et lib. 9, cap. Xn;et Villagutierrez historia de la conquista del Itza,

APPENDICE. . 3l 1

Madrid , 1701 , f> ; lîv. 1 , chap. VI. ) Lea|^tzaes s'établirent dans une lie au milieu d'un lac qw était pour eux une retraite inexpugnable. .Cet évënèinent eut lieu environ cent ans avant l'arrivée des Espagnols , c'est-à-dire au commencement du quinzième siècle. Leur chef portait le titre de Ganeck (Villagutierrez, liv. 1; chap. Vin ). Leur capitale était divisée en vin^^deux quartiers qui obéissaient à autant de caciques ; il y avait quatre villes moins considérables dans les autres lies du lac; et les cinq prises ensemble pouvaient contenir vingt-cinq mille habitants."" La plus grande était à environ trois lieues de la terre ferme, elle contenait dixneuf temples. Les habitants portaieq,t des chemises de coton sans manches, èC teintes de diverses couleurs (Villagutierrez , Ut- 7 , chap. ni). Les Indiens nommaient ce lac Qhd^jppa, la ville principale, ■^' Tayasal ou Taiza. Et Fendroit où ils avaient leurs champs en terre ferme Zinibican.

Les Itzaes étaient dans Fusage de joindre à leur nom celui de leur mère qu'ils faisaient suivre du nom de leur père. Leur principale idole se nommait Hoho ; elle était dé cuivre et creuse en dedans. On y plaçait les victimes qui devaient être sacrifiées , puis on allumait un grand feu ; et Fon dansait à Fentour, en chantant les louanges du dieu, jusqu'à ce que la victime fût consumée. Les Itzaes regardaient deux antres idoles qu'ils nommaient Pakok et Hexchunchan , comme l^s dieux qui présidaient à la guerre. Ils les portaient avec eux quand ils allaient combattre les Ghinamitas, leurs voisins,

3ia appendice:.

contre Isquels ils étaient constamment en guerre ( Villagutierrez , liv. 8, chap. XI). Les btaes résistèrent longtemps aux Espagnols : plusieurs fois ite les repoussèrent. Ce ne fut qu'en 1696, que D. Martin de Ursua les soumit entièrement après avoir pris d'assaut leur capitale.

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