CHAPITRE m
Règne de Gapac-Yupangui et d'Inga-Ruca.
Ce fut en 1 226 que Gapac-Yupangui succéda à Mayta-Gapac. Gomme il avait un grand nombre de frères , il craignit que leurs prétentions à la couronne ne troublassent la tranquillité de l'empire. Il les réunit donc dans le temple de Curicancha, et, après leur avoir fait
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uou vitaux b^siM.
CafittC') u^iMicv: <?f^!wsa Cnri-lIfpaT, tilUf de iAàZM:ff qm ^ftai'si dt U phis ^ beauté; il ^j ^tit #Vivx fils : Iiis»-Rm, qui hû Hi4x:^dsf , #?t Apor>Ha> ta. Ce derokr se distîn- ^liJSf jMii' ^ MàUrîàr et îii» vertas, qui lui mért- U^ré^îài iMffUMir ^Ur sa nation et Testiine des
itui$î$éi lé% AKde Ca|>ac-Yupangui furent en âlj^^ <k ffépfi/frv ïfth armes, ils firent une expétUîïou i'jiPUiHt UtH Su vos, nation des environs iU* Im/a'j($, nui, e/>fri|ifant sui* les retraites inacéVk^mUU*k^ nui' lui offraient les Andes, près desifilHIi'H Hli'iiviiil fixiî sa demeure, s'était ifi-
surgée contre l'Inga et refusait obstinément de se soumettre. Capac-Yupangui prit luimême le commandement de son armée, et les força bientôt à rentrer dans le devoir. Il mourut peu de temps après, en 1306, à Tàge de quatre-vingts ans.
Aussitôt que son fils Inga-Ruca flit monté sur le trône , il s'occupa à soumettre quelques nations voisines de Cuzco, qui avaient jusqu'alors conservé leur indépendance. Il fut puissamment secondé dans cette entreprise par son frère Apoc-May ta , qui était d'une valeur remarquable. Il marcha d'abord contre les Mascas, qui avaient commis quelques actes d'hostilité , et leur fit éprouver une sanglante défaite. Leurs principaux généraux furent tués, et Guariguaca, leur chef, fait prisonnier et conduit à Cuzco, aux applaudissements des habitants et à la honte des Mascas.
Ayant assuré le repos de son empire par
cette victoire , Inga-Ruca passa le reste de son
règne dans les fêtes et les plaisirs , tandis que 15. 3
i06i. ^uytM» jduiwuuut» jusqB'iior»
Mli^'^ef^st ym 'm JUr^ de md nofli ,
^ t^^oi^ j^ ij*(.iyiâie^ de son empire.
Ut^-A^Ky^ ^y^éffOUié, peo de temps i^ tuuK d^ vj«i f*^^# une jeune fille de b i^ ti«^ Crui^>'JiiMMâ. nommée Marna UkaT. Elle ^An^ 5UUe <d un cfaef puitfant et Talenrcox, MM^ <ife ilxA^ oMnme toni» œux des cn%ir uo s 'C^Cu^»^ U ^«1 eut plusieurs enfants des dlcox ^u^; um% U% ntUdions n'en ncHnmeat que ^U^jk : Y^ftj^u^MI uaeac qui lui suooéda , et Veca if^^^é»* (jéui-ià se distingua par sa valeur, H i$s 4pnt m^ de son père le commandement d^ quHques troupes, il obtint des succès beani^/fip plfj^ brillariU qu'on n'eût pu l'attendre d#r v/ri iriexfiériencc et de son extrême jeufieMe. f I fit pris<^nnicrs Moynapongo et GuamMuUf^tH f cheh de Mayna, ainsi que plusieui*s autres qui avaient voulu se rendre indépen- /laritA.
Pendant l'enfance de Yaguar-Huacac , quel-
HISTOIRE DU ^ÉROU. 35
ques chefs des environs de Guzto^ ayîant pé^ nëtrë dans eette ville, Tenlevéreiit dé âôtt berceau et remjportèrent dans leur pays» Mâid pendant qu'ils célébraient leur Victoire pat une orgie, le jeune prince Versa, dit-on, des larmes de sang. Les rebelles, effrayés de Ce prodige, le regardèrent eoniAié un m^uVtti^ présage , et s'eînpréssèf ertt de le fttppôfftèf* h son père en lui faisant leUr soumission. IM répandirent partout la nouvelle de cet étrange événement, qui fit donnei* au prince le tiotti de Yaguàr- Huacac ou Pleuhe-Sang,
Vecû Queroa eut quatre fils, dont dcfàtiôrid la famille deâ Veca QueroàS (i). Ils se nommaient Inga-Paucar, Inga-Guaraan , Inga^Veca
(i) Les Ingas se divisaient en quatorze ayllos ou tribus, selon le (irinee dont ils étaient déseendtfs. Leé descendante de Manco Capac se nommaient Chima , Panaca-Ayllo ; ceux de Mayta-Capac , Apomayta-Aylio ; ceux de Capac-Yupangui , Aguanin-Ayllo ; ceux de Ruca-Inga , Veca Cupa-Ayllo ; ceux de Yaguar-Huacac , Aoca-Ayllo ; ceux de Viracocha , Gococ Panaca-Aylfo ; ceux de Pachacuti , Hatren-Ayllo ; ceux de Topa-Inga , Capac-Ayllo ; ceux de Guayna-Capàfc, Tomô- Bàmba-Ayllo; les trois derniers descendaient des derniers ingas, Guascar. Mangp et Xayre-Topa Inga. {Fernandez , Éiitoria del Peru, liv. lîl, ch. vu. )
Queroa et Inga-Cazachicha. Aidé de ces jeunes princes qui étaient des chefs valeureux ^ et suivi d'une armée considérable , Yaguar^Huacac entreprit la conquête des provinces de Bimbilla^ Quisalla etCaytomarca^ qu'il voyait avec peine oonserver leur indépendance dans un voisinage aussi rapproché de sa capitale. Après les avoir soumises y il vint se reposer au milieu de sa famille^ dans sa ville impériale de Cuzco, et s'occupa à faire creuser des canaux pour fertiliser une grande quantité de terres qui restaient incultes à cause de la sécheresse. Ce fut lui qui creusa ceux de Hananchaca et Hurinchaca^ qui sont de la plus grande utilité pour le pays.
II divisaCuzco et toutes les villes de l'empire en haute et basse ^ comme Hurin-Cuzco (i) et Hanan-Cuzco , et cette division fut conservée
(i) D'après GarcilaMO, quand Mango-Capac et sa sœar eurent rassemblé les Indiens qui vivaient comme des sauvages , cens qui avaient été réunis par lui fondèrent Hanan-Cuzco ou la ville haute t et ceux qui l'avaient été par sa sœur fondèrent Hurin-Cuzco ou la ville basse. CGarcilasso, liv. 1, ch. xvi. )
par ses successeurs, dont la puissance alla toujours en augmentant.
Après un règne paisible de plus de cinquante ans, ce prince mourut, en 1356, au milieu de sa nombreuse postérité. Il eut pour successeur Yaguar-Huacac, qui gouverna peu de temps, et ne fit rien de remarquable, de sorte que nous n'avons presque rien à dire de son règne ; il épousa Mama-dhicuya , fille du cacique d'Ayarcuma, et en eut un fils nommé Viracocha-Inga, dont nous parlerons dans le chapitre suivant.
Yaguar-Huaaic était trop adonné aux plaisirs de l'amour, et l'abus qu'il en fit abrégea son existence, qui fut beaucoup plus courte que celle d'aucun de ses ancêtres. Il régna trente ans, et mourut regretté de tous ses^ sujets vers l'an 1386.